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Politique de la ville

Rénovation urbaine et mixité sociale : quel bilan 10 ans après le lancement du PNRU ?

Publié le 07/04/2017 • Par Delphine Gerbeau • dans : France

marseille-quartier-hlm-banlieue-UNE
Vpe / Wikimedia commons CC BY-SA 3.0
L'observatoire national de la politique de la ville a rendu son rapport pour l'année 2016 le 6 avril. Parmi les trois études thématiques, l'une est consacrée aux premiers effets de la rénovation urbaine sur la diversification de l'habitat et la mixité sociale.

L’un des objectifs principaux du programme national de renouvellement urbain était d’accroitre la mixité sociale des quartiers, en renouvelant l’offre de logements, et en améliorant leur attractivité.

De premières études, notamment réalisées dans le cadre du Comité d’évaluation et de suivi de l’ANRU, qui a été fusionné au sein de l’Observatoire national de la politique de la ville, ont démontré que si le cadre de vie des habitants avait bien été amélioré, la composition sociale des quartier ne se modifie pas seulement à coup de pelleteuses. Cette étude menée sur la période 2003-2013 clarifie à partir de différents prismes ce qui a vraiment changé dans les quartiers en rénovation urbaine. Elle compare l’évolution des quartiers situés en zones urbaines sensibles mais non concernés par un PNRU, avec celle des 572 quartiers visés par un programme.

Un habitat en légère évolution

La composition de l’habitat a effectivement légèrement évolué sur cette période, puisque le pourcentage de logements sociaux est passé de 61,1%, à 57,7%. Cette baisse est consécutive à la démolition d’environ 15% du parc de logements sociaux, et à la reconstruction sur site de la moitié de ces logements. Par ailleurs environ 40 000 logements privés ont été construits dans ces quartiers ou dans leur proximité avec une TVA à  taux réduit. Le rapport note que « l’ampleur de cette dynamique peut à  ce stade sembler modeste, mais elle recouvre une tendance qui devait se poursuivre avec l’achèvement du PNRU », d’autant que l’ANRU estime que le potentiel de logements non sociaux devrait à la fin du programme s’établir à 80 000.

La part des ménages pauvres en petite baisse

Autre évolution observée, celle du niveau de pauvreté des ménages, là aussi de façon légère. Le PNRU a entrainé une baisse de 1,2 point de la proportion de ménages du premier quartile de revenus dans les quartiers en rénovation urbaine, comparativement aux autres ZUS. Parallèlement on constate une augmentation de 0,3 point des ménages du dernier quartile. On observe par ailleurs une baisse des familles monoparentales plus importante dans les quartiers en rénovation urbaine que dans les  autres ZUS. Ces chiffres s’expliquent notamment par la démolition des immeubles où habitaient de nombreux ménages défavorisés.

Mais l’évolution reste modérée, ce qui démontre aussi les carences des politiques de peuplement menées : l’étude démontre que les nouvelles constructions de logements sociaux accueillent des ménages en moyenne moins pauvres que dans le stock de logements sociaux dans les quartiers, mais cet écart est plus faible dans les quartiers en rénovation urbaine que dans les autres ZUS, du fait du relogement sur site des familles logeant dans les immeubles démolis.

Réalités territoriales variés

Mais ces chiffres regroupent en fait des réalités territoriales très variées, en fonction du pourcentage de démolitions, en moyenne de 12%, mais qui oscille entre 0 et 60% : 168 quartiers ont un taux de démolition inférieur à 5%, et 45 un taux supérieur à 30%. Le taux de diversification des logements, en moyenne de 4,3%, est inférieur à 5% dans 407 quartiers, mais supérieurs à 15% dans 28 quartiers. Les études menées ont en effet démontré que les effets du PNRU sur le peuplement étaient les plus forts dans le groupe de 25% (142)  des quartiers dans lesquels les démolitions ont été les plus fortes.

Voilà des enseignements qui seront très  utiles pour l’élaboration des nouveaux programmes de renouvellement urbain, alors que le nombre de démolitions pour le second programme est bien inférieur  au premier programme, avec des financements moindres…

 

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