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Tourisme et environnement

Les marées vertes ont-elles un impact sur le tourisme ?

Publié le 05/05/2017 • Par Stéphanie Stoll • dans : Documents utiles, France

algues-vertes-info
Stéphanie Stoll CC0 1.0
En 2011, le comité départemental du tourisme des Côtes-d’Armor estimait que 800 000 euros avaient échappé aux hébergeurs de tourisme suite à la “crise” des algues vertes. Une étude économétrique du Commissariat général au développement durable tend plutôt à démontrer que l’impact des marées vertes serait largement à relativiser en Normandie, Bretagne et Pays de la Loire.

La première étude sur l’impact des marées vertes sur l’activité touristique en Normandie, en Bretagne et dans les Pays de la Loire, entre 2002 et 2012 conclut à  « un impact nul sur la fréquentation touristique des campings et relativement limité sur celle des hôtels ». Pour autant, ses auteurs ne méconnaissent pas les possibles biais du modèle économétrique qu’ils ont développé.

Utilisation des données publiques

Pour la première fois, une étude rapproche les données de fréquentation des hôtels de 248 communes littorales, et des campings de 319 communes littorales, ainsi que les données du Centre d’étude et de valorisation des algues – qui produit un suivi annuel depuis une vingtaine d’années -, celles de Météo France et de l’INSEE. S’il apparaît qu’entre 2006 et 2012, la fréquentation touristique baisse en même temps que le phénomène de marées vertes augmente, l’étude montre qu’il reste compliqué d’imputer cette diminution à la présence d’algues, alors que le pays connaît une crise économique plus large et que l’hébergement touristique non marchand est prépondérant dans la fréquentation touristique.

L’étude envisage aussi l’existence d’un « effet de mémoire de la présence d’algues vertes », selon lequel l’influence des algues n’est pas seulement immédiate car, au moment de choisir leur lieu de destination, les touristes se souviennent de l’état des plages de leur précédent séjour.

Les résultats locaux doivent aussi être interprétés avec précaution, dans la mesure où ils ne tiennent pas compte d’un éventuel impact négatif des algues vertes sur l’ensemble du tourisme régional.

Le dernier hôtel de Saint-Michel-en-Grève

L’exemple d’impact négatif le plus parlant est celui de la commune de Saint-Michel-en-Grève (450 habitants, Côtes-d’Armor) touchée par les marées vertes depuis les années 1970. Dans un rapport d’octobre 2010, la Chambre régionale des comptes de Bretagne relevait que :

« Depuis une quarantaine d’années, la commune de Saint Michel subit les conséquences des marées vertes :

  • La station d’épuration construite dans les années 80 a été dimensionnée pour traiter les rejets de 3 000 habitants ; aujourd’hui, en pleine saison, la population ne dépasse pas les 1 000 habitants.
  • La commune a perdu la dotation touristique en 1984 qui représentait à cette époque 30% des recettes de fonctionnement.
  • Au fil des ans, cinq des six hôtels de la commune ont fermé.
  • La fréquentation touristique est en chute libre, surtout après l’épisode du cheval mort sur la plage après avoir été en contact directement avec les algues. »

En 2011, le comité départemental du tourisme des Côtes-d’Armor avait estimé que l’écho médiatique autour de la mort de 36 sangliers, en baie de Saint-Brieuc avait généré un manque à gagner de 800 000 euros dans le secteur de l’hébergement touristique. Régulièrement, l’accès à certaines plages est interdit en raison des échouages d’algues :

Stratégie de communication touristique

Dès la crise de 2009 lorsqu’un cheval était mort, asphyxié par des algues en décomposition, le comité régional du tourisme de Bretagne avait travaillé une stratégie de communication spécifique destinée à rassurer les potentiels touristes. Depuis avril 2010, les professionnels du tourisme peuvent ainsi consulter un argumentaire spécifique. A partir de l’année suivante, le CRT leur avait proposé des formations spécifiques.

Trévou-Tréguignec (Côtes-d’Armor, 1300 habitants) a adopté une autre stratégie : sur son site internet, la commune distingue les marées vertes de la laisse de mer, élément central de l’écosystème marin. La pédagogie pour démonter les clichés médiatiques, en somme.

La façade atlantique est plus sensible

Depuis plusieurs années, les marées vertes se sont étendues, apparaissant sur les littoraux de Normandie, de Vendée ou de Charente-Maritime. L’étude du CGDD montre d’ailleurs que la fréquentation hôtelière des communes atlantiques est plus sensible à la prolifération des algues. Cela « pourrait s’expliquer par la nature du tourisme plus tourné vers la baignade mais également par le caractère récent du phénomène des algues vertes dans ces régions, » écrivent les auteurs.

Au printemps 2017, la prolifération algale démarre fort en Bretagne, en raison de la douceur de l’hiver passé ; certains médias nationaux annoncent même un « tsunami d’algues vertes »

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