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Les bibliothèques sur le pont contre l’illettrisme

Publié le 08/03/2017 • Par Emilie Denètre • dans : France

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PublicDomainPictures / Pixabay
De par sa place dans la ville et son rapport aux livres et la culture, la bibliothèque a vocation à intervenir auprès des personnes touchées par l'illettrisme. Certaines d'entre elles sont déjà mobilisées et esquissent une méthodologie.

En France, 7% de la population âgée de 18 à 65 ans est touchée par l’illettrisme. Un chiffre avancé par l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme. « Il faut en finir avec la vision misérabiliste de l’illettrisme » estime Hugues Lenoir, enseignant-chercheur en Sciences de l’éducation à l’Université Paris Ouest Nanterre. Et d’évoquer ces hommes et femmes qui ont soit mal appris à la lire, soit oublié par manque de pratique. La moitié de ces personnes a un emploi, « preuve qu’ils ont des compétences autres sur lesquelles on peut s’appuyer », précise l’universitaire. Ce dernier raconte aussi leurs stratégies d’évitement pour ne pas se faire repérer « ce sont, par exemple, des personnes qui vont refuser des promotions, car elles savent qu’il faudra faire des restitutions écrites ».

«Défrichement avancé»

Dans leurs pratiques quotidiennes, les bibliothécaires sont bien placés pour repérer ces profils : « on le voit souvent à l’inscription, a témoigné Emmanuelle Pinguet de l’Alcazar, une des bibliothèques municipales de Marseille, lors d’une journée d’études organisée par l’Association des bibliothécaires de France (ABF) le 6 mars 2017. Et on se demande : Que dois-je faire ? Suis-je légitime pour m’occuper de ce problème ? ». Même analyse en bibliothèque universitaire. Véronique Palanché la directrice adjointe de la bibliothèque de Villetaneuse-Paris 13 raconte ces étudiants bacheliers qui en sont au « stade du déchiffrement avancé ». « On pourrait fermer les yeux et se dire : à la fois, ils ont eu le bac, ce n’est pas mon problème ; mais non évidemment… ».

Bienveillance

Des interrogations, des doutes qui ont conduit ces professionnels à parler de cette question et à se rassembler en groupe de travail. Une première étape indispensable pour changer les choses, même à petite échelle. Ainsi à l’Alcazar, les bibliothécaires ont tous eu accès à une formation, via le Centre Ressources Illettrisme de PACA, qui a littéralement changé leurs pratiques. « Aujourd’hui, même lors d’une première rencontre, j’aborde le problème avec bienveillance et je parle des solutions qui existent avec la personne que je vois en difficulté, raconte Emmanuelle Pinguet, toutes ne s’inscriront pas bien sûr en formation, mais le fait d’en parler directement est le premier maillon de la chaîne ».

Effet levier des contrats Territoires Lecture

Autre territoire, autre pratique. Les Contrats territoire-lecture (CTL, dispositif de conventionnement Etat-collectivités) apparaissent comme des leviers très intéressants pour les collectivités et les bibliothèques prêtes à se lancer dans des actions plus structurées « C’est un outil souple qui permet de travailler la lecture dans les territoires ; ces CTL ne sont pas centrés sur la seule question de l’illettrisme mais ils peuvent bien sûr traiter également cette problématique. Fin 2016, nous avions 120 CTL sur les territoires » détaille Anne Morel du service du Livre et de la Lecture au sein de la direction générale des médias et des Industries culturelles du ministère de la Culture et de la communication. Dotés d’un budget de 2,8 millions d’euros par an, les CTL permettent de bénéficier de l’encadrement du ministère de la Culture et d’un soutien financier à la hauteur de 50 %.

Bibliothèque de Lyon (4ème arrondissement),

Bibliothèque de Lyon (4ème arrondissement),

Dans le Finistère, l’action contre l’illettrisme a donc été formalisée par le biais de deux Contrats territoires-lecture, de 3 années chacun. « Le premier, détaille Michèle Fitamant, directrice de la BDP du Finistère, nous a permis de créer ‘Ados d’mots’, des ateliers d’écriture avec des écrivains qui ont touché plus de 1000 jeunes notamment en milieu rural ; le second projet est la création d’un fonds ‘Facile à lire’ – fonds destiné au adultes ne maîtrisant pas bien le français- que nous avons installé dans deux de nos antennes dans le centre du département. Ces fonds ont été placés dans les halls des bibliothèques, en accès libre, et les livres circulent bien ! ».

Des partenariats indispensables

Mais surtout ces CTL permettent de nouer des partenariats sur le territoire. Ce qui apparaît comme indispensable, dans la mesure où les bibliothèques n’ont pas toutes les clés pour gérer ce problème complexe. « Pour constituer notre fonds ‘Facile à lire’, nous avons travaillé avec une association spécialisée, explique Michèle Fitamant, car nos choix n’étaient pas adaptés : nous avions tendance à infantiliser ce public et à mettre trop de fictions alors qu’ils aiment les ‘docus’ ». Ces partenariats  ne coulent pourtant pas toujours de source. L’association « Livre Passerelle » de Tours a ainsi monté un projet dans une bibliothèque d’un quartier prioritaire « partenaire » en rassemblant un groupe hétéroclite qui se retrouve tous les jeudis. Ensemble, ils ont monté un salon du livre Jeunesse… «Aucun membre du groupe n’était usager de la bibliothèque ; pour faciliter les relations au sein du groupe, nous avons décidé de jouer la carte de l’anonymat, personne ne révèle d’où il vient, quelle est sa situation professionnelle, et même les bibliothécaires… ce qui n’est pas toujours simple. »

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