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Formation

Travail social : une réforme des diplômes au milieu du gué

Publié le 23/05/2017 • Par Isabelle Raynaud • dans : Actu Emploi, Dossiers Emploi, France, Toute l'actu RH

médico-social métiers
Domaine public
Les états généraux du travail social, lancés en 2013, ont permis aux agents de s’exprimer sur leurs difficultés. Le plan d’action qui en a été tiré est en cours. Mais certains points prendront du temps avant d’être totalement traités, comme la réforme des diplômes...

Cet article fait partie du dossier

Travail social : une nécessaire refondation

Nouveaux publics, restrictions budgétaires, confrontation avec la logique de guichet, numérique… Les bouleversements pour les travailleurs sociaux sont nombreux depuis plusieurs années. Pour répondre aux attentes, le gouvernement « Ayrault » avait lancé début 2013, dans la suite du Plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, les états généraux du travail social (EGTS). Ils devaient permettre une « refondation » du travail social afin de mettre en adéquation réponse publique et besoins des usagers. En était ressorti un plan d’action interministériel en faveur du travail social et du développement social. Présenté en conseil des ministres du 21 octobre 2015, il prévoit 26 mesures autour de quatre thématiques : la participation et l’accompagnement des personnes ; la promotion du développement social pour simplifier les politiques publiques ; la reconnaissance du travail social et la modernisation de l’appareil de formation ; la rénovation de la gouvernance.

En mars, François Soulage, président du collectif Alerte, a remis à la secrétaire d’Etat chargée de la Lutte contre l’exclusion, Ségolène Neuville, un premier bilan. Positif, puisque la mission de contrôle qu’il dirige considère que « le plan se met en œuvre avec beaucoup de volontarisme ».

Nouveaux référentiels en cours

En un an et demi, 21 des 26 mesures sont engagées, souligne François Soulage dans son rapport. Les points sont cependant plus ou moins avancés… et sujets à controverse.

Dès l’annonce de la tenue des EGTS est venue se greffer la problématique de la réingénierie des diplômes (mesure 18 du plan). Après les nombreuses manifestations courant 2016, la volonté d’instaurer un diplôme unique a été mise de côté. Pour autant, les interrogations sont encore légion alors que les cursus doivent être mis en place pour la rentrée de septembre 2018. Dans à peine plus d’un an, les nouveaux programmes devront donc être non seulement prêts, mais applicables. Pourtant, impossible de s’y mettre totalement : les derniers décrets d’application ne devraient paraître que pour la fin de l’année. « Des choses ont été faites, d’autres sont en cours. Il va donc falloir que vous, étudiants, soyez là pour continuer », déclarait ainsi Ségolène Neuville, fin mars, en visite à l’Institut régional du travail social de Paris.

Le travail de la Commission professionnelle consultative a permis d’aboutir, début mars, à la rédaction des nouveaux référentiels « fonctions » et « activités » des cinq diplômes du travail social – qui devraient être validés définitivement par la direction générale de la cohésion sociale d’ici cet été. Le travail sur les trois autres référentiels (compétences, formation et certification) a commencé en avril et devra être terminé pour la fin de l’année. La présidente de l’Association nationale des assistants de service social (Anas), Anne-Brigitte Cosson, parle d’une « période marathonienne : il faut du souffle pour tenir la distance ».

D’autant que ce deuxième volet de réunions est celui qui attise les peurs. « Il y a beaucoup plus de craintes, nous ne savons pas comment cela va se dérouler », explique Eliane Marroc, présidente de France ESF, qui regroupe les conseillers en économie sociale et familiale. « Nous sommes d’accord avec le socle commun. Mais il faut que le cœur de notre métier, l’accompagnement des personnes dans leur vie quotidienne, soit conservé », ajoute-t-elle. Les discussions risquent donc d’être tendues avec l’Education nationale, l’Enseignement supérieur et les centres de formation.

Pas de rétroactivité

Les débats ne pourront pas se poursuivre au-delà de la fin de l’automne puisque les décrets d’application devront paraître suffisamment tôt en 2018 afin que les programmes soient bouclés dès le mois de septembre. « Les instituts de formation ont besoin de temps pour préparer les cours, indique Xavier Florian, président de l’Association de formation et de recherche en intervention sociale et médicosociale de Paris-Parmentier. Mais, avec le référentiel activités, nous pouvons commencer à travailler. » En 2021, les étudiants diplômés auront donc suivi l’intégralité du nouveau cursus. Cela leur permettra d’obtenir un diplôme de niveau II, c’est-à-dire d’un niveau licence. Jusqu’à cette date, les diplômes ne sont que d’un niveau III, l’équivalent d’un bac + 2, ce qui empêche les étudiants de poursuivre des études universitaires directement en master, malgré les trois années de formation.

« Le changement concernant les diplômes ne peut être rétroactif », a expliqué Ségolène Neuville. « Une véritable provocation » pour le syndicat SNUTER-FSU qui a demandé début avril l’intervention de la ministre de la Fonction publique, Annick Girardin. Cette intervention n’a néanmoins aucune chance d’aboutir, comme cela avait été le cas il y a quelques années pour les infirmiers, dont le diplôme est également passé de la catégorie III à II, rappelle l’Anas. L’association, qui parle d’un « mauvais procès », préférerait que les passerelles entre les travailleurs sociaux avec un diplôme de niveau III et l’université soient facilitées. Mais, contrairement aux travailleurs sociaux du secteur privé, les territoriaux ont l’avantage de savoir que leurs salaires seront revalorisés en 2018 grâce au passage en catégorie A.

« Il faut être vigilant afin qu’il n’y ait pas de lissage »

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Anne-Brigitte Cosson, présidente de l’Association nationale des assistants de service social

Où en est-on de la réingénierie des diplômes du travail social ?

Pendant la première étape, qui s’est terminée en février, il y a eu, pour chacun des cinq diplômes de niveau III, révision des fonctions et des activités qui en découlent. Il y a eu quatre réunions et des échanges en intersession. On travaillait dans chaque organisation et on échangeait entre nous pour faire avancer le travail et arriver, le jour de la séance, avec des documents à discuter. Il fallait absolument qu’on avance des propositions. C’est un réel travail qu’on a mené.
Tout ce qui suit, qui sont les référentiels de compétences, de formation et de certification, a démarré mi-avril et doit se poursuivre jusqu’en novembre ou décembre. On était là sur ce qui touche au cœur du métier, les fonctions et les activités ; maintenant on touche à la formation. Il y a des enjeux forts, il faut donc arriver en réunion avec des éléments très étayés.

L’enjeu de ne pas finir avec un diplôme unique ?

L’histoire du diplôme unique n’est pas à l’ordre du jour, en revanche un socle commun beaucoup plus élargi que ce qu’il est actuellement, cela n’est pas exclu. Si nous ne sommes pas très précis dans la présentation de nos savoir-faire et des besoins de la population, on risque de nous dire que nous faisons la même chose et donc que la formation peut être commune en grande partie. Il faut donc être vigilant qu’il n’y ait pas de lissage sur les compétences et les formations. Qu’il y ait des enseignements communs – en sociologie, psychologie… – oui, cela paraît évident que ce sont des enseignements qu’on doit avoir avec les autres filières. Mais ils doivent être repris ensuite dans chaque métier, avec une déclinaison opérationnelle face au public reçu.

Un décret vient de permettre aux régions d’accréditer de nouveaux centres de formation pour les travailleurs sociaux. Craignez-vous que les formations en pâtissent ?

Sur l’agrément des centres, je ne sais pas ce que les régions vont mettre en place comme impératifs. Mais à terme, sur la certification, il y a un risque. Les centres de formation beaucoup devraient être beaucoup plus impliqués dans la certification, c’est-à-dire dans l’octroi des diplômes. Peut-on être juge et partie ? Les centres dispensent les formations, s’ils sont plus impliqués dans la certification on peut comprendre qu’ils auront le souhait d’avoir un taux de réussite plus important. Le risque, c’est qu’il y ait un glissement, les centres de formation ont leur survie financière en jeu.

 

Peur pour les stages

Si, depuis son annonce, la réingénierie des diplômes agite les associations de professionnels et les syndicats, du côté des étudiants, ce sont les stages qui les inquiètent car pas de stage, pas de diplôme ! En effet, depuis l’obligation de les gratifier, les offres se sont drastiquement réduites, notamment dans les collectivités. Un fonds d’urgence a pourtant été créé mais semble avoir été peu utilisé.

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