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[Interview] Hélène Bekmezian, auteure de « J’irai dormir à l’Assemblée »

« L’absentéisme des parlementaires n’est pas forcément lié au cumul »

Publié le 11/04/2017 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : France

Hélène Bekmezian
J.-F. PAGA
Envoyée permanente du « Monde » durant la majeure partie de la mandature, la journaliste Hélène Bekmezian a été plongée au cœur du théâtre parlementaire. Dans un récit savoureux, elle épingle les petits et les grands travers de nos représentants.

A la veille d’une mini-révolution – la fin, au mois de juin, des députés maires —, Hélène Bekmézian se penche sur une question presque aussi ancienne que l’hémicycle : les parlementaires sont-ils les représentants de leur circonscription ou de la Nation ?

Le cumul entre une fonction exécutive locale et un mandat de parlementaire, proscrit à partir de juin, est-il un facteur d’absentéisme ?

Pas forcément. Si des patrons de grands exécutifs locaux, comme Laurent Wauquiez, président (LR) d’Auvergne – Rhône-Alpes, et Gérard Collomb, maire (PS) de Lyon, brillent par leur absence à l’Assemblée et au Sénat, il n’en est pas de même pour d’autres cumulards. Je songe en particulier à Christophe Sirugue entre 2012 et 2014. Maire (PS) de Chalon-sur-Saône et président de sa communauté d’agglomération, il était aussi très présent sur les textes à l’Assemblée, dont il était vice-président. Le problème du cumul, c’est qu’il a fabriqué une Assemblée « à temps partiel », où l’essentiel de l’activité se concentre le mardi et le mercredi, les députés maires repartant ensuite dans leur circonscription.

Les parlementaires dépourvus de mandat exécutif local n’auront-ils pas intérêt à être encore davantage présents dans leur circonscription ?

A l’Assemblée, tout le monde sait que ce n’est pas en multipliant les amendements sur les textes ou en explosant les records de présence en commission des affaires culturelles que l’on se fait réélire. C’est même le contraire. Les électeurs sont capables de reprocher à leur député sa présence répétée à Paris. A moins que les textes soient à forte consonance locale… Les députés du Nord défendent comme un seul homme les amendements en faveur de l’industrie de la bière, ceux du Centre – Val de Loire, les amendements « pro-vin ». Cela ne changera pas avec la fin du cumul. De ce point de vue, le débat sur le redécoupage des régions a été caricatural. Comme les arbitrages de François Hollande n’étaient pas très clairs, les lobbies locaux s’en sont donnés à cœur joie.

La fin du cumul va-t-elle bousculer les modes de consommation de la réserve parlementaire, cette cassette avec laquelle beaucoup de députés « arrosent » leur circonscription ?

Les collectivités de certains députés maires sont servies en premier. Le président de la commission des finances Gilles Carrez (LR) a reçu pour sa ville du Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne) plus de 3 millions d’euros en 2012 pour des projets d’isolation, de vidéoprotection ou la mise aux normes d’ascenseurs. Tout en étant dans l’opposition, il a obtenu 500 000 euros en 2013, 350 000 en 2014 et 200 000 euros en 2015. Sa ville doit être en bon état ! Christian Jacob, président du groupe LR et député maire de Provins (Seine-et-Marne), songe au confort de ses agents. Il a versé 60 000 euros pour changer des ordinateurs et des voitures dans sa mairie. Avec la fin du cumul, ces pratiques à l’ancienne, dont Noël Mamère (EELV) était aussi un adepte à Bègles (Gironde), vont disparaître.

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