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[INTERVIEW] Démocratie locale

« Les élus locaux doivent comprendre que la structure du débat politique est bouleversée »

Publié le 24/03/2017 • Par Brigitte Menguy • dans : France

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Dans leur manuel de campagne digitale intitulé « Ils ont hacké la politique », Thomas Fillias, Augustin Leclerc et Fabien Fichet de l’agence Jin analysent comment une nouvelle génération d’élus ont « craqué le code démocratique » en s'emparant des nouveaux outils de la démocratie numérique.

Maîtrise des réseaux sociaux, de la blogosphère mais aussi du « clicktivism », une nouvelle génération d’élus se sont emparés de ces outils de démocratie numérique et plus globalement des procédés de communication digitale pour remporter les élections puis gouverner. Thomas Fillias, Augustin Leclerc et Fabien Fichet de l’agence Jin auteurs du manuel « Ils ont hacké la politique » nous expliquent comment.

Dans votre ouvrage vous expliquez que la défiance croissante des citoyens envers leurs représentants a poussé les électeurs à se tourner vers des candidats estampillés « hors système ». Qui sont ces élus que vous qualifiez d’ « hackers en col blanc » ?

Les « hackers en cols blancs » sont ces politiques qui ont réussi à retourner le système démocratique pour conquérir le pouvoir. Hacker, c’est avant tout comprendre les failles d’un système mais également les siennes pour mieux les exploiter. Ainsi, les élus ont profité d’une certaines décrédibilisation des médias traditionnels pour désintermédier entièrement leur communication politique.

C’est autant l’exemple du Leave britannique, de l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis, ou des conquêtes de Podemos en Espagne et celles du mouvement Cinq étoiles en Italie. Tous ont une maîtrise parfaite des outils digitaux pour ramener à eux une large audience en court-circuitant les acteurs démocratiques traditionnels.

Vous citez à de nombreuses reprises des exemples d’élus nationaux voire d’élus internationaux. Faites-vous le même constat dans la sphère politique locale ?

Les élus locaux sont de plus en plus présents sur le digital même si cela reste assez neuf pour eux. Ils ont d’abord été sur Facebook et sont de plus en plus présents sur Twitter. Bien sûr, ce sont plutôt les jeunes élus qui s’approprient ces outils de démocratie numérique, mais on peut dire que la majorité des élus, même les plus âgés d’entre eux, ont compris l’intérêt de désintermédier leur lien avec le citoyen afin d’être plus authentiques.

Vous expliquez également que ces élus ont « craqué le code démocratique ». Que voulez-vous dire par là ?

Ces élus ont su déployer de nouvelles stratégies de communication politique efficaces, entièrement pensées comme digitales, en court-circuitant les dispositifs de communication traditionnels. Donald Trump en est l’exemple le plus parlant : il a totalement désintermédié sa communication, en faisant notamment de son compte Twitter sa propre agence de presse. Ainsi, il est à la fois rédacteur en chef et protagoniste de l’actualité tout en s’adressant à des millions de personnes !

Mais sans aller à cet extrême, les élus locaux doivent comprendre que la structure du débat politique est bouleversée. L’engagement politique des citoyens ne s’illustre plus uniquement au travers du vote, ce qui le rend désormais insaisissable. Il faut donc que les élus locaux communiquent en continu sur leurs actions afin de toucher des citoyens qu’ils n’arrivent pas à capter par les outils démocratiques traditionnels. Et l’usage des réseaux sociaux est parfait pour cela !

Comment un élu local peut-il alors s’emparer de cette nouvelle opinion publique numérique ?

C’est très difficile car elle est souvent sur plusieurs sujets à la fois et très volatile. Toutefois, un élu local doit notamment la prendre en compte quand il veut mener à bien un projet d’aménagement du territoire. Sans la consultation citoyenne, la décision publique locale ne peut plus être légitime. Et la démocratie numérique permet de rétablir une proximité entre l’élu et les citoyens. Par exemple, on conseille aux élus locaux de privilégier l’information pédagogique en amont d’un projet. Ainsi, l’utilisation de Facebook permet de faire des live pour relayer des consultations citoyennes en présentiel, la publication de contenus positifs sur le site de la collectivité permet également de communiquer sur un projet contesté par l’opinion publique numérique.

 

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