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Réorganisation terroriale

L’Agence des espace verts de la région Ile-de-France en tension pour sa survie

Publié le • Par • dans : Actualité Club Techni.Cités, Régions, Toute l'actu RH • Club : Club Techni.Cités, Club RH

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© Pascale Tessier

Inquiets de la réduction drastique de leurs budgets, de la disparition de certaines missions et redoutant la disparition de leur collectivité, les personnels de l’Agence des espaces verts ont manifesté mardi durant 4 heures, rue de Babylone, à Paris. En parallèle, une délégation a été reçue au conseil régional d'Ile-de-France, d’où les quatre représentants sont ressortis “mitigés.”

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Cet article est paru dans
Le Club Ressources Humaines

 

Fondée en 1976 sous la forme d’un établissement public, avec l’objectif de créer une ceinture verte autour de Paris, l’Agence des espaces verts (AEV) a aussi pour mission de mettre en mouvement la politique régionale des espaces verts. Pour autant, ce n’est pas un service du conseil régional d’Île-de-France, mais un établissement public distinct, comme tiennent à le souligner les salariés.

Depuis 40 ans, l’agence a ainsi acquis 14000 ha d’espaces naturels ou agricole, dans 6 des 8 départements franciliens (hors Paris et Hauts-de-Seine), mais aussi subventionné nombre de collectivités locales souhaitant créer leurs propres espaces verts, ou encore éduqué à l’environnement quelque 8000 scolaires chaque année.

Bien qu’ils soient “conscients de la nécessité de faire des économies”, les agents de l’AEV sont atterrés par ce qui leur est imposé, ce qu’ils redoutent et ce qui ne leur est pas dit.

“En septembre, Mme Pécresse nous a rassurés en disant que nous étions très qualifiés”, évoque Yves, salarié de l’AEV depuis 18 ans. “Mais nous étions inquiets, surenchérit Nicolas, technicien forestier depuis 12 ans, en poste à l’agence de Rosny-sur-Seine. En cause, “une baisse des budgets de l’entretien des forêts, parfois -80 % comme à Ferrières”, alors que les sommes allouées aux acquisitions sont passées de 8,4 M€ en 2015 à 3,84 M€ l’an dernier et à 800000€ en 2017.

Il en va de même pour l’aide à l’acquisition en direction des collectivités, divisée par six (de 2,4 M€ à 400000 euros), “alors qu’aucune localité ou intercommunalité n’est en mesure de prendre cela en charge en ce moment”, commente Yves. L’aménagement a quasiment été divisé par deux et le programme global d’investissement est passé de 19,65 M€ en 2015 à 7,5 M€ cette année, après une étape à 10M€ en 2016.

Aujourd’hui, l’AEV compte 139 postes occupés par 120 agents qui estiment n’avoir “aucune perspective de renouvellement des postes vacants.”

Suppression de l’AEV suggérée sans destruction confirmée

Au-delà des chiffres, les agents ont aussi appris le 6 décembre, par un communiqué de presse, que l’éducation à l’environnement, dispensée par 15 agents, allait être supprimée et “qu’il pourrait y avoir des reventes de terrains, acquis et aménagés.
« On n’a rien eu de plus précis, mais c’est du territoire public, il ne faut pas que ça change”, affirment les agents mobilisés.

Un nouveau coup leur a été porté début décembre (mais dont ils n’ont eu connaissance qu’en janvier) avec un amendement déposé par deux députés des Yvelines, Pascal Thévenot (maire LR de Vélizy, élu suite à la démission de Valérie Pécresse) et François de Mazières (maire LR de Versailles) qui demandent “la réinternalisation” de l’AEV au sein des services de la Région, puis sa dissolution en janvier 2018.” Un coup de massue qui a renforcé leur détermination à se battre pour défendre leur travail.

En parallèle de la manifestation, quatre agents ont été reçus, notamment, par Chantal Jouanno, vice-présidente en charge de l’écologie du développement durable, et Anne Cabrit, présidente de l’AEV.

“La seule chose positive est que Mme Jouanno viendra courant février exposer aux agents la future politique de la Région. Elle viendra remonter le moral des troupes”, commente Philippe, délégué CFDT. « Mais on a déjà compris qu’ils ne reviendraient pas sur la suppression de l’éducation à l’environnement”.

Un autre agent présent a jugé que l’échange avait été “ouvert, on ne peut plus honnête et qu’il n’y avait pas la volonté de détruire l’AEV, mais que sur les budgets, ça reste bien flou.”

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Mots-clés

Thèmes abordés Espaces verts - milieux naturelsManagement fonction publique

Régions Île-de-France

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  1. 1. Public / Privé 30/01/2017, 11h30

    Public / Privé, même combat!

    Le Public applique de plus en plus les méthodes du privé pour dans certains cas mettre un terme à une activité.
    Ce qui est "drôle" c'est que ces mêmes élus critiquent les privés quand ils décident de fermer un site très rapidement...

    Il est donc fort probable que cet EP disparaisse un jour avec une perte de compétences du service public et une ouverture toujours plus grande à la disparition des milieux naturels. J'avais cru comprendre que tout le monde était d'accord pour préserver la biodiversité...

  2. 2. agent AEV 25/01/2017, 17h59

    La situation RH que vous mentionnez est plus problématique que cela. Depuis 1 an, ce sont 34 agents de l'AEV qui ont quitté la structure : il n'y a eu aucun nouveau recrutement pour les remplacer. Certains services ont perdu 50% de leurs effectifs en quelques mois.
    A la tension budgétaire s'ajoute une tension "humaine", des dossiers qui s'accumulent, et un sentiment d'impuissance qui augmente à chaque annonce de départ.

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