Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
  • Accueil
  • Actualité
  • France
  • Emmanuel Macron, Président, défaite de Marine Le Pen : les enseignements électoraux du second tour

Présidentielle

Emmanuel Macron, Président, défaite de Marine Le Pen : les enseignements électoraux du second tour

Publié le 09/05/2017 • Par Marie-Pierre Bourgeois • dans : France

macron-lepen-sourires
Macron : CEDRIC LECOCQ / Le Pen : Foto-AG Gymnasium Melle
La victoire d'Emmanuel Macron à la présidence de la République (66%, plus large qu'attendue) et la défaite de Marine Le Pen (plus lourde qu'annoncée) est marquée par la progression du candidat d'En Marche dans la quasi-totalité des départements et le record absolu des votes blancs.

20,7 millions de voix pour le nouveau président de la République, un échec sans appel pour Marine Le Pen avec 34% des suffrages exprimés… Tout ce qu’il faut retenir du second tour de l’élection présidentielle.

Emmanuel Macron gagne 30 points dans presque tous les départements

Premier enseignement : Marine Le Pen est à la peine dans presque tous les départements, tandis qu’Emmanuel Macron a progressé dans la quasi-totalité des territoires. En effet, alors que Marine Le Pen était en tête dans quarante-sept départements au premier tour, elle n’a renouvelé cette performance que dans l’Aisne (52,91%) et le Pas-de-Calais (52,05%) dimanche 7 mai. Elle est toutefois parvenue à dépasser les 49% en Corse du Sud, dans les Ardennes, le Var et la Haute-Marne.

Le score du nouveau Président de la République progresse, lui,  de trente points dans les tous les autres départements. C’est dans le Bas-Rhin (40,78 points) et le Haut-Rhin (38,21 points) qu’Emmanuel Macron engrange les plus fortes progressions. Même constat dans les Bouches-du-Rhône où il gagne gagne 38,48 points alors même que Marine Le Pen était en tête au premier tour avec 27,28% des voix.

C’est en Ile-de-France et dans les départements limitrophes que le nouveau Président de la République a fait une percée spectaculaire. A Paris, il progresse de 54,85 points, 51,99 dans le Val-de-Marne, 53,35 dans les Hauts-de-Seine et 54,77 en Seine-Saint-Denis.

Le macronisme, le vote d’une France urbaine et diplômée

Seconde leçon de cette élection, le vote en faveur du nouveau Président est celui de la France qui trouve sa place dans la mondialisation. Ainsi, c’est dans les territoires les plus urbains que le président de la République a remporté un vif succès. Dans les sept villes les plus peuplées, Emmanuel Macron dépasse en effet souvent les 80%, comme à Paris (89,68%) ou à Toulouse (82,97%).

Le succès d’Emmanuel Macron dans les grandes villes est directement corrélé au revenu. D’après une enquête IPSOS-JDD-Europe 1, plus les revenus d’un foyer sont élevés, plus le vote en faveur d’Emmanuel Macron progresse.

Le nouveau président de la République est crédité de 55% des votes dans les foyers qui touchent moins de 1 250 euros par mois, 59% pour ceux dont les revenus s’échelonnent entre 1 250 et 2 000 euros, 64% pour ceux qui ont entre 2 000 et 3 000 euros et 75% pour les ménages dont les revenus dépassent les 3 000 euros.

Plus largement, dans ces grandes villes qui sont souvent des pôles universitaires, il a été soutenu par le vote des cadres et des diplômés du supérieur. 81% des personnes ayant au moins un niveau d’études supérieures à trois années après le baccalauréat ont voté pour Emmanuel Macron, contre 55% parmi les Français qui ont un niveau inférieur au bac.

Marine Le Pen maintient ses bons scores dans la France périurbaine et les villages

Autre enseignement, le poids électoral du Front national dans les territoires ruraux et périurbains. Loin des métropoles, Marine Le Pen dépasse en effet souvent les 80% des suffrages exprimés dans les communes de moins de 200 habitants. La ville la plus peuplée dans laquelle elle arrive en tête est Calais, avec 73 000 habitants et 57,42% des suffrages exprimés.

Plus largement, comme lors du premier tour de l’élection présidentielle, Marine Le Pen a enregistré en moyenne ses meilleures performances dans les départements éloignés des métropoles, tout particulièrement dans les zones les moins densément peuplées.

La Seine-et-Marne est l’exemple type du département divisé électoralement entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Les plus grosses communes, comme Chelles (71,51%) et Montereau (66,29%), accordent toutes massivement leurs suffrages au candidat d’En Marche. Les communes plus rurales du département manifestent, elles, leur soutien au Front national, comme à Coulommiers (40,92%) ou Vincy-Manoeuvre (70,99%).

Même constat en Auvergne-Rhône-Alpes où le nouveau locataire de l’Elysée remporte plus de 73% des suffrages dans le Rhône, alors que Marine Le Pen dépasse les 40% dans les territoires désindustrialisées du nord de l’Isère.

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le match s’est joué au coude à coude entre les deux finalistes. Si Emmanuel Macron l’a emporté d’un cheveu avec 50,85% des suffrages, Marine Le Pen s’impose dans 91 des 153 communes, qui sont très largement celles les plus touchées par le chômage.

Ces chiffes peuvent toutefois jouer le rôle de trompe-l’oeil. Si Marine Le Pen a recueilli entre 45 et 50% des suffrages dans soixante-sept circonscriptions dimanche 7 mai, elle était arrivée en tête dans 216 circonscriptions au premier tour.

C’est donc une très sévère défaite pour la candidate frontiste qui n’est pas parvenue à progresser fortement dans l’ensemble du pays entre les deux tours.

Le record absolu des bulletins blancs et nuls

Dernière leçon de ce scrutin : la relativement forte abstention, et surtout l’explosion du nombre de votes blancs. Si l’abstention a progressé de trois points entre le 23 avril et 7 mai pour atteindre 25,4%, « elle n’a pas explosé », explique la sociologue Céline Braconnier au Monde, tout en rappelant que l’abstention est moins le produit d’une protestation politique que le fruit de déterminants sociaux.

« Ce qui est spectaculaire, par contre, c’est l’explosion du vote blanc ou nul. Il a été multiplié par plus de quatre entre les deux tours et a pulvérisé le précédent record de 1969 de 6,4% pour monter à 11,5% » explique-t-elle à nos confrères. Un constat qui s’explique par le fait que les électeurs préfèrent voter blanc ou nul pour montrer leur désaccord avec l’offre politique proposée plutôt que s’abstenir.

L’addition de l’abstention et des 4 millions de votes blancs ou nuls montrent en tout cas que si la victoire du nouveau Président est claire, elle n’a rien d’un plébiscite. Emmanuel Macron a en effet été élu à l’Elysée par seulement 43,6% des électeurs inscrits.

Les surprises du second tour

Enfin, à chaque scrutin ses incongruités. 26 villages ont attribué 100% de leur vote à Emmanuel Macron, avec, à chaque fois, un nombre d’inscrits inférieur à 80 électeurs. A l’opposé, deux communes du Grand Est, Ornes (Meuse) et They-sous-Vaudemont (Meurthe-et-Moselle) ont accordé l’ensemble de leurs voix à Marine Le Pen.

Cet article est en relation avec le dossier

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Fournisseurs public expo Public Expo

Commentaires

Emmanuel Macron, Président, défaite de Marine Le Pen : les enseignements électoraux du second tour

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X