Biodiversité

L’ Île-de-France lance un plan pour développer ses espaces verts

| Mis à jour le 26/07/2017
Par • Club : Club Techni.Cités

© gabylegeai - Fotolia

Lors du dévoilement de son plan Vert (2017-2021), la région Île-de-France a annoncé qu'elle allait créer son agence régionale de la biodiversité. Elle a aussi annoncé qu'elle souhaitait accompagner les collectivités franciliennes dans le développement des espaces verts, sur les plans financiers et techniques.

Après l’Aquitaine et la Bourgogne Franche-Comté, la région Île-de-France (IDF) a annoncé lundi 20 février 2017 vouloir créer une agence régionale pour la biodiversité sur son propre territoire. Pour rappel, en plus de créer une agence au niveau national (la fameuse « Agence française pour la biodiversité »), la loi pour la reconquête de la biodiversité offre aux régions qui le souhaitent la possibilité de créer leurs propres antennes locales.

Ces agences régionales de la biodiversité (ARB) pourront assurer des missions d’assistance technique auprès des collectivités, ou d’animation au niveau régional. « La constitution de cette agence régionale, […] concourra à la volonté de la région de renforcer la nature et la biodiversité en Île-de-France », a annoncé la région IDF dans un communiqué.

Un plan « vert » pour 2017

Une initiative qui s’inscrit dans le cadre du plan Vert lancé par la région pour 2017-2021. Pour l’heure, un budget de 5 millions d’euros a été accordé dans le cadre de ce plan, ce qui devrait permettre de « financer une vingtaine de projets ». Ce budget s’étale sur une demi-année environ, le règlement d’intervention ne devant être adopté par la région qu’à partir du mois de mai 2017, après la délibération qui sera discutée au Conseil régional les 9 et 10 mars prochains.

L’agence de l’eau Seine-Normandie  et CDC Biodiversité (filiale du groupe Caisse des Dépôts) ont par ailleurs prévu de s’associer à ce plan, en apportant des aides financières complémentaires. A titre d’exemple, la région va mettre en œuvre, en partenariat avec CDCBiodiversité, un dispositif de compensation écologique sur son territoire.

Appui financier et AMO

En parallèle, l’Île-de-France prévoit d’apporter un appui financier à la création et à la requalification d’espaces verts ouverts au public (études, terrassements, achats des végétaux et plantation, etc.) ainsi qu’un appui aux projets réduisant l’effet d’îlot de chaleur en ville.

Une aide à la désimperméabilisation des espaces publics  (via la suppression des revêtements artificiels type béton ou bitume) est également prévue, ainsi qu’un accompagnement technique, visant à conseiller les collectivités territoriales dans l’élaboration de leurs projets d’espaces verts. « La priorité sera donnée aux territoires carencés ou très carencés », précise toutefois la région.

57 communes prioritaires

Ces actions seront renforcées dans  les 57 communes considérées comme « carencées et affectées par des facteurs aggravants » tels que des points noirs environnementaux ou ceux présentant des perspectives de densification » par la région.

Les 57 territoires concernés (à savoir 53 communes et 4 arrondissements parisiens) pourront bénéficier d’un « contrat vert » destiné à financer, entre autre, des études de diagnostic et des actions locales en faveur du développement d’espaces verts.

Rôle de l’AEV en question

Le rôle de l’Agence des espaces verts (AEV) francilienne est également appelé à être renforcé, la vice-présidente de la région, Chantal Jouanno, ayant confirmé que « l’AEV sera un acteur important pour la mise en œuvre de plan ».

Un constat qui interroge, à l’heure où l’agence elle-même subit d’importantes restrictions budgétaires. Les salariés de l’agence avaient notamment manifesté au début de l’année 2017 rue de Babylone, à Paris, pour obtenir des réponses quant à leur avenir. Or, la vice-présidente a rencontré les syndicats hier, suite à l’annonce du plan vert par la région. « Nous avons été rassurés sur un point : l’agence des espaces verts va perdurer et nous ne seront pas intégrés à la région […] Mais nous avons eu des réponses partielles, et nous sommes toujours en attente », estime Jean-Pierre Pioger, de l’UNSA Territoriaux.

En effet, plusieurs questions quant au rôle à venir de l’agence au sein du futur plan vert demeurent en suspens. Premièrement, il est question de savoir si les subventions accordées aux collectivités seront gérées par l’AEV ou directement par la région. Enfin, si la région veut accentuer ses actions sur les zones carencées en espaces verts, rien n’exclut que celle-ci ne cède du foncier hors zone de carence pour financer en partie les acquisitions de l’AEV. « Pour nous, il y a un dialogue ambigu », ajoute le syndicat.

 

 

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