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Entretien des espaces naturels

Le berger urbain, responsable du troupeau des espaces verts

Publié le 27/01/2017 • Par Frédéric Ville • dans : France

moutons
Phovoir
L’écopâturage est en vogue dans les collectivités, qui y ont recours pour gérer leurs espaces naturels. Il peut être conduit en régie par des agents volontaires. Présentation de ce métier ancien, qui retrouve en ville une seconde jeunesse.

«Environ 200 bergers urbains travailleraient aujourd’hui en régie », selon Vincent Bourrel, directeur de l’association Entretien nature & territoire. Leur rôle est celui d’un éleveur dont le troupeau entretient, en pâturant, des espaces naturels patrimoniaux ou difficiles d’accès, ainsi que des délaissés de voirie. C’est ce que l’on appelle l’écopastoralisme. Les bergers urbains sont aussi amenés à discuter avec les promeneurs et les enfants, ce qui apporte un volet animation à ce métier. Le plus souvent, ce sont des agents des services techniques ou des espaces verts qui consacrent 10 à 30 % de leur temps de travail aux animaux.

Un passé agricole non requis

« Quelques-uns ont un passé agricole, mais de moins en moins », remarque Vincent Bourrel. Parfois, ce sont les agents qui initient le pâturage, comme à La Chapelle-des-Fougeretz (4 700 hab., Ille-et-Vilaine). Michel Choux, agent des services techniques, s’y occupe de trois vaches et vingt chèvres en pâturage, et de trois ânes pour les balades et le transport scolaire. Il joue sur la complémentarité des animaux pour l’entretien des espaces : « Les chèvres vont dans les secteurs difficiles d’accès, comme aux abords des bassins de rétention, et consomment les ronces et joncs laissés par les vaches. »

Disponibilité et dévouement

Ce métier exige un grand nombre de manipulations au plus près des animaux afin d’assurer leur bien-être : remplir les abreuvoirs, apporter des compléments d’alimentation l’hiver, comme du foin, ou encore déplacer les râteliers et abreuvoirs quand les femelles vont mettre bas. Le berger urbain transfère aussi le troupeau d’une prairie à l’autre et vérifie l’état des clôtures, évitant intrusions de bêtes sauvages et vols. Dévoué aux animaux pour lesquels il se doit d’être très disponible, parfois les week-ends, il taille les sabots des chèvres et moutons, contrôle l’état de santé, vermifuge, surveille les mises bas et fait appel au vétérinaire.

Un nécessaire sens de l’observation

La réglementation doit être suivie en lien avec les services vétérinaires. Elle prévoit l’établissement d’une fiche par animal, la déclaration des naissances et des décès, le recours à l’équarrisseur et le respect des prises de sang. Après les naissances, le berger urbain vend le surplus d’animaux à des particuliers ou à des collectivités.
« L’empathie pour les bêtes et un bon sens de l’observation » sont des qualités requises, assure le directeur de l’association Entretien nature & territoire. « Il ne faut pas être trop brusque, ajoute Pierrick Baudry, jardinier et vacher à Nantes métropole (609 200 hab.), qui, sur dix hectares, veille sur dix-sept vaches Highland Cattle et dix nantaises. Les risques les plus grands sont lors des prises de sang, du baguage et des passages en bétaillère pour les changer de pré. » Une formation théorique, mais surtout pratique est souvent nécessaire. Des bergers urbains sont multicompétents : ils s’occupent également de ruchers, poulaillers et chevaux territoriaux.

J’ai suivi un jour de formation, et le reste, je l’ai appris sur le terrain

Benoît Moussu, agent « espaces verts » à Vitré (17 500 hab., Ille-et-Vilaine)
J’ai demandé à être dans le secteur de la ville où se trouve notre troupeau de dix-sept moutons Landes de Bretagne dont un bélier, car cela m’intéressait. Je ne suis pas issu du milieu agricole, mais j’ai fait une journée de stage consacré à l’élevage de moutons. Le reste, je l’ai appris sur le terrain. On passe voir les bêtes une fois par jour en moyenne, plus souvent lors des mises bas, pour apporter des compléments d’eau, de foin et contrôler les maladies. Cela évite des pertes d’animaux, comme cela nous est arrivé avec un agneau qui était diminué par une gêne respiratoire et que l’on n’a pas pu sauver. Plusieurs fois par an, on vermifuge les animaux et on taille leurs sabots. Le tondeur vient en juin. Le métier exige d’être disponible : j’administre parfois un traitement antibiotique en partie sur le week-end.

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