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[Opinion] Social

CCAS : simplifier ne veut pas dire détruire – Joëlle Martinaux

Publié le 23/01/2017 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions

JOELLE MARTINAUXUNCCAS
UNCCAS
Pour la présidente de l'Union nationale des centres communaux et intercommunaux d'action sociale, Joëlle Martinaux, la fermeture de 5600 centres en 2016 est une décision injuste qui répond à des intérêts à court terme.

En 2016, 5 600 centres communaux d’action sociale (CCAS) de communes de moins de 1 500 habitants ont été supprimés. Ce dont le secrétariat d’Etat chargé de la Réforme de l’Etat et de la simplification semblait se féliciter ! L’an dernier, l’action sociale locale a visiblement fait les frais d’arbitrages financiers à court terme dont il n’est pas certain que les élus locaux, et encore moins nos concitoyens les plus en difficulté, aient à gagner.

Une stratégie de « cost killing »

On ne saurait en effet pavoiser ni se satisfaire de cette annonce, tant elle témoigne d’un climat peu propice au maintien, sans même oser parler de développement, d’une action sociale de proximité qui n’a pourtant jamais démérité. Ces mesures dites « de simplification administrative et budgétaire » à l’endroit des CCAS renvoient à des questions de fond : comment optimiser les dépenses sans nuire à la qualité du service rendu ? Comment répondre aux difficultés budgétaires qui s’imposent à tous, tout en préparant l’avenir ? Comment faire face à l’effet de ciseau progression des besoins sociaux/baisse des moyens ?

Ces questions, les élus locaux, dont ceux aux affaires sociales, y sont confrontés. Leur rôle est à la fois de répondre aux besoins présents de leurs administrés, de gérer l’urgence, mais aussi de s’inscrire dans un temps plus long, fondé sur une vision et un projet politiques en référence à ce pour quoi ils ont été élus. Dans ce cadre, gérer la pénurie est une chose. Etre aussi mal accompagnés et déconsidérés dans leur action en est une autre. A tel point que la notion d’investissement social, bien qu’essentielle aux yeux de bon nombre d’élus locaux, paraît presque anachronique.
Face à cette stratégie nationale du « cost killing », c’est-à-dire de réduction des dépenses à tout-va, les acteurs sociaux locaux ne disposent malheureusement pas des armes qui leur permettraient d’objectiver, à grand renfort de chiffres et autre statistiques, la partie immergée de l’iceberg. C’est-à-dire tout ce qui se passerait si l’action sociale locale ne jouait pas son rôle.

Réfléchir sur le long terme

Evidemment, il est beaucoup plus simple et immédiat de supprimer une ligne budgétaire correspondant au reste à charge pour la collectivité d’un service d’aide à domicile que de donner à voir, sur le long terme, les impacts d’une telle décision sur le plan humain, social, économique, politique et au final… financier !
Comme certains voudraient le laisser croire, ce n’est pas faire preuve d’immobilisme que de se remémorer les effets de la canicule de 2003 et donc de préserver les actions de prévention et de lutte contre l’isolement des personnes âgées. Ce n’est pas faire preuve de conservatisme que de mobiliser pour accueillir et accompagner en direct les personnes qui en ont besoin et non par site web interposé. De même, est-il dépassé de vouloir que sur l’ensemble du territoire de la République, chacun ait accès aux mêmes droits ? Et donc si difficile à admettre que les élus locaux doivent être encouragés dans cet objectif ?
En un mot, sous couvert de simplifier les normes, et tandis que la précarité augmente, pourquoi apparaît-il si urgent d’inciter les élus locaux à s’exonérer de la question sociale ? L’Union nationale des centres communaux et intercommunaux d’action sociale attend de l’année 2017 que des réponses plus constructives lui soient apportées.

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