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Mouvement social

Services publics : les grévistes grenoblois reçus au ministère de la fonction publique

Publié le 29/03/2017 • Par Séverine Cattiaux • dans : Régions, Toute l'actu RH

Grève inscrit à la craie sur une ardoise
Fotolia
Après dix mois de protestations contre le plan d’économies mis en place par leur employeur, la ville de Grenoble, les agents grévistes grenoblois ont voulu porter leur combat au niveau national. Destinations, le 24 mars, Salon du livre à Paris et ministère de la fonction publique.

Les services publics de la ville et du CCAS de Grenoble étaient en grève vendredi 24 et samedi 25 mars à Grenoble à l’appel de l’intersyndicale CGT-FO-Sud et de la CNT des agents territoriaux. Ces journées avaient été choisies à dessein afin qu’une délégation d’une trentaine de bibliothécaires en colère et d’agents syndicalistes montent à Paris.

Les premiers ont tenu une conférence au Salon du livre, porte de Versailles. Motif : la fermeture de deux de leurs équipements, soit l’une des 102 mesures du plan d’économies lancé en juin dernier par la ville de Grenoble.

Ils sont été rejoints par d’autres bibliothécaires venus d’autres villes qui connaissent peu ou prou les mêmes restrictions budgétaires (Paris, Clamart, Paris, Amiens, Plaine-Communes, Vitry-sur-Seine, Boulogne-Billancourt).

Un autre groupe de la délégation grenobloise, escorté par les représentants des fédérations syndicalistes ont rencontré la directrice adjointe du cabinet, Michèle Bernard, à défaut d’être reçus par la ministre de la fonction publique en personne.

Le ministère renvoie à l’article 72

Dans le bureau de la responsable du cabinet d’Annick Girardin, les agents grenoblois ont expliqué durant plus d’une heure, par le menu, comment se concrétise dans leurs métiers, la détérioration de leurs conditions de travail, liée tant à la baisse des dotations de l’Etat, qu’à l’exécution d’un plan d’austérité à la ville de Grenoble, et dans bien d’autres communes de France…

La directrice n’a pas manqué de leur rappeler qu’en vertu de l’article 72, les collectivités s’administrent librement, et s’organisent comme elles le veulent. De quoi calmer quelque peu les ardeurs de l’assistance… En revanche, Michèle Bernard a toutefois proposé de transmettre le dossier « finances » à Jean-Michel Baylet, le ministre en charge des collectivités territoriales, laissant entrevoir une discussion possible.

Risques psychosociaux

S’agissant des risques psycho-sociaux, conséquences de la diminution des effectifs et du management, et dont affirment souffrir de plus en plus les agents de Grenoble, la directrice s’est montrée très attentive. La question relève directement, il est vrai, du champ des compétences de son ministère.

« Les risques psycho sociaux sont violents à la ville et au CCAS », souligne Philippe Candegabe, délégué syndical Force ouvrière, présent au rendez-vous. Et ses collègues également autour de la table ministérielle, de passer en revue des situations très précises. Le cas des Atsem « à bout, car devant suppléer l’absence de collègues, remplacés après cinq jours de carence seulement, et encore à mi-temps », a été évoqué ; celui des aides à domicile, des aides-soignants « pressurisées », « qui en viennent à perdre le sens de leur mission », des agents de la restauration collective, à effectif constant dont la charge de travail va crescendo…

« La ville ferme des services, et compte sur les associations pour prendre le relais, ce qui prouve bien que le travail n’a pas disparu », s’énerve Dolorès Rodriguez, secrétaire général CGT à la ville. La réorganisation de nombreux services coupe non seulement dans les effectifs mais détériore la qualité du service pour les usagers, considère l’intersyndicale.

« Le service de santé scolaire, par exemple, se sépare de quatre assistantes sociales, embauche davantage d’infirmières, mais moins de médecins. Au final qui va en payer les frais ? Les enfants », dénonce Chérif Boutafa, syndicaliste FO, resté aux côtés des grévistes à Grenoble, comme Dolorès Rodriguez.

De retour de leur déplacement au ministère, les syndicalistes sont confiants : « La directrice va transmettre à sa ministre. Elle y met un point d’honneur ». Etre reçus en haut lieu marque une victoire certaine pour la délégation… « Ils ne nous pensaient sans doute pas capables, à la ville d’aller jusque- là », considère une syndicaliste.

Peu de marges de manœuvre

Le DGS ne montre ni étonnement, ni irritation, après cette action. « Il y a du dialogue social, maintient il. On prend le temps à chaque fois dans les directions de rencontrer les services et d’envisager les solutions…Tout en restant dans l’épure financière (…) car il n’y a pas beaucoup de marge de manœuvre », ne cache pas François Langlois. Car la ville n’entend rien lâcher de son plan d’économies aux 102 mesures : non remplacement de départs à la retraite, diminutions de renforts, fermetures d’un foyer de personnes âgées, réorganisation de services à l’instar de celui des secrétaires d’élus qui de 18, passeront à 15 et travailleront en « pôles », désengagement de la ville d’équipements (Maison des habitants), et création de nouvelles recettes (tarifs de stationnement).

« Avec 55% de dépenses de fonctionnement, liées aux personnels, on ne pouvait pas couper uniquement dans les subventions aux associations ! », défend François Langlois. Les habitants ne le comprendraient pas ». Objectif : économiser 12,7 millions d’euros par an. « Ces mesures sont suivis comme le lait sur le feu », assure-t-il. Et de rappeler que ce sont la baisse des dotations et la menace d’une mise sous tutelle, qui ont conduit à ce plan d’économies.

Mais quid du burn out, du mal être au travail, du travail précaire, dont se plaignent les grévistes ? Si le DGS reconnaît qu’il peut y avoir ici et là des difficultés, ce n’est pas tant le fait du strict plan de sauvegarde que d’une « conjonction de difficultés ». Pas de quoi selon lui tirer la sonnette d’alarme puisque « nous n’avons pas été alerté par la médecine du travail ».

Quid des atsems qui pallient l’absence de leurs collègues par exemple cinq jours de suite ? « Contrairement au ressenti, on essaye de faire une gestion la plus fine du terrain… C’est le cas pour tous les services. En l’occurrence pour les Atsems, on regarde si l’Atsem absente travaille aux côtés des tout petits ; si ce sont les plus grands, le non remplacement peut attendre un peu « , explique le DGS.

« On est loin d’une situation catastrophique », soutient François Langlois, qui recense le nombre de grévistes ce jour là, à Grenoble : « une cinquantaine de grévistes au CCAS sur 1500 agents et probablement 150 agents, grand maximum, qui ont dû participer au mouvement côté ville sur un total de 3000 agents… Ca relativise ». Des chiffes que contestent les syndicats…

« L’accord de méthode » signée entre la CFDT et la ville

La CFDT est le seul syndicat qui n’appelle pas à la grève contre le plan d’économies. C’est aussi le seul syndicat à avoir voté un « accord de méthode » avec la ville de Grenoble. Marc Brouillet, délégué CFDT, rappelle la position de son syndicat : « Nous sommes contre le plan de sauvegarde des services publics locaux, mais nous avons signé un accord de méthode, afin d’accompagner au mieux les agents ».

Cet accord a ainsi débouché sur la création d’une cellule reclassement, dédié aux agents concernés par le plan de sauvegarde, et dont s’occupent quatre personnes à la direction des Evolutions et des Compétences. Cet accord consacre 600 000 euros à l’accompagnement des personnes « dont 400 000, soit la plus grosse partie, pour les primes de départ volontaire. Certains s’en saisissent parce qu’ils n’ont plus d’alternative, or c’est une solution à court terme, mais ça arrange bien la ville », regrette un agent cgétiste.

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