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Qui veut la peau des fonctionnaires ?

« Fonctionnaire bashing » : la petite musique libérale des think tanks

Publié le 07/03/2017 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : A la une, Dossiers d'actualité, France

Rouages en métal
D.R.
Souvent proches des milieux de l'entreprise, des laboratoires d'idées rivalisent de propositions pour réduire à la portion congrue la sphère publique. A l'instar de l'Ifrap, ils effectuent une percée médiatique inédite.

 

 

Le fond de l’air est libéral. Plus de 30 ans après les expériences reaganienne et thatchérienne, le poids de la dépense publique est pointé du doigt comme jamais en France. Une offensive qui doit beaucoup à la bataille culturelle menée par certains think tanks.

Apparus au tournant des années 1990 et 2000, ces laboratoires d’idées ne possèdent, certes, pas la force de frappe de leurs confrères allemands et américains, mais peu à peu, ils se sont imposés comme des réservoirs pour des partis vidés de leur substance. Tandis que les formations politiques se transformaient en simples machines à investir des candidats, les think tanks ont autant excellé dans le savoir-faire que dans le faire savoir, trustant les plateaux télé et les conventions thématiques des partis.

Offensive idéologique ?

Pour preuve, la matinée de travail que les Républicains consacrent, en mars 2016, à la fonction publique. L’Ifrap, l’Institut Montaigne, la Fondation Concorde et l’Institut de l’entreprise se relaient à la tribune.

« Il faut raisonner avec un Etat, non pas maître d’ouvrage, mais maître d’œuvre. Les gens attendent la concurrence. Il n’aurait pas fallu 308 articles dans la loi « Macron », mais 3 080 qui se seraient résumés à un seul : conformément à la loi « Le Chapelier » du 14 juin 1791, la liberté du commerce est rétablie dans ce pays », lance l’économiste de l’Institut de l’entreprise, Jean-Marc Daniel.

Mais loin de ces professions de foi libérales, la plupart des think tanks classés à droite préfèrent afficher leur pragmatisme. Plutôt que d’en appeler aux mannes des économistes Frédéric Bastiat ou Friedrich August Von Hayek, ils avancent une multitude de chiffres.

Le nec plus ultra dans le genre ? L’Institut français pour la recherche sur l’administration et les politiques publiques, plus connu sous le nom d’Ifrap, dirigé par Agnès Verdier-Molinié, est passé maître dans cet art.

Ses contempteurs dénoncent une gouvernance par le chiffre. Un techno-libéralisme hors-sol. Des critiques contre lesquelles Agnès Verdier-Molinié s’inscrit en faux : elle considère que l’Ifrap fait œuvre de salubrité publique. « Nous avons participé à la prise de conscience des Français selon laquelle le rapport qualité-prix du service public n’est pas bon en France et aboutit à augmenter toujours plus les impôts », se félicite-t-elle.

Interrogé voici quelques mois, Willy Pelletier, coordinateur général de la Fondation Copernic, classée à la gauche de la gauche, pointe le « présupposé de ce genre de discours », qu’il résumait ainsi : « Les règles managériales du privé doivent organiser le travail dans les services publics, lesquels sont d’abord des coûts à réduire, et restreindre ces coûts passe par une externalisation massive vers des entreprises privées. » Certains font même le lien avec les intérêts de grandes sociétés du CAC 40 qui financent abondamment certains think tanks.

Agnès Verdier-Molinié, pour sa part, ne se sent guère concernée : « L’Ifrap n’est pas financé uniquement par des entreprises, et nous ne faisons pas de lobbying pour des intérêts particuliers. La fondation est financée par des milliers de petits donateurs. » Contrairement à d’autres think tanks, elle ne perçoit aucune subvention publique. Cependant, son statut de fondation lui permet de bénéficier de dons qui font l’objet d’avantages fiscaux. Un régime qui pèse sur les finances publiques.

Magistère d’influence

Ce statut est justifié, selon ses promoteurs, par le rôle d’éclaireur des think tanks dans le débat public. S’ils ne sont pas neutres, les laboratoires d’idées brandissent leur indépendance en oriflamme. Ainsi, avant de rejoindre l’équipe de campagne de François Fillon, Henri de Castries a mis entre parenthèses sa présidence de l’Institut Montaigne.

Agnès Verdier-Molinié se défend, elle, de rouler pour les Républicains : « Pour nous, l’essentiel est de réconcilier la France publique et la France privée. Quand Manuel Valls propose, par exemple, d’ouvrir des postes de la haute administration à des profils venus du privé, cela va dans le bon sens. » Et Agnès Verdier-Molinié de se réjouir que l’Ifrap soit sollicité par des personnalités de tout bord : « Le conseiller parlementaire de François Hollande nous a reçus dès le mois de mai 2012 pour nous entendre sur notre étude consacrée à la transparence de la vie publique, rappelle-t-elle. Notre équipe a été auditionnée dans le cadre des rapports sur le temps de travail de la fonction publique par le député Alain Tourret (PRG) et Philippe Laurent (UDI). Nos propositions sont écoutées par tous les camps politiques. »

Un magistère d’influence qui agace au plus haut point Fabien Tastet. Plutôt que de venir recueillir les augures de l’Ifrap, le président de l’Association des administrateurs territoriaux de France aimerait que les médias fassent appel à l’expertise des professionnels de l’action publique.

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Commentaires

« Fonctionnaire bashing » : la petite musique libérale des think tanks

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Henri Tanson

09/03/2017 09h55

Je pense qu’une majorité de Français est totalement opposée à la destruction de nos services publics. Elle est contre cette vision de notre société qui analyse tout à travers le filtre de la rentabilité, du profit, et plus jamais en fonction de l’intérêt général, de notre modèle de société, de notre Histoire.
Nous sommes dirigés par des gens qui ne semblent pas rechercher l’intérêt du pays; ils semblent ne chercher à satisfaire que les intérêts de leurs maîtres, les financiers, les banques voraces, les multinationales et leurs actionnaires avides…
Le politique avait un rôle : celui de défendre le peuple contre la puissance de ces intérêts particuliers; le politique a baissé les bras depuis longtemps ! Mais il n’est jamais trop tard… Demandez au candidat Asselineau ce qu’il en pense; demandez-lui ses analyses et interrogez-le sur son projet !!! La solution est là, ou ne sera pas.

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