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Présidentielle

Premier tour : la France coupée en deux

Publié le 24/04/2017 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : A la une, France

macron-lepen-sourires
Macron : CEDRIC LECOCQ / Le Pen : Foto-AG Gymnasium Melle
Qualifiés pour le second tour de la présidentielle, Emmanuel Macron et Marine Le Pen incarnent deux lignes politiques totalement opposées, le premier jouant la carte des métropoles, la seconde affichant son soutien aux territoires ruraux. Gros plan sur leurs projets pour les collectivités.

S’il ne fallait retenir qu’un symbole de cette France coupée en deux, ce serait les résultats du premier tour de la présidentielle à Paris. Quand le vainqueur du premier tour Emmanuel Macron (23,9 %) décroche un score de maréchal (34,8 %) dans la capitale, sa challengeuse obtient un tout petit 5 %, très loin de sa moyenne nationale (21,4 %) et de ses 35,6 % dans l’Aisne.

Une fracture qui en dit beaucoup sur les projets territoriaux des candidats. Lorsqu’Emmanuel Macron joue la carte des métropoles, souhaitant supprimer les départements là où se sont constitués des grands groupements urbains, Marine Le Pen se veut la championne de la France péri-urbaine et rurale, prônant un retour au triptyque commune-département-Etat.

Marine Le Pen contre les intercos et les régions

Marine Le Pen veut supprimer tout à la fois les intercommunalités à fiscalité propre et les régions. Une manière d’en finir avec une certaine fonction publique territoriale, synonyme à ses yeux de gabegie et de clientélisme. « Les communautés d’agglomérations, les communautés de communes, les métropoles, tout ça a été une machine à fabriquer du fonctionnaire territorial », lâchait-elle le 24 septembre 2015 sur BFM TV. Tout juste sortis de terre, les nouveaux grands établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre ont vocation, dans le schéma frontiste, à se transformer en de simples syndicats intercommunaux délestés en personnels. Une manière pour le FN de préserver les souverainetés municipales.

« Tout cela n’est pas très raisonnable. La plupart des grandes politiques (transports, déchets, eau…) ne peuvent se concevoir qu’à l’échelle de nos bassins de vie. La médiation sociale de proximité passe par nos EPCI », réplique, le président de l’Assemblée des communautés de France, Charles-Eric Lemaignen (LR), très engagé contre le FN.

Marine Le Pen n’en a cure, qui entend également faire un sort aux nouvelles 13 régions. Elle évoquait, lors de ses vœux à la presse, le 5 janvier 2017, un découpage qui ferait la part belle aux « régions culturelles comme l’Alsace et la Bretagne ». Des entités qui perdraient, quoiqu’il en soit leur statut de collectivité de plein exercice.

« Nous sommes favorables à ce que les conseillers départementaux siègent dans des régions transformées en syndicats interdépartementaux », précise à La Gazette des Communes son directeur de campagne, le sénateur-maire frontiste de Fréjus David Rachline.

Emmanuel Macron pour les métropoles

Point de chambardement de ce genre chez Emmanuel Macron. L’ancien ministre de François Hollande reprend volontiers la réforme territoriale à son compte. Il souhaite transformer l’essai dans les 22 métropoles. Le 17 avril sur TF1, il a précisé ses vues. « Vous avez une métropole, Aix-Marseille créée par la loi. Le département des Bouches-du-Rhône comporte, je crois, une vingtaine de communes hors de cette métropole. Est-ce que cela a beaucoup de sens de garder un département ? Non. Il faut fusionner le département avec la métropole Aix-Marseille », at-il souhaité.

Une manière de généraliser l’expérience lyonnaise mené par l’un de ses premiers supporters, le sénateur-maire de la capitale des Gaules, Gérard Collomb (PS) qui a regroupé la communauté urbaine et le conseil général sur le territoire du Grand Lyon.

Le FN voit, tout au contraire, dans les métropoles des symboles d’une mondialisation honnie. « Elle concentrent les moyens au bénéfice des mêmes. Dans mon département, la métropole de Toulon est suréquipée au détriment du Haut-Var et de l’Est Var », dit le sénateur-maire de Fréjus, David Rachline.

Clivage sur la dépense publique

Devant l’Association des maires de France, le 22 mars 2017, David Rachline a un peu plus précisé ses vues. « Les dotations de l’Etat aux collectivités ne seront plus des variables d’ajustement du budget pour répondre aux exigences de Bruxelles », a-t-il lancé avant d’indiquer que le Front national souscrit au principe de la signature d’un pacte financier et d’une loi de finances annuelle dédiée aux collectivités.

Emmanuel Macron s’est, de son côté, voulu rassurant. « La baisse des dotations, unilatérale et aveugle, n’est pas la bonne méthode. Je m’engage à ne pas baisser les dotations mais je demande en retour des efforts de gestion volontaires », a-t-il affirmé devant l’AMF, demandant aux collectivités de « s’engager à diminuer leurs dépenses de fonctionnement de 10 milliards d’euros entre 2017 et 2022. »

En contrepartie, il annonce un soutien de 10 milliards d’euros sur cinq ans à l’investissement public local « qui a été sacrifié ces dernières années ». Ce plan d’investissement viendra soutenir, dès 2018, les dépenses en matière de santé, numérique et transports.

Mais Emmanuel Macron souhaite aussi supprimer 70 000 emplois dans la fonction publique territoriale sous l’effet des départs en retraite. Il entend « élargir les heures d’ouverture des services publics, tout particulièrement le samedi et en soirée pour les adapter aux contraintes des usagers ». Il entend, enfin, « aligner les régimes de retraite du secteur privé et public ».

Marine Le Pen ne va pas aussi loin. Elle veut, avant tout « maintenir la durée légale hebdomadaire du travail à 35 heures » et « revaloriser le point d’indice des fonctionnaires ».

Taxe d’habitation : qui va payer ?

Au chapitre pouvoir d’achat, Emmanuel Macron prévoit également d’exonérer 80 % des ménages qui paient la taxe d’habitation. Une disposition loin d’être neutre pour les communes et leurs groupements ? « Cette mesure ne grèvera en rien le budget des collectivités territoriales. Leurs ressources actuelles seront sanctuarisées à l’euro près : l’Etat paiera la taxe d’habitation en lieu et place des ménages. 10 milliards d’euros y seront consacrés chaque année, et s’ajouteront aux exonérations existantes », assure le lieutenant d’Emmanuel Macron, Richard Ferrand dans une tribune à La Gazette des Communes.

Dans un communiqué publié le 27 février 2017, l’Association des maires de France présidée par François Baroin (LR) s’est élevée « contre toute mesure démagogique, non financée et attentatoire aux libertés locales ». « Dans une société de responsabilité, à l’opposé de tout populisme, il est légitime que chaque habitant contribue, en fonction de ses moyens, aux charges communes ; c’est le fondement même de la démocratie locale qui est en jeu », a-t-elle cinglé. Cela n’a naturellement pas empêché le président de l’Association des maires de France François Baroin (LR) d’appeler à voter en faveur d’Emmanuel Macron hier soir, une fois la défaite de François Fillon reconnue.

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