Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Présidentielle

A Château-Chinon, Benoît Hamon tente de séduire les électeurs ruraux

Publié le 10/04/2017 • Par Marie-Pierre Bourgeois • dans : France

BENOIT HAMON
CEDRIC LECOCQ/LA GAZETTE DES COMMUNES
Sur les terres de François Mitterrand à Château-Chinon, Benoît Hamon a voulu donner des gages aux territoires le vendredi 8 avril. Au programme d’un discours ancré à gauche, le candidat a déroulé ses propositions : la nationalisation du très haut débit en cas de défaillance des opérateurs, le maintien des dotations et la garantie universelle de service public.

Bien encadré sur l’estrade du stade municipal de Château-Chinon, aux côtés du président par intérim de l’Association des maires de France, André Laignel (PS), le député frondeur de la Nièvre, Christian Paul et le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, le candidat socialiste a tenté de se relancer sur les terres nivernaises, ancrées depuis des années dans le socialisme.

« Ne jamais entraver le travail des élus du territoire »

Sous un soleil radieux, celui qui est en perte de vitesse dans les sondages se voit en « Sisyphe de gauche, nous dont la tâche de justice sociale ne sera jamais finie ». Et se plaît à filer la métaphore : « les biens de ce pays, c’est avant tout les élus locaux qui n’attendent jamais aucun gratification et qui continuent de faire monter le rocher à chaque fois un peu plus haut. » Avant d’enchaîner : « la responsabilité du Président de la République est de tout faire pour ne jamais entraver le travail des élus du territoire ».

Alors que Benoît Hamon est conseillé sur les collectivités locales, à la fois par André Laignel, maire d’Issoudun, commune rurale de l’Indre et Stéphane Troussel, à la tête du département le plus urbain de France après Paris (et le plus pauvre), le candidat tente la synthèse. « Il y a de grandes similitudes entre des territoires ruraux et des départements très denses. Ce sentiment d’assignation à résidence, la multiplication des déserts médicaux, l’absence de commerces de proximité sont partagés dans de nombreuses communes françaises, à Saint-Denis comme au Creusot. »

Alors que le candidat juge que, « si la gauche n’est pas élue en 2017, le Front national gagnera en 2022 », il rappelle une étude de l’IFOP sur le vote frontiste. « Quand le bureau de poste ferme dans un quartier ou dans une commune, le FN gagne dix points aux élections suivantes. » Pour Benoît Hamon, le message est clair : « à ceux qui ont laissé des classes d’école fermer, des commerces de proximité disparaître, les électeurs disent : ‘nous ne voulons plus de vous’. »

Accès au très haut débit en cas de défaillance des opérateurs

Aux inquiétudes des élus locaux qui ont, en début de meeting, interpellé le candidat sur le très haut débit, le député des Yvelines répond nationalisation. « Là où il n’y a pas le très haut débit, bien souvent les opérateurs privés, surtout soucieux du profit, estiment que les territoires concernés ne sont pas prioritaires. L’Etat devra reprendre la main quand c’est nécessaire pour assurer la connexion de tous les territoires. »

L’ancien ministre de l’Education nationale développe : « le très haut débit, c’est aussi une façon d’assurer le télétravail qui sera encouragé par des mesures fiscales fortes. Favorable à l’emploi, le télétravail est une source de vie sur nos territoires. »

Salarier les médecins pour enrayer les déserts médicaux

Interpellé par plusieurs conseillers départementaux au sujet de la désertification médicale, Benoît Hamon a joué cartes sur table. « Je ne crois pas à la coercition pour les médecins. Vous finissez vos études à 27 ou 28 ans, vous avez souvent déjà des enfants et vous devriez changer de bassin de vie. Je propose plutôt, à partir d’un diagnostic précis sur nos territoires, de créer 15 000 maisons de santé qui réuniront généralistes et spécialistes qui seraient salariés. »

Il propose que « ces maisons de santé soient adossées aux hôpitaux pour permettre de soulager les urgences. Elles répondront aussi aux demandes des médecins qui sont de moins en moins nombreux à vouloir travailler en libéral ».

« Quels fonctionnaires seront mis à contribution ? »

Une proposition qui permet d’attaquer François Fillon et ses propos aux infirmières d’un EPHAD de Bry (Val-de-Marne) après son passage dans L’émission politique en mars sur France 2. « Qui est dans l’idéologie ? », se demande le candidat. « Qui est le fou qui demande à des aides-soignantes dans des maisons de retraite de travailler encore plus alors qu’elles n’ont pas déjà assez de temps pour s’occuper de nos anciens ? ».

Le candidat enchaîne : « c’est vrai, comme le disait André Laignel, les candidats ne nous disent jamais qui sera mis à contribution parmi les fonctionnaires territoriaux. Est-ce qu’on baissera le nombre de personnels dans les crèches, dans les maisons de retraite départementales, parmi les éducateurs sportifs ou spécialisés ? Fonctionnaire est un statut, ce n’est pas un métier », juge-t-il sous les applaudissements de l’auditoire.

Pas touche aux dotations

Quant à la question très sensible de la baisse des dotations, Benoît Hamon promet « la stabilité », conformément à son engagement pris devant l’ADF et l’AMF le mois dernier. « On parle à tout va de la libre-administration des collectivités. Quelle liberté ont-elles quand on baisse drastiquement leurs ressources ? Les élus locaux ont trop souvent le sentiment qu’on leur jette des principes d’en haut comme pour la loi Notre ».

Et de détailler : « Il y a un problème de légitimité démocratique quand ceux qui décident ne sont pas ceux qui subissent. Il faut rétablir une relation de confiance avec les élus alors que les rapports avec l’Etat sont aujourd’hui empreints d’une grande défiance.».

La proposition de la garantie universelle de service public

Attendu plus largement dans le territoire rural qu’est la Nièvre sur la défense des services publics de proximité, Benoît Hamon a joué sur du velours. « Je défends la garantie universelle du service public. Ce principe qui repose sur le fait de ne pas être à plus de trente minutes d’un hôpital, d’une gare ou d’une école permettra de s’opposer à toute décision publique le jour de la fermeture d’un service public. Aucune loi ne pourra remettre en cause ce principe. »

Enfin, l’ancien ministre délégué à l’ESS a défendu les droits culturels. « Aujourd’hui, 66% des subventions du Ministère de la culture va à la Région Ile-de-France. Il faut redéployer ses subventions. Je m’y engage en faisant passer le budget de la culture de 17 à 22 milliards d’euros, soit 1% du PIB ».

Pas question pour Benoît Hamon de défendre les financements privés. « S’ils peuvent être utiles, ils représentent les passions des grands mécènes. On ne peut pas faire reposer la culture sur le mécénat au lieu de mener une vraie politique culturelle nationale ou locale. »

En guise de conclusion, Benoît Hamon a rappelé son projet de VIème République. « Ce débat nous permettra d’ouvrir un espace pour mieux faire respirer la démocratie locale. Je n’aspire qu’à vous rendre le pouvoir », a conclu le candidat socialiste, espérant parvenir à se relancer en démultipliant les meetings aux quatre coins de l’Hexagone jusqu’au premier tour de la présidentielle.

Cet article est en relation avec le dossier

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

A Château-Chinon, Benoît Hamon tente de séduire les électeurs ruraux

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X