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Election présidentielle

Chez les fonctionnaires, Emmanuel Macron et Marine Le Pen font la course en tête

Publié le 21/02/2017 • Par Marie-Pierre Bourgeois • dans : France

Drapeau
Pixabay
A moins de huit semaines du premier tour, les intentions de vote des fonctionnaires se tournent vers Emmanuel Macron. Une montée directement liée au rejet de la candidature de François Fillon, empêtré dans les soupçons d’emploi fictif de sa femme. Le lien historique avec le PS semble, lui, profondément distendu tandis que l’ancrage du Front national dans les catégories C se solidifie.

Le quatrième volet du suivi régulier des intentions de vote des fonctionnaires pour l’élection présidentielle du Cevipof réalisé par Luc Rouban, directeur de recherche du CNRS , éclaire le jeu électoral à l’approche du premier tour. Un processus de cristallisation apparaît du fait de la stabilisation de l’offre électorale après deux primaires qui ont déjoué tous les pronostics.

Conséquence de « l’affaire Fillon »,  les fonctionnaires se détournent de sa candidature

Premier enseignement du nouveau volet de cette enquête électorale au long cours : François Fillon perd beaucoup de terrain dans la fonction publique. Mis en cause dans une affaire qui interroge sur l’éthique en politique alors que les fonctionnaires font eux-mêmes l’objet de nouvelles mesures visant à renforcer leur déontologie, sa candidature souffre désormais d’un déficit d’adhésion.

« La moitié des fonctionnaires interrogés dans le cadre de cette enquête font état de leur colère sans que la nature de la fonction publique ou la catégorie hiérarchique ne joue dans la distribution des réponses. Entre un tiers et un quart font plutôt état d’une déception » explique l’historien de la fonction publique.

La comparaison avec le privé montre que la colère est plus forte chez les fonctionnaires. Il a perdu près de 7 points dans les intentions de vote des fonctionnaires territoriaux, passant de 18% en décembre à 11,5% en février après « l’affaire Pénélope Fillon ». C’est dans la catégorie B de la FPT qu’il est aujourd’hui au plus bas avec 7%.

Emmanuel Macron gagne du terrain parmi la fonction publique

Autre nouveauté mise en exergue par cette étude sur le vote des fonctionnaires, l’émergence d’une force politique centriste. En effet, l’addition des suffrages potentiels en faveur de la très probable candidature de François Bayrou et celle d’Emmanuel Macron atteignent 30% dans le secteur public.

Plus largement, Emmanuel Macron est aujourd’hui à 22% des intentions de vote dans la fonction publique territoriale, au coude à coude avec la fonction publique d’Etat et ses 22,3%. En cause, « les effets de radicalisation engendrées par les primaires, qu’elles soient de droite ou bien de gauche, qui ont créé un espace grand ouvert au centre » souligne l’étude.

Ce bon score de l’ancien ministre de l’Economie ne doit pas toutefois pas cacher la forte polarisation que créé le candidat d’En Marche parmi les fonctionnaires. Il obtient ainsi ses meilleures intentions de vote dans les catégories A (27% en février contre 17,5% en décembre) tandis que ses résultats les plus bas sont obtenus parmi les catégories C de la FPT avec 21%.

« Ce recentrage de l’électorat fonctionnaire, qui se traduit par une attraction indéniable pour la candidature d’Emmanuel Macron, signifie également que le lien historique avec la gauche s’est distendu » analyse Luc Rouban.

tableau 2

Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Benoît Hamon engrange des voix parmi les catégories A et B et peine à séduire les catégories C

En effet, si Benoît Hamon attire plus les suffrages des salariés du public que n’auraient pu le faire Manuel Valls ou Arnaud Montebourg d’après la précédente étude de décembre, sa candidature peine à décoller dans cet électorat. En effet, 37% des fonctionnaires territoriaux ont voté François Hollande en premier tour en 2012 tandis que 19,4% envisagent aujourd’hui de glisser un bulletin socialiste dans l’urne.

Ce sont parmi les catégories A et B, respectivement avec 20,2 et 21% que le socialiste recueille le plus d’adhésion. Les catégories C lui font défaut avec 16,2%.

« Benoît Hamon peine à rallier les fonctionnaires car son progrès dans les intentions de vote s’explique principalement par le transfert de voix qui se portaient pendant les primaires de gauche sur Jean-Luc Mélenchon » avance l’étude.

tableau 4

Jean-Luc Mélenchon en nette baisse

Cet effet de vase communicant entre le Parti socialiste et le Front de gauche explique que le candidat de la France insoumise soit, lui, sur la pente descendante. Si les catégories C de la FPT sont celles qui se prononcent le plus en faveur de Mélenchon puisqu’il y réalise son plus haut niveau d’intention de vote avec 15% des intentions de vote, elles atteignaient pourtant 21,3% en décembre.

Peu appréciés des cadres de la fonction publique, c’est parmi les agents de catégorie A de la territoriale qu’il enregistre son plus mauvais score avec 10,5% des intentions de vote.

Marine Le Pen de plus en plus solide

Enfin, Marine Le Pen est à son plus niveau depuis 2016 dans les catégories C des trois fonctions publiques. 28,7% de ceux-ci envisagent de voter pour la candidate du Front national, bien devant Emmanuel Macron (20,2%), Benoît Hamon (16,2%) et Jean-Luc Mélenchon (12,8%). « L’ancrage du Front national dans les catégories les plus modestes de la fonction publique dont la crise s’est invitée avec force dans la campagne électorale ne se dément pas » explique Luc Rouban.

Mais les catégories A restent les plus réfractaires au vote en faveur de Marine Le Pen. Seules 11,8% d’entre elles déclarent souhaiter voter pour le FN au premier tour. Plus largement, la candidate rassemble sur son nom 20,2% des fonctionnaires territoriaux, toutes catégories confondues.

Face à cet éparpillement des intentions de vote des fonctionnaires qui ont longtemps majoritairement voté à gauche, Luc Rouban y décèle « l’absence d’une vision claire de ce que doit désormais être le service public, et pèse fortement sur le vote des fonctionnaires ».

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