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Présidentielle 2017

Les candidats pas assez ambitieux pour la lutte contre la pauvreté selon les associations

Publié le 07/02/2017 • Par Isabelle Raynaud • dans : A la une, Dossiers d'actualité, France

Les membres du collectifs Alerte présentent leurs propositions aux candidats à la présidentielle 2017.
Les membres du collectifs Alerte présentent leurs propositions aux candidats à la présidentielle 2017. I.R.
Le collectif Alerte a présenté mardi 7 février 2017 ses propositions aux candidats à l’élection présidentielle en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion. L'accompagnement des plus pauvres est au cœur de leurs demandes.

« Nous constatons, et regrettons, que la question de la lutte contre la pauvreté n’est un axe de campagne pour aucun des candidats » à l’élection présidentielle, a tenu à souligner en ouverture de la conférence de presse François Soulage, président du collectif Alerte, qui regroupe 38 fédérations et associations nationales de lutte contre la pauvreté et l’exclusion (1). Pourtant, 14% de la population française vit en dessous du seuil de pauvreté.

Le collectif a donc contacté les principaux candidats et commencé à travailler avec certaines équipes de campagne pour être entendu. « Nous rencontrerons aussi les candidats sur l’aspect politique des questions », assure François Soulage. A l’exception de Marine Le Pen : « Il y a trop de différences, nous ne serions pas entendus, notamment sur l’accueil inconditionnel des personnes, y compris étrangères. Nous ne voulons pas être instrumentalisés. »

Faire mieux que le plan pauvreté

Le quinquennat sortant avait mis en place, en 2013, le plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté. « Il a peut-être contribué à ce que la situation reste stable », indique le président d’Alerte qui ne possède pas de données chiffrées.
Mais le bilan du plan n’est pas suffisant aux yeux des associations. Elles demandent une loi-cadre, avec une programmation financière et pas seulement un plan interministériel, comme celui mis en place par le gouvernement Ayrault.

Une loi-cadre qui ferait également de la lutte contre l’exclusion un axe majeur de la politique du nouveau Président. Le collectif souhaite qu’y soient développées cinq priorités :

  • Une réforme des minima sociaux ;
  • Une politique ambitieuse de formation professionnelle et d’alternance ;
  • Des investissements sociaux massifs dans la lutte contre l’isolement, pour la petite enfance, et dans le soutien à la parentalité ;
  • Une politique du logement repensée vers le logement durable direct ;
  • Une politique de santé accessible à tous.

Un seul minima social

Alerte ne souscrit pas à l’idée à la mode du revenu universel. « C’est une idée qui paraît simple mais qui remet beaucoup de choses en cause », souligne Véronique Fayet, présidente du Secours catholique. Elle craint notamment que ce revenu ne devienne « le solde de tout compte pour les personnes exclues, sans qu’on ne les aide plus à retrouver un travail ».

Les personnes doivent en revanche pouvoir avoir accès à une allocation facilement, sans avoir à raconter leur histoire dans différents services et en redonnant des papiers plusieurs fois.
Le collectif demande donc la mise en place effective du « Dites-le nous une fois » ou du coffre-fort numérique, qui doivent permettre aux usagers de ne pas répéter leurs demandes et d’avoir accès, n’importe où, à leur documents, électroniquement.

Le collectif milite aussi pour une simplification des minima sociaux, dont le nombre passeraient de 10 à 1, « avec peut-être une distinction pour les personnes âgées et les personnes handicapées », précise Véronique Fayet. Le montant de cette allocation unique serait fixé à 850 euros, soit près du double du RSA actuel.

« Aujourd’hui, les 10 minimas coûte 24 milliards d’euros par an. Avec un minima social à 850 euros mensuels, automaticisé pour que les 30% d’allocataires potentiels du RSA qui ne le touchent pas actuellement y aient droit, le surcoût serait d’environ 30 milliards par an. Soit un dixième de ce que coûterait un revenu universel à 500 euros par mois ! »

Un « coût réaliste » résume la présidente du Secours catholique qui souligne que les montants versés aux allocataires seraient réinvestis immédiatement dans l’économie.

Véritable accompagnement vers l’emploi

Les associations souhaitent la mise en place d’un « triptyque vertueux » : « revenu minimum garanti – accompagnement effectif – politique d’emploi renforcée ».
A côté du nouveau minima social unique, il faut revoir les politiques d’insertion. « 20% des bénéficiaires du RSA n’ont aucun suivi », déplore Véronique Fayet. Le collectif recommande également de « sortir du face à face entre l’usager et le travailleur social », pour mettre en place des rencontres collectives qui permettent de développer l’entraide entre personnes.

L’aide au retour à l’emploi doit également être intensifiée. « L’emploi est un droit, reconnu dans le Préambule de la Constitution », a rappelé Louis Gallois, président de la Fédération des acteurs de la solidarité (ex-Fnars). Il faut développer la formation. Le collectif demande « la formation de 750.000 chômeurs de longue durée par an », un chiffre supérieur au plan 500.000 formations de 2016, mais qui ne représente qu’environ 24% des chômeurs de longue durée, selon Louis Gallois.

Les emplois aidés, souvent critiqués, devraient également être renforcés car ils « remettent le pied à l’étrier des personnes éloignées de l’emploi ».

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Cet article fait partie du Dossier

Présidentielle 2017 : les enjeux-clés pour les collectivités territoriales

Sommaire du dossier

  1. Présidentielle 2017 : les enjeux-clés pour les collectivités territoriales
  2. Réforme territoriale : le clash Macron-Le Pen
  3. Hervé Le Bras : « La nouveauté de cette élection, ce sont les clivages politiques à l’intérieur des régions »
  4. Présidentielle : faut-il supprimer le Sénat ?
  5. Ce qu’attendent les acteurs locaux des candidats à la présidentielle
  6. Présidentielle, législatives : quel coût pour les communes ?
  7. Présidentielle : faut-il réduire la part du nucléaire et accélérer la transition énergétique ?
  8. La lutte contre la fracture territoriale, le passage obligé des candidats ?
  9. Le réseau Rn2a demande aux candidats de s’engager pour des archives « citoyennes »
  10. Présidentielle : faut-il instaurer un revenu universel ?
  11. Présidentielle : doit-on abroger la réforme territoriale ?
  12. Présidentielle : le logement social doit-il être réservé aux plus pauvres ?
  13. Présidentielle : faut-il faire jouer la «Clause Molière» ?
  14. Les bibliothécaires demandent un équipement accessible en 15 min
  15. Les banlieues : grandes oubliées de la présidentielle ?
  16. Les propositions institutionnelles de Jean-Luc Mélenchon : en route pour une VIè République
  17. Primaire à gauche : ce que l’on sait des programmes des candidats
  18. Présidentielle : faut-il nationaliser l’accès au numérique ?
  19. Transition énergétique : ce que prévoient les candidats sur le volet financier
  20. Vieillissement : les candidats ne proposent rien de vraiment jeune
  21. Primaire de la droite et du centre : les fonctionnaires aux enchères ?
  22. Logement : les programmes des candidats ne « cassent pas des briques »
  23. Présidentielle : doit-on aller vers une laïcité de combat ?
  24. Nicolas Dupont-Aignan : « La France est en train de crever »
  25. Déserts médicaux : ce que proposent les candidats à la présidentielle
  26. Présidentielle : faut-il supprimer des postes de fonctionnaires ?
  27. « Les fonctionnaires en faveur de François Fillon parient qu’il ne tiendra pas ses promesses »
  28. Le comparatif des programmes des candidats à la primaire de droite
  29. Présidentielle : ce que propose Benoît Hamon pour rénover la démocratie
  30. Revenu universel, réforme du RSA… Que proposent les candidats en matière de minima sociaux ?
  31. Emmanuel Macron prescrit une cure de rigueur aux collectivités territoriales
  32. Le credo jacobin de Marine Le Pen
  33. Comment relancer les investissements : les candidats répondent à la FNTP
  34. Les candidats pas assez ambitieux pour la lutte contre la pauvreté selon les associations
  35. Alain Juppé, le Girondin
  36. François Fillon : les paradoxes d’un notable jacobin
  37. Jean-François Copé : « Fusionnons les départements et les régions »
  38. François Fillon : « Il faut réduire les effectifs dans la fonction publique »
  39. Présidentielles : l’environnement, ça commence à se défaire ?
  40. Alain Juppé : « Le statut de la fonction publique a ses raisons d’être »
  41. Nicolas Sarkozy : « Les fonctionnaires devront travailler davantage »
  42. Jean-Frédéric Poisson : « Mettons fin à la logique du déracinement en renforcant les départements »
  43. Nathalie Kosciusko-Morizet : « Le statut du fonctionnaire n’a plus lieu d’être dans de nombreux domaines »
  44. Bruno Le Maire : « Le statut de la fonction publique ne doit plus être la règle, mais l’exception »
  45. Jean-Luc Bennahmias : « l’accueil des migrants permettrait de repeupler les villages français »
  46. François de Rugy : « la décentralisation est le rendez-vous manqué de François Hollande »
  47. Pourquoi les élus à la culture demandent une reconfiguration de la Rue de Valois

Thèmes abordés

Notes

Note 01 Amicale du Nid, Association des Collectifs Enfants Parents Professionnels (ACEPP), Association des Paralysés de France (APF), Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie (ANPAA), Association Service Social Familial Migrants (ASSFAM), Cimade, Citoyens et Justice, Comité Chrétien de Solidarité avec les Chômeurs et précaires (CCSC), Coorace, Croix Rouge française, Droits d’Urgence, Emmaüs France, Familles Rurales Fédération Nationale, Fédération des acteurs de la solidarité, Fédération des Associations et des Acteurs pour la Promotion et l'Insertion par le Logement (FAPIL), Fédération Entraide Protestante, Fédération Française des Banques Alimentaires, Fédération Habitat et Humanisme, Fédération nationale des associations solidaires d’action avec les Tsiganes et Gens du voyage (FNASAT-Gens du voyage), Fédération SOLIHA, Fédération Vacances et Familles, Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés, Fondation Armée du Salut, Fonds Social Juif Unifié (FSJU), France Terre d’Asile, Les petits frères des Pauvres, Ligue des droits de l’Homme, Médecins du Monde, Mouvement ATD Quart Monde, Secours Catholique, Société de Saint-Vincent-de-Paul, Solidarités Nouvelles face au Chômage (SNC), Union nationale ADMR, Union nationale des associations familiales (UNAF), Union nationale des familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (UNAFAM), Union nationale pour l’habitat des jeunes (UNHAJ), Union professionnelle du logement accompagné (UNAFO), Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux (UNIOPSS). Retour au texte

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Les candidats pas assez ambitieux pour la lutte contre la pauvreté selon les associations

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Pad

23/03/2017 09h22

Tout cela est un vœu pieu et louable, mais… mais la réalité est bien triste. Senior demandeur d’emploi depuis 7 ans, je perçois l’ASS, 500 euros par mois que d’ailleurs Pôle emploi ne me verse plus depuis août 2015. La grande précarité, la survie non la vie, je connais. Les difficultés aussi, et plus on est dans la difficulté, plus en on rencontre dans un système archi-administratif. Que dire ? Plan de lutte contre la pauvreté : c’est quoi pour être un total absent en ce qui me concerne et dont personne ne m’a parlé. Politique de santé accessible à tous : après 13 mois de lutte acharné envers la CPAM (interlocuteurs non compétents, entité fantôme, acteurs en fuite…), je suis arrivé à obtenir la CMU-C ; quand je l’ai faite valoir, j’en ai été de ma poche à payer un dépassement subitement apparu sans information préalable, donc je ne me soigne plus au risque d’être mis de fait en difficulté. Les papiers, les justificatifs, raconter son histoire, cela est vrai à outrance jusque dans les méandres des Restaurants du Cœur qui a établi un règlement intérieur national qui en est l’image plus que de raison. Un véritable accompagnement vers l’emploi : quel est le candidat suffisamment ambitieux pour éradiquer Pôle emploi et mettre en place une véritable structure d’accompagnement. Suivi PPAE, je n’ai pas eu d’entretien depuis trois ans, les conseillers qui défilent les uns après les autres convoquent bien, mais ils ne sont jamais aux rendez-vous ! Formations ; j’en ai réclamée une que Pôle emploi a rejeté sans motif, une autre que pôle emploi a mise en place a été pitoyable et inutile. Accompagnement : je me suis inscrit auto-entrepreneur mais me suis aussitôt désinscrit face au comportement de Pôle emploi qui a arrêté de me verser l’ASS bien que je n’ai eu aucune activité… Formations, emplois aidés, des milliards d’euros sont injectés mais le fer de lance reste l’économie : c’est sa relance qui permettra aux entreprises de créer de vrais emplois et ainsi de diminuer la pauvreté. J’oubliais : pauvreté, le Trésor Public est dans le déni.

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