Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Social

L’Uniopss propose son projet de société aux candidats à la présidentielle

Publié le 28/02/2017 • Par Isabelle Raynaud • dans : France

Précarité, SDF, pauvreté
Fotolia
Après un an de travail, l'Uniopss présentait ce 28 février 2017 son projet de société « pour dessiner un avenir nouveau » à ses membres, mais également aux représentants de plusieurs candidats à la présidentielle. Certains engagements ont été pris…

« Tous les partis disent que la solidarité est nécessaire, mais ce n’est pas toujours suivi d’effets » a souligné Patrick Doutreligne, président de l’Uniopss en ouverture de la présentation du projet de société « L’Uniopss entre en campagne pour dessiner un avenir nouveau ».

Un document classique mais qui n’est que « la première lame du rasoir qui en a plusieurs », a précisé le président. Les équipes travaillent déjà sur la deuxième lame : une série de « propositions pragmatiques pour avoir une feuille de route au niveau national mais surtout au niveau territorial ».

Pour l’heure, le projet consiste en six priorités, que la fédération veut voir mieux appliquer dans le prochain quinquennat :

  • La solidarité en actes, un principe fondamental : lutte pour l’accès « de tous aux droits de tous » ;
  • Favoriser la participation de tous à un projet commun : donner plus la parole aux usagers ;
  • Lutter contre la précarité et refuser les inégalités : coconstruire avec les pouvoirs publics les prochaines campagnes/lois de lutte contre la pauvreté ;
  • La protection de tous, boussole de notre organisation : faire de l’éducation une « priorité absolue » ;
  • Une révolution numérique pour tous : prendre en compte la fracture numérique qui « peut se révéler au moins aussi dangereuse que la fracture sociale » ;
  • La prévention, un nécessaire pivot des politiques publiques : peu prise en compte actuellement, la prévention permettrait pourtant une politique plus efficace et moins coûteuse.

Pour toutes ces thématiques, une chose est sûre selon Patrick Doutreligne :

Cela se passera dans un échange avec les pouvoirs publics, des modalités de co-construction à inventer. Certains pensent que comme ils ont la démocratie et l’argent, ils ont raison… Et nous, il faut qu’on ne soit pas persuadé d’avoir raison parce qu’on est sur le terrain.

Une convergence avec les pouvoirs publics qui doit aussi se faire « avec la population des personnes aidées et avec la population en général », a-t-il ajouté. La question de la révolution numérique, et notamment de la (non-)présence des associations du secteur médico-social a plusieurs fois été souligné comme un manque dans la société actuelle.

Réponses variées des candidats

Avaient été conviés à répondre à ce projet quatre candidats : François Fillon (LR), Benoît Hamon (PS), Emmanuel Macron (En Marche !) et Jean-Luc Mélenchon (France insoumise).

Si aucun des candidats n’étaient présents, leurs représentants ont répondu aux questions des associations du social, s’engageant plus ou moins sur les priorités.

Fillon : « Remettre l’Homme au cœur des politiques sociales »

Isabelle Le Callennec, députée LR d’Ille-et-Vilaine, spécialiste des questions sociales et de santé, a martelé la volonté pour le candidat de la droite et du centre de « remettre l’Homme au cœur des politiques sociales » avec un parcours personnalisé, facilité par la mise en place d’un référent unique et la généralisation de l’expérimentation sur le coffre-fort numérique qui permet aux usagers d’avoir accès à leurs documents où qu’ils soient.

Pas question pour François Fillon de faire des « promesses pas tenables », a souligné la députée, qui a rappelé la volonté du candidat de mettre en place une loi de programmation de lutte contre la pauvreté et l’exclusion, sur modèle de la loi de programmation militaire.
Elle se basera sur le plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté lancé en 2013 par le gouvernement Ayrault, qui prévoyait des évaluations annuelles : « tout ce qui va dans le bon sens, il n’y a aucune raison de le remettre en cause, donc on s’appuiera dessus pour la suite », a-t-elle assuré, citant notamment la garantie jeune.

François Fillon prévoit également une simplification des minima sociaux avec la mise en place d’une allocation sociale unique qui fusionnerait Revenu de solidarité active (RSA), Allocation de solidarité spécifique (ASS), la Prime d’activité et les allocations logement (1).

Macron : Assurer des financements pérennes

Exercice d’équilibriste pour le représentant d’Emmanuel Macron, Christophe Itier, président d’une association médico-sociale du Nord, qui devaient répondre aux questions alors que le programme de son candidat ne sera détaillé que la semaine prochaine.

Utilisant le « nous » aussi bien pour parler des propositions d’En marche ! que des difficultés des directeurs d’associations membres de l’Uniopss, il a prôné la fin du « stop and go » dans le financement des associations par les pouvoirs publics avec des crédits qui tombent dans certains territoires de façon très irrégulière.

Il a également annoncé un plan d’investissements de 15 milliards d’euros en cinq ans pour les territoires en difficultés, sur tous les champs : fracture numérique, accessibilité des territoires… 10 de ces 15 milliards seront versés directement aux collectivités « pour décliner les investissements localement » pour provoquer « un effet leviers sur un certain nombre de politiques dont la lutte contre le chômage ».

Surtout, la loi de programmation « sera la règle » générale. « Dès l’installation du gouvernement, une programmation à 5 ans sera faite pour l’ensemble des champs de la compétence de l’Etat [dont la lutte contre la pauvreté, Ndlr]. Le but est d’avoir une position très claire à long terme avec des budgets assurés sur 2 ans », a détaillé Christophe Itier.

Hamon : le revenu universel comme base

« La 5e puissance économique mondiale ne peut pas se satisfaire des inégalités. Ce qui passe par un nouveau paradigme du partage des richesses, c’est au cœur du projet politique de Benoît Hamon », a souligné en ouverture de son propos Jérôme Guedj, ancien président de l’Essonne et porte-parole du candidat socialiste.

« Je n’étais pas un convaincu du revenu universel, a reconnu l’ancien soutien d’Arnaud Montebourg. Mais je reconnais à Benoît Hamon qu’il a replacé la question sociale au cœur de la campagne. Le revenu universel est un outil de réorganisation du partage de la richesse, aussi puissant que la constitution de la Sécurité sociale. Il permet de combler les trous dans la raquette de la Sécu dont la lutte contre la pauvreté en fait partie. » Le porte-parole a ensuite détaillé les trois étapes de la mise en place du dispositif :

  • Revalorisation de 10% et automatisation du RSA dès l’élection avec la mise en place d’un revenu universel pour tous les jeunes de 18 à 25 ans ;
  • Mise en place d’un revenu universel sous condition de ressources qui viendraient remplacer les minima sociaux
  • Elargissement du dispositif à toute la population.

Jérôme Guedj a aussi dévoilé une proposition « imminente » du candidat socialiste : un « bouclier de service public » pour que pas un Français ne vive à plus de 30 minutes d’un service public (« CPAM, Caf, Poste, école et certain nombre de services publics ») sur le modèle des urgences accessibles pour tous en 30 minutes maximum lancé par Marisol Touraine.

Mélenchon : « relancer la machine économique »

« La pauvreté est due à notre système économique », a souligné Alexis Corbière, porte-parole du candidat de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon qui a appelé à mener une « bataille culturelle » pour refuser qu’en France 500 SDF meurent chaque année.

Il propose la mise en place d’une « garantie dignité » : une fois que toutes les aides potentielles sont additionnées, il faudra s’assurer que le total est supérieur au seuil de pauvreté. « Si on part du principe qu’en-dessous de ce seuil on ne peut pas vivre, alors il faut que les allocations soient au-dessus », a-t-il expliqué.
Mais sans détailler le chiffrage de cette mesure alors qu’actuellement le RSA s’élève à environ 530 euros par mois pour une personne seule alors que le seuil de pauvreté est estimé entre 840 et 1008 euros mensuel (selon que l’on choisit 50 ou 60% du revenu médian).

Par ailleurs, le candidat de la France insoumise annonce vouloir injecter 33 milliards d’euros pour la lutte contre la pauvreté, « un investissement qui ne sera que positif », assure Alexis Corbière. La somme sera prélevée sur les 100 milliards empruntés pour investir massivement et compenser la baisse des investissements depuis 2012.

L’absence du FN justifiée

Comme la plupart des fédérations proposant des plateformes aux candidats (Fondation Abbé-Pierre, collectif Alerte, Fédération des acteurs de la solidarité…), l’Uniopss n’avait pas invité le Front national à participer à son débat. « Trop d’écart avec nos valeurs », a commencé par indiquer le président de la fédération qui a ensuite détaillé les débats au sein du comité :

« La décision a été assez partagée, avec trois courants : pour certains, il n’y avait aucune raison qu’un parti qui représente 25 à 30% de la population dans les sondages ne soit pas là ; d’autres voulaient les inviter pour démonter leur discours ; enfin les partisans de ne pas les inviter, majoritaires d’assez peu, car nous ne voulions pas donner au FN la légitimité d’un parti comme les autres avec qui on peut parler ».

« L’image d’une tribune où le FN défendrait des idées totalement opposées aux nôtres, notamment sur la fin de la scolarisation des enfants sans papier, est inentendable », ajoute plus personnellement Patrick Doutreligne qui conclut : « Je ne suis pas sûr qu’on ait raison… et démocratiquement on a tort. »

Et en cas de victoire de Marine Le Pen le 7 mai prochain ? « Nous sommes des républicains, si le peuple choisit cette majorité-là, on sera obligé de faire avec. Mais on sera dans une position de résistance », prévient-il.

Cet article est en relation avec les dossiers

Notes

Note 01 les personnes touchant actuellement seulement les allocations logement continueraient, elles, de les toucher. Retour au texte

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

L’Uniopss propose son projet de société aux candidats à la présidentielle

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X