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Présidentielle

Tremblement de terre pour l’ancrage territorial de Nicolas Dupont-Aignan

Publié le 05/05/2017 • Par Marie-Pierre Bourgeois • dans : France

Dupont Aignan
Creative Commons
Contesté dans sa ville de Yerres par une partie de ses électeurs, conspué à la tête de l’agglomération depuis son ralliement à Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan refuse de démissionner. Il pourrait pourtant perdre gros sur le plan local.

Promis au poste de Premier ministre en cas de victoire de Marine Le Pen, le vent souffle fort depuis samedi 29 avril 2017 pour le candidat de Debout La France. Plus de 350 personnes ont défilé devant la mairie aux cris de « Dupont démission ! » après avoir appris la nouvelle. Le lendemain, c’est la communauté d’agglomération Val d’Yerres-Val de Seine qui se réunissait pour rédiger une lettre adressée à son président, Nicolas Dupont-Aignan.

« Nous lui demandons de remettre son mandat à la communauté d’agglomération », explique Georges Tron (LR), le maire de Draveuil, vice-président de l’agglo et ancien ministre de la Fonction publique.

Plus de confiance entre NDA et les élus de l’agglo

Le courrier signé par huit maires de l’agglo et son vice-président, François Durovray (LR), également président du conseil départemental de l’Essonne, se veut direct : « votre choix de ralliement à Marine Le Pen, candidate de l’extrême droite, parce qu’il heurte violemment les valeurs qui nous rassemblent (…) ne vous permet plus de créer les conditions de la confiance et de la concorde dans notre assemblée et donc d’exercer vos fonctions de Président. »

Romain Colas, député-maire (PS) de Boussy Saint-Antoine explique que « le poste de président de Nicolas Dupont-Aignan tient sur la légitimité de notre confiance et celle-ci est rompue. Il doit démissionner. S’il ne le fait pas, nous adopterons une motion de défiance à son encontre. »

« Je n’ai aucune intention de démissionner »

Un appel à la démission qui a peu de chance d’être entendu. Nicolas Dupont-Aignan a ainsi adressé une fin de non-recevoir aux signataires. « Cette lettre est une basse manœuvre politique. Je n’ai aucune intention de démissionner face à ces vieilles rancunes politiciennes » a-t-il expliqué au Parisien.

Jérôme Guedj, ancien président (PS) du conseil général de l’Essonne, juge de son côté que Val d’Yerres-Val de Seine est « depuis sa fondation une agglomération très compliquée qui pose de nombreuses questions budgétaires et porte un projet politique faible. » Une façon de rappeler que les élus n’attendaient peut-être qu’un dérapage de Nicolas Dupont-Aignan pour lui montrer la porte.

Yerres, une ville marquée à droite

Yerres (29 000 hab.) a en effet la réputation d’être « une ville de droite dure » d’après un connaisseur de la municipalité. Et de citer la création d’une brigade de police municipale à cheval et la présence très forte de la vidéosurveillance.

« Il n’y a pas eu de signe avant-coureur de son ralliement au Front national dans sa gestion locale » observe Jérôme Guedj. L’ancien député du département juge cependant que « Nicolas Dupont-Aignan a toujours bénéficié d’une sorte d’indulgence locale et ce, alors qu’il a toujours présenté sa ville comme une sorte de réserve d’indiens, très éloignée symboliquement des communes environnantes qui feraient peur. »

Un constat renforcé par la sortie, mercredi 3 mai, du rapport de l’Agence nationale du contrôle du logement social qui pointe les irrégularités de fonctionnement du premier bailleur de Yerres. Selon les contrôleurs, “l’égalité de traitement entre les demandeurs n’est manifestement pas respectée” et la ville exerce une forme de préférence communale.
Sur 50 logements, 45 ont été attribués à des Yerrois, sans prise en compte de l’ancienneté des demandes, pourtant prioritaire dans le cadre de l’attribution des logements sociaux. Une démarche totalement illégale.

En tout cas, le bilan semble séduire les habitants de Yerres puisque l’ancien collaborateur de François Bayrou a été élu à la mairie en 1995, et réélu sans interruption ensuite avec des scores faramineux de près de 80 % en 2008 et en 2014.

« Il a une vraie plus-value d’homme de terrain », explique Stéphane Beaudet (LR), le maire de Courcouronnes (Essonne) qui a travaillé avec lui il y a plus de deux décennies. « Ses administrés votent surtout pour son action de terrain. Ils s’intéressent peu à son positionnement politique national. Mais les gens qui ne sont pas de sa famille politique et qui votaient en faveur de sa bonne gestion municipale ne pouvaient pas laisser son ralliement à Marine Le Pen ».

Dans ces conditions, l’appel des élus de l’agglo et de 300 citoyens à la tête de mairie a-t-il une chance d’être entendu ? « En l’état actuel du droit, il n’est pas techniquement possible de démettre Nicolas Dupont-Aignan de ses fonctions de président de l’agglo », rappelle Stéphane Beaudet.
Mais celui qui est aussi président de l’Association des maires d’Ile-de-France spécule sur une autre hypothèse, pour moins étonnante : « Les agents municipaux qui travaillent avec fierté pour une figure nationale vont désormais se sentir montrer du doigt » projette Stéphane Beaudet. « Ils ont les moyens de mettre la pression sur l’équipe des adjoints et les forcer à exiger la démission du maire. » Un scénario de politique fiction qui séduira les opposants, mais un scénario.

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