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Présidentielle

Laïcité : ce que proposent les 11 candidats pour les collectivités

Publié le 23/03/2017 • Par Brigitte Menguy • dans : Actu juridique, France

presidentielle-2017
La Gazette/Pascale Distel
Dans le débat des élections présidentielles, la laïcité est partout et nulle part. Un constat qui amène à rechercher dans les programmes des onze candidats les réponses concrètes aux questions que se posent les collectivités. Menus dans les cantines scolaires, financement des lieux de cultes, associations cultuelles... La Gazette vous dit tout sur les propositions des candidats.

Si la laïcité a cristallisé le premier débat télévisuel des candidats à l’élection présidentielle, rien ne semble encore avoir été abordé concrètement pour appliquer ce principe. Sauf que, au quotidien, les collectivités se sentent parfois désarmées entre un principe aux contours flous et aux demandes confessionnelles, au contraire, de plus en plus précises. Tentatives de réponses dans les programmes des onze candidats à l’Elysée (1).

Dépasser l’opposition classique entre laïcité stricte et laïcité souple

Première interrogation à la lecture des programmes des candidats à la fonction présidentielle : de quelle laïcité veulent-ils se revendiquer ? Une laïcité « stricte » où aucune demande à caractère confessionnel ne pourrait trouver réponse ou une laïcité dite « souple » où chaque religion trouverait sa place même dans l’espace public ?

A la lecture des différents programmes, cette distinction semble dépassée : en effet, aucun candidat ne s’aventure à apporter de qualificatif à la laïcité. Le candidat François Asselineau, va même jusqu’à critiquer « ces stupides adjectifs malintentionneusement accolés à la laïcité pour la vider de son sens ».

Toutefois, entre les lignes, on peut présager que les adverbes « strictement » d’Emmanuel Macron et « ardemment » de François Fillon visant à qualifier leur application et défense du principe de laïcité les conduisent davantage vers une acception stricte de la laïcité.

Au contraire, Philippe Poutou considère que « cette laïcité est un outil d’oppression, puisqu’elle retire une partie des libertés individuelles ». Même idée chez le candidat Jacques Cheminade qui considère que « la loi de 1905 définit le plus petit dénominateur commun pour chercher à vivre ensemble, manger ensemble, étudier ensemble, nager ensemble, sans que pour autant une norme s’impose uniformément à tous ».

Enfin, la laïcité « apaisée » de Benoît Hamon semble plus s’être durcie depuis les primaires socialistes : à en lire son programme, le candidat du PS promet de « faire scrupuleusement respecter la loi de 1905 sur la laïcité et d’appliquer les sanctions avec fermeté ».

Associations cultuelles : les imposer ou les supprimer ?

Les collectivités le savent, la laïcité au quotidien se vit par le dialogue avec les associations cultuelles. Or, ce statut est fragile et glisse régulièrement vers un statut culturel afin notamment de bénéficier de subventions publiques.

Le candidat des Républicains, François Fillon, a lui, fait le choix dans son programme de défendre ouvertement le statut d’association cultuelle en proposant de l’imposer à tous les cultes. Il veut ainsi « rendre obligatoire pour toute religion la constitution d’association cultuelle (ou son équivalent l’association diocésaine) pour la gestion des lieux de culte ». Il envisage même de « créer un statut de fondation à objet religieux » pour que les dons et legs de personnes privées puissent être recueillis en toute transparence « et contribuer ainsi à un meilleur financement du culte, notamment musulman ».

Financements des lieux de culte : public ou étranger ?

Car derrière cet intérêt pour le statut des associations cultuelles, on devine l’ambition de l’ancien Premier ministre de Sarkozy de mettre fin au financement étranger des constructions d’édifices « couplés de celui de la formation des ministres du culte » selon ce dernier.

La construction des mosquées apparaît également dans le programme de Nicolas Dupont Aignan qui voudrait la conditionner à la signature d’un contrat avec les imams et responsables d’associations pour définir des règles de vie entre la République et l’Islam de France. Ce contrat est d’ores et déjà détaillé pour le candidat de « Debout la France ! » puisqu’il doit contenir six points : l’égalité hommes/femmes, la liberté d’expression, l’interdiction du financement étranger des mosquées, la formation des imams, l’étourdissement obligatoire pour l’abattage et l’apostasie.

Enfin, de l’autre côté de l’échiquier politique, la candidate Nathalie Arthaud souhaite « rejeter la religion dans la sphère privée » et  « mettre en place un véritable principe d’égalité de traitement (de non traitement devrait-on dire) de toutes les religions, ce qui permettrait enfin de pouvoir dire qu’on vit dans une société qui ne privilégie pas une religion face aux autres ». On peut en déduire que la candidate de Lutte ouvrière ne souhaite pas de financement public des édifices cultuels, tout comme Jean-Luc Mélenchon qui étend cette interdiction de financement public «  aux nouveaux établissements scolaires privés ou à la rénovation de ceux qui existent déjà ».

Et dans les cantines scolaires, on mangera quoi ?

Le débat des menus dans les cantines scolaires refait régulièrement surface sur la table du débat politique. Si parfois rien n’est spécifiquement énoncé à ce sujet dans les différents programmes des onze candidats, ces derniers se sont majoritairement tous déjà prononcé en la matière.

Marine Le Pen veut faire de l’école un « asile inviolable où les querelles des hommes n’entrent pas » donc en y imposant non seulement la laïcité, mais également la neutralité et la sécurité. On se rappelle qu’en 2014, au lendemain de la victoire de son parti au sein de onze nouveaux conseils municipaux, que la candidate Front National avait indiqué au micro de RTL vouloir appliquer à la lettre la laïcité des onze nouveaux maires frontistes. Y compris dans les assiettes. « Concrètement, nous n’accepterons aucune exigence religieuse dans les menus des écoles. Il n’y a aucune raison pour que le religieux entre dans la sphère publique », avait-t-elle indiqué.

Au contraire, Philippe Poutou explique dans son programme que l’actuelle laïcité est « utilisée contre les personnes musulmanes sur des sujets comme le port de jupes longues ou les menus sans porc dans les cantines ». On y entend donc qu’il souhaiterait qu’elle ne soit plus le prétexte pour mettre en place des menus sans porc. Jusque l’interdire ?

En 2015, François Fillon avait indiqué qu’il était en « désaccord » avec Nicolas Sarkozy sur l’idée de supprimer les menus de substitution dans les cantines scolaires.

Plus récemment, dans l’émission « Au Tableau ! » diffusée sur C8 dimanche 19 mars, Jean-Luc Mélenchon veut proposer des menus sans viande dans les cantines scolaires, « pour répondre à la fois à des questions religieuses et écologiques ».

Enfin, le candidat socialiste Benoît Hamon a été l’un des signataires, en 2015, de la proposition de loi n° 3142 visant à mettre en place une alternative végétarienne dans les cantines scolaires. Gageons qu’il n’ait pas changé d’avis depuis.

 

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Notes

Note 01 A l’exception du candidat Jean Lassalle dont le programme reste muet sur les questions de laïcité. Retour au texte

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Commentaires

Laïcité : ce que proposent les 11 candidats pour les collectivités

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lzazou

24/03/2017 09h52

Il est appréciable de lire des articles sur les propositions des candidats en ce qui concerne les collectivités mais pour que ce soit vraiment clair et pluraliste, il serait agréable de lister les 11 candidats en notant leur position en un nombre relativement similaire de lignes.

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