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Qui veut la peau des fonctionnaires ?

Le retour du discours contre « les ronds-de-cuir »

Publié le 06/03/2017 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : Dossiers d'actualité, France

Dossier fonctionnaires et agents publics de l'administration. Salaire des titulaires, contractuels et vacataires
Olivier Le Moal - Fotolia
Avec la controverse autour des 500 000 postes d’agents publics que François Fillon souhaite supprimer, les fonctionnaires redeviennent l’une des principales lignes de clivage du débat politique hexagonal. Une rengaine… historique.

Un demi-million de postes d’agents publics en moins : François Fillon ne fait pas dans la demi-mesure. Fidèle à ses fondamentaux libéraux, l’ancien député maire de Sablé-sur-Sarthe (12 600 hab., Sarthe) prône un traitement radical auquel les collectivités territoriales ne sauraient échapper. Jamais un « grand »candidat à la magistrature suprême n’avait osé aller si loin…

Une proposition choc, à la hauteur, selon le gagnant de la primaire de la droite et du centre, de l’état des finances publiques. Son meilleur argument de vente ? La dette de la France qui dépasse désormais plus de 2 000 milliards d’euros.

Là où les opposants à ce projet parlent de « fonctionnaire bashing », les partisans de la suppression massive de postes répondent « pragmatisme ». Il en résulte un vrai dialogue de sourds. Avec la controverse sur les 500 000, chiffre clé de la campagne, les agents publics deviennent un sujet des plus clivants.

Un phénomène nouveau, les précédentes élections s’étant jouées contre la « fracture sociale », le « monde sans visage de la finance », ou sur le mot d’ordre « travailler plus pour gagner plus ».

Mais de quoi, au fond, les 500 000 suppressions de postes sont-elles l’expression ? La ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, a sa propre explication : « Les Français sont viscéralement attachés à leurs services publics, et ils ont raison de l’être, relevait-elle dans une tribune publiée voici quelques mois sur le site du Huffinton Post. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que cet amour débordant ne se reporte pas sur les femmes et les hommes qui font vivre ces services au quotidien. Car pour les Français, au contraire, le fonctionnaire cumule les tares. Déjà, il coûte cher. Et puis il est absentéiste, privilégié, surprotégé. N’en jetez plus… »

La matrice Clemenceau

De « Messieurs les ronds-de-cuir » de Courteline à Coluche pour qui « le fonctionnaire ne doit pas dormir au bureau le matin, sinon il ne sait plus quoi faire l’après-midi », ce préjugé a la vie dure.

Au siècle dernier, Clemenceau disait des fonctionnaires qu’ils étaient « les meilleurs maris du monde » car « quand ils rentrent le soir à la maison, ils ne sont pas fatigués et ont déjà lu le journal ». Et « le Tigre » griffait de plus belle : « La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. »

Autant de bons mots qui n’ont pas porté bonheur à leur auteur : malgré ses états de service, le « Père la Victoire » n’est jamais parvenu à franchir la porte de l’Elysée.

Ils l’ont dit…

  • 09 mars 2016

On doit sortir du système dans lequel la seule manière de se débarrasser d’un agent incompétent est de le promouvoir.

Luc Chatel, président du conseil national des Républicains

  • 10 mars 2016

Il faut geler tout recrutement dans la fonction publique pendant trois ans.

Michel Rousseau, président de la Fondation Concorde

  • 10 mars 2016

Il faut casser les féodalités et faire exploser la rente de la fonction publique.

Jean-Marc Daniel, économiste à l’Institut de l’entreprise

  • 05 juillet 2016

Rien ne justifie le maintien de l’emploi à vie dans les fonctions publiques.

Jean-François Copé, ex-président de l’UMP, dans « Les Echos »

  • 03 décembre 2014

Nous avons réussi, en 30 ans, à créer un monstre qui broie d’abord les fonctionnaires eux-mêmes avec un système absurde, inefficace, kafkaïen, et qui est devenu trop lourd, trop coûteux, trop pesant.

Pierre Gattaz, président du Medef

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