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Décentralisation

Collomb, Patriat, Delevoye… : la galaxie locale du président Macron

Publié le 11/05/2017 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : A la une, France

Emmanuel Macron visits the Krys optical group factory
Christophe Morin / IP3
Auteur de scores très élevés dans les centres urbains, le nouveau locataire de l'Elysée s'appuie surtout sur les élus en place dans les capitales régionales. Autant d'édiles à l'ancienne, aussi pragmatiques que jaloux de leur indépendance.

Après quatre présidents de conseils généraux de suite, c’est un parfait étranger au monde des collectivités qui entre à l’Elysée. Dans sa conquête du pouvoir suprême, Emmanuel Macron s’est avant tout appuyé sur ses relais dans les milieux économiques, incarnant une nouvelle race de décideurs. Loin de lui, l’idée de partir à la conquête d’un fief pour devenir maire, puis député…

« Le cursus honorum est une tradition antique » a coutume de dire Emmanuel Macron. « L’argument qui consisterait à prétendre qu’il faut être élu pour connaître la France me paraît faux », répète-t-il aussi à l’envi.

Le natif d’Amiens a su, cependant, trouver assez tôt des alliés parmi les grands élus régionaux et métropolitains, incontestables gagnants de la réforme territoriale. Emmanuel Macron compte aussi quelques soutiens dans la France rurale. Autant, au total, d’édiles à l’ancienne, aussi remontés contre les appareils politiques qu’influents sur leurs terres. Gros plan sur les éléphants d’En Marche !

Les grands élus urbains

Gérard Collomb, le chantre des métropoles

Cantonné pendant vingt ans dans le rôle d’éternel opposant, Gérard Collomb est devenu maire de Lyon en 2001. De sa ville, il a fait une vitrine de la croissance et de la mondialisation heureuse. L’ami des entrepreneurs a été l’un des premiers à miser sur le jeune ministre de l’Economie. L’ancien prof moustachu, élu député dans la vague rose de 1981 a, pour l’occasion, rompu avec la vieille maison socialiste.

Avec l’élection d’Emmanuel Macron, le meilleur lobbyiste des métropoles au Sénat tient son bâton de maréchal. Gérard Collomb peut prétendre à un gros maroquin. Cèdera-t-il pour autant aux sirènes de la capitale ?

Sa majorité à la métropole de Lyon pourrait ne pas résister à cet éloignement. De quoi y réfléchir à deux fois pour Gérard Collomb qui, depuis seize ans, fait littéralement corps avec la cité des Gaules.

Quoiqu’il en soit, le numéro deux de France Urbaine exercera un magistère d’influence auprès du nouvel élu. Pionnier dans son fief, Gérard Collomb est directement à l’origine de la proposition d’Emmanuel Macron de rayer de la carte les départements accueillant des métropoles.

Jean-Claude Boulard, l’ennemi des normes

Haut dirigeant de France Urbaine, au même titre que Gérard Collomb et Christian Estrosi, le maire (PS) du Mans incarne la figure du grand élu local, fort en gueule et jaloux de son indépendance. Spécialiste des finances locales et ennemi des normes, le conseiller d’Etat siège depuis quatre décennies au cœur des assemblées sarthoises.

Enfant de la deuxième gauche, comme tant de soutiens d’Emmanuel Macron, il a œuvré directement, à l’Assemblée, à la naissance du RMI.

Jean-Claude Boulard est arrivé en 2001 à la tête de l’hôtel de ville du Mans, après le long règne du communiste refondateur Robert Jarry. Au sein de son équipe municipale, le septuagénaire a mis sur la rampe de lancement Marlène Schiappa, néo-féministe devenue proche d’Emmanuel Macron. Une trentenaire qui pourrait aussi hériter d’un maroquin ministériel.

Christian Estrosi, le poids lourd sudiste

Avant même l’élimination de François Fillon, le patron (LR) de la métropole de Nice et de Provence-Alpes-Côte d’Azur a multiplié les appels du pied au candidat d’En Marche. Classé à ses débuts à la droite de la droite, Christian Estrosi s’est peu à peu recentré. A la tête de la ville de Nice à partir de 2008, il s’est fait le chantre du dialogue entre les communautés. L’ancien ministre délégué à l’aménagement du Territoire  (auprès du ministre de l’Intérieur d’alors, Nicolas Sarkozy), et ministre de l’Industrie (dans le gouvernement Fillon II) a aussi rapatrié, dans le giron public, l’eau et les transports.

Christian Estrosi est parti fin 2015 à la conquête de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Une campagne tendue.  Elu patron de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur grâce aux voix de la gauche, Christian Estrosi se pose en héraut de la lutte contre le Front National.

Il a annoncé en début de semaine son départ de la présidence de PACA. Redevenu maire de Nice, Christian Estrosi pourrait être l’un des points d’appui d’Emmanuel Macron dans une région où le FN atteint des sommets historiques.

 Les hommes des régions

Jean-Yves Le Drian, le duc de Bretagne

Révélation du quinquennat « Hollande », Jean-Yves Le Drian (PS) a mené des guerres sur plusieurs théâtres d’opération tout en gardant – officiellement – les rênes de son conseil régional de Bretagne. Ministre de la Défense durant tout le mandat qui s’achève, l’ancien maire d’un port militaire (Lorient) a œuvré à la réconciliation entre la gauche et les armées. Formé chez les cathos de gauche, Jean-Yves Le Drian affiche, par ailleurs, une foi girondine teintée de réalisme.

Dans son bastion, Emmanuel Macron a fait un tabac. Comme dans tout le Grand Ouest catholique, la Bretagne a plébiscité l’ancien élève de La Providence d’Amiens.
Entré au Palais-Bourbon en 1978, Jean-Yves Le Drian apparaît comme le plus capé des membres de la garde rapprochée du nouveau chef de l’Etat. Un passeport pour Matignon ?

Alain Rousset, le girondin

Le président (PS) de la Nouvelle Aquitaine a voté Macron dès le premier tour. Une manière, pour lui, de prendre ses distances avec l’appareil socialiste.
Grandi à l’école du socialisme girondin, Alain Rousset n’a jamais été porté sur les combinaisons solfériniennes. Spécialiste de reconversion industrielle dans une autre vie, il a fait du développement territorial sa marque de fabrique. Ancien camarade de François Hollande à Sciences Po, Alain Rousset visait, en 2012, le poste de ministre de l’Industrie. Arnaud Montebourg lui a grillé la politesse.

Alain Rousset s’est retrouvé à l’Assemblée à batailler contre la technostructure de Bercy, accusée d’accorder la part belle au centralisme et aux grands groupes dans le cadre de la Banque publique d’investissement. Cet ennemi de toujours du jacobinisme défend, tout au contraire, un pouvoir régional fort en communion avec le réseau bancaire de proximité et les entreprises de taille intermédiaire.

François Patriat, le revenant

Après avoir fait place nette dans le cadre de la fusion de sa chère Bourgogne avec la Franche-Comté, le patron de région paraissait promis à une retraite paisible au Sénat. C’était sans compter son tempérament de feu et son ire contre « les apparatchiks » et les organes centraux des partis.

En froid avec le maire PS de Dijon François Rebsamen, l’élu de Côte d’Or était le seul grand élu présent au lancement d’En Marche ! à Amiens, voici un peu plus d’un an. « Je suis exactement ce qu’Emmanuel veut faire disparaître : quatre fois député à Beaune, deux fois sénateur, douze ans président de région », ironise François Patriat dans Le Monde daté du 9 mai.

Au côté d’Emmanuel Macron, François Patriat s’affiche aussi volontiers « business friendly ». L’ancien ministre de l’Agriculture, vétérinaire de profession, se veut enfin la voix des territoires. Girondin convaincu, il plaide pour la fusion des départements au sein des régions.

Hostile à la proportionnelle qui, selon lui, fabrique des élus hors-sol, il prône l’instauration du scrutin majoritaire dans ces super-collectivités. Il devrait porter au Sénat la réduction d’un tiers du nombre de parlementaire chère à Emmanuel Macron. Une mesure pas franchement populaire dans les travées du Palais du Luxembourg.

Les électrons libres

Jean-Paul Delevoye, le chasseur de tête

C’est une figure bien connue des collectivités qui a la haute main sur le processus de sélection des candidats d’En Marche aux législatives. L’ancien premier magistrat de Bapaume (Pas-de-Calais) a présidé une décennie durant (1992-2002) l’Association des maires de France.

Humaniste républicain, ce chantre du consensus a, ensuite siégé au sein du Gouvernement Raffarin. Ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l’Etat et de l’Aménagement du Territoire, il a été étroitement associé à l’introduction de la République décentralisée dans la loi fondamentale.

Battu à la présidence du Conseil économique, social et environnemental après un mandat marqué par un management contesté, Jean-Paul Delevoye a pris le train En Marche ! au début de cette année. Il y a effectué un travail de fourmi pour sélectionner les apprentis-députés.

Jacques Mézard, le libre penseur

Le président du groupe RDSE au Sénat a apporté dans la corbeille d’Emmanuel Macron le soutien d’une partie des radicaux de gauche. Dressé contre le parisianisme, le pouvoir médiatique et les technocrates de tout poil, l’élu de l’hyper-ruralité du Cantal détonne parmi les jeunes communicants surdiplômés qui font l’ordinaire d’En Marche !

Entré au Parlement sur le tard, cet ancien avocat a produit un rapport au vitriol sur le poids des autorités administratives indépendantes. Le patron de la communauté d’agglomération d’Aurillac a également multiplié les sorties contre la réforme territoriale et l’interdiction du cumul des mandats.

Libre penseur, proche de Jean-Pierre Chevènement, Jacques Mézard s’enorgueillit de présider un groupe qui, au Sénat, a porté de grandes lois de la IIIème République. Son propre père fut à la Haute-Assemblée le rapporteur de la loi Veil sur l’interruption volontaire de grossesse.

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Commentaires

Collomb, Patriat, Delevoye… : la galaxie locale du président Macron

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ratonus

12/05/2017 09h07

Gérard Collomb qui a « offert » à l’Olympique Lyonnais les terrains nécessaires à la construction du Grand Stade. Bon exemple pour la France …

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