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[Interview] Esther Benbassa

« Il faut sortir de l’opposition ville-campagne »

Publié le 07/06/2017 • Par Pablo Aiquel • dans : France

ESTHER BENBASSASENATEUR
ERIC COQUELIN
Les résultats du FN à l’élection présidentielle n’ont pas surpris la sénatrice (EELV) du Val-de-Marne Esther Benbassa. Ils ont même confirmé l’analyse selon laquelle le vote FN n’est pas l’apanage des zones périurbaines et rurales en déshérence, et que la complexité et la diversité de ces territoires doivent être prises en considération.

Esther Benbassa, sénatrice (EELV) du Val-de-Marne

Les résultats du FN à l’élection présidentielle n’ont pas surpris la sénatrice (EELV) du Val-de-Marne Esther Benbassa. Ils ont même confirmé l’analyse selon laquelle le vote FN n’est pas l’apanage des zones périurbaines et rurales en déshérence, et que la complexité et la diversité de ces territoires doivent être prises en considération. Une position défendue dans « Nouvelles relégations territoriales » (CNRS éditions), paru en février, et dont elle est coauteure avec Jean-Christophe Attias, comme elle, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études. L’ouvrage reprend les actes du colloque éponyme, organisé au palais du Luxembourg à Paris, en décembre 2014. L’événement avait rassemblé chercheurs et élus de terrain qui dénonçaient alors une « géographisation simpliste des problématiques territoriales », toujours d’actualité

Pourquoi avoir organisé un colloque sur les « relégations territoriales », dont les conclusions sont publiées aujourd’hui ?

Nous avons organisé ce grand débat avec l’association « Le Pari(s) du vivre-ensemble » [dont la sénatrice est cofondatrice, ndlr], car un certain nombre d’idées schématiques et réductrices, comme les théories de Christophe Guilluy [géographe consultant pour les collectivités territoriales, ndlr], prenaient le dessus et que nous constations une « géographisation simpliste » des problématiques territoriales. Or le périurbain n’est pas homogène, il est diversifié. Il n’y a pas qu’un « périurbain des pauvres » qui vote FN, il suffit d’observer les concentrations de votes à Nîmes et à Marseille. Nous expliquons que le périurbain n’est pas la même chose que la banlieue. Et que celles-ci ne sont pas identiques. La Seine-Saint-Denis n’a pas voté FN ! Il n’y a pas « une France riche » et « une France pauvre ». Souvent, on aime les oppositions binaires, comme entre les villes et les campagnes, mais le vote a montré qu’une telle fracture n’existe pas.

La carte de France des résultats de l’élection présidentielle ne montre-t-elle pas une fracture territoriale entre les métropoles, riches, et les territoires périurbains et ruraux, pauvres ?

Non, le vote FN n’est pas présent que dans le périurbain, il l’est aussi dans les agglomérations du Nord et de l’Est, frappées par le chômage endémique et par la désindustrialisation. Il y a des « poches FN » bien sûr, mais, s’il y a une fracture imaginaire, elle se situe entre le périurbain et le rural. Les zones rurales sont encore plus abandonnées que les banlieues : il y a des territoires où les services publics ont disparu, des zones désertées qui n’ont pas d’accès à l’internet haut-débit ou à la 4 G. D’ailleurs, les banlieues ont été plus mélenchonistes que lepénistes ! Il existe également un périurbain qui se développe, proche des bassins d’emplois et recherché par des couples avec enfants pour sa qualité de vie, ses espaces verts… Les réalités sont bien plus diverses qu’une simple fracture.

Mais la ruralité n’est-elle pas diversifiée, elle aussi ?

Si, tout à fait ! Ce n’est pas pareil en Picardie – exemple d’une ruralité désertée qui a vu partir une véritable industrie de la robinetterie et de la serrurerie – que dans le Bordelais, en cœur de vignoble. A force de fixer la politique de la ville autour des zones sensibles, il me semble que nous ne sommes pas allés plus loin que les banlieues… Or les zones rurales ont besoin que les politiques publiques soient revues. Il faut créer les structures adéquates pour sortir de cette opposition ville-campagne : la politique de la ville doit être abordée de manière plus complexe, à l’instar du vote de la présidentielle, qui est dispersé, soit pour Macron, soit pour les extrêmes. Lors de l’enquête que nous avons menée sur la radicalisation, j’ai été très marquée par des profils qui, dans certains cas, étaient originaires des territoires ruraux abandonnés. Si Daech a autant d’adeptes, c’est aussi parce que l’idéologie remplit le vide du quotidien.

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