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Développement durable

Autonomie alimentaire : zoom sur 5 initiatives qui font leur preuve

Publié le 27/01/2017 • Par Olivier Descamps • dans : Dossiers d'actualité, France

Gemüse
PhotoSG - Fotolia
D'aucuns rêvaient de construire les villes à la campagne. Aujourd'hui, les urbanistes se penchent plutôt sur la possibilité de redonner aux citadins une âme de cultivateur. Zoom sur cinq initiatives permettant de passer du rêve à la réalité.

Non, les villes ne se passeront jamais du monde rural pour s’alimenter. Pour autant, la minéralisation sans fin et l’étalement urbain ont fait long feu. Après avoir été longtemps boudée, l’agriculture revient en ville, au nom de l’autonomie alimentaire, de la lutte contre le phénomène d’îlot de chaleur urbain ou de la nécessité de recréer du lien social entre les habitants. Contemporaine, elle prend de multiples formes.

01 – Jardins partagés : presque un classique

Bien que les projets immobiliers aient une fâcheuse tendance à grignoter l’espace dont ils ont besoin, les jardins familiaux aussi qualifiés de « jardins ouvriers » sont toujours bien présents dans certaines communes qui les laissent à disposition de leurs habitants contre une redevance symbolique.

Sans remettre en cause ces parcelles historiques, certaines villes misent désormais sur le concept de jardins partagés plus en phase avec le mode de vie contemporain. Les jeunes citadins ayant rarement grandi les mains dans la terre, ils rechignent davantage que leurs aînés à créer seuls leur potager et sont plus facilement attirés par sa version coopérative. Alors que jardiner requiert une attention de tous les instants, la mutualisation garantit en outre la possibilité de prendre des vacances comme on l’entend. En plus des communes, de nombreux bailleurs sociaux misent sur la création de jardins partagés en pied d’immeuble et s’appuient sur des associations ou des usagers référents pour animer ces espaces qui visent à créer du lien entre les habitants.

02 – Les Incroyables Comestibles : l’option libertaire

Prenez un espace public au hasard, sans jardinier attitré et sur lequel chacun peut venir planter ou prélever ce que bon lui semble. Bienvenue dans le monde des Incroyables Comestibles ! Ce concept un tantinet anarchique est né il y a près de dix ans dans la ville britannique de Todmorden (15 000 hab.). Quelques habitants se sont permis de s’approprier une partie de l’espace public pour y planter des choux et des herbes aromatiques avec ce seul message « nourriture à partager ».

Après avoir hésité à sortir leurs carnets de procès-verbaux, les policiers municipaux se sont, eux aussi, équipés de pelles et de pioches et l’initiative a fait le tour du monde. En France, des dizaines de collectivités comptent aujourd’hui des espaces que l’on ne peut pas qualifier d’autogérés tant il est difficile de définir le périmètre exact de ses participants… Avec, bien sûr, plus ou moins de réussite et des mises en culture parfois plus contrôlées que le laisser-faire originel.

Il n’empêche. A Albi (49 300 hab., Tarn), par exemple, les Incroyables Comestibles réunis en association ont largement contribué à convaincre la ville de rejoindre le calendrier de Todmorden. Objectif : atteindre l’autosuffisance alimentaire en 2020.

03 – La ferme urbaine : une action pédagogique

Si les néoruraux fuient les villes pour retrouver le calme des campagnes, ils croisent parfois les néopaysans qui, eux, n’ont qu’une envie : combiner une activité agricole et un mode de vie urbain. L’espace n’étant pas extensible, ils tentent de défricher de nouveaux modèles de développement, comme la permaculture qui bannit les intrants chimiques et la mécanisation pour limiter les dépenses inutiles.

Entre 2011 et 2015, une étude de l’Inra a montré qu’une parcelle de 1 000 mètres carrés bien gérée peut suffire à salarier une personne à temps plein. Autre option : s’affranchir de l’exigence de rentabilité en apportant une autre valeur ajoutée à son travail.

Pour redonner à leurs habitants un contact avec le milieu agricole, bon nombre de villes sont prêtes à financer des installations qui s’ouvrent à l’accueil de classes. Les néopaysans deviennent alors, parallèlement à leur activité, des animateurs pédagogiques en lien étroit avec les services « éducation » de la collectivité.

04 – L’Amap : le lien direct

Souvent considérées comme des attrape-bobo, les associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap) se sont imposées dans les paysages urbains. Objectif : recréer du lien entre producteurs et consommateurs en privilégiant la vente directe de légumes, mais aussi de viande, de miel ou de fromage.

Même si la réalité des prix pratiqués est très différente d’un bout à l’autre du territoire, la suppression des intermédiaires permet généralement aux différentes parties de s’y retrouver financièrement.

Les maraîchers limitent ainsi leur gaspillage en choisissant eux-mêmes chaque semaine les légumes dont ils disposent pour remplir les paniers. Plus proches des producteurs, les consommateurs peuvent, quant à eux, leur faire part de leur satisfaction ou de leur éventuel mécontentement.

Les collectivités, enfin, accompagnent le mouvement de manières très différentes : mise à disposition de locaux pour les distributions hebdomadaires, subventions, communication, voire aide à l’installation de producteurs qui s’engagent à privilégier la vente directe.

05 – Culture hors-sol : une idée innovante

A défaut d’espace, l’agriculture ne pourrait-elle pas trouver sa place sur des murs ou sur des toits ? Sans surprise, ce sont le plus souvent les grandes villes qui acceptent d’accompagner ceux qui répondent favorablement à cette question. Ce sont à la fois les plus denses, donc les plus intéressées par de nouveaux procédés, et les plus à même de prendre des risques pour des idées innovantes dont certaines ne passeront sans doute pas l’hiver.

En 2016, une bonne partie des lauréats de l’appel à projets « Parisculteurs » lancé dans la capitale promet d’utiliser le moindre recoin d’espace disponible pour faire pousser des légumes, des fruits ou des herbes aromatiques.

Et plusieurs parmi eux misent sur l’agriculture hydroponique, autrement dit hors-sol. La terre y est remplacée par un substrat organique parfois produit grâce à des déchets locaux dans un esprit d’économie circulaire et, dans la mesure du possible, irrigué par de l’eau de pluie. La jeune pousse Aéromate entend ainsi produire 12 tonnes par an de fraises ou de concombres sur 132 mètres carrés dans sa ferme de la Bourse. Et avec sa Caverne participative, Cycloponics fera pousser des champignons sur du marc de café.

« L’acheteur public doit mieux connaître son territoire »

Pascal verdier, chargé de mission « agriculture » à Rennes métropole (43 communes, 426 500 hab.)

Se pencher sur son autonomie alimentaire demande un travail à plusieurs échelles. Les communes y travaillent, notamment par la restauration scolaire où l’enjeu est de mettre le producteur local sur un pied d’égalité avec les grossistes. Ce qui n’est pas le cas si l’on demande dans un même lot de marché des pommes et des bananes. L’acheteur public doit apprendre à mieux connaître l’offre de son territoire et à utiliser en conséquence la réglementation des marchés publics. Depuis dix ans, nous constatons par ailleurs une forte dynamique de consommateurs qui veulent des produits bios et locaux, et de producteurs qui inventent de nouveaux modes de distribution. A la métropole, nous soutenons les agriculteurs qui se diversifient et se regroupent pour proposer de la vente directe collective. Nous restons malgré tout une terre d’élevage. Pas question de réorienter toute la production !

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