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Elections

Primaire à gauche : ce qu’ils ont dit sur la sécurité

Publié le 13/01/2017 • Par Eric Leroy-Terquem • dans : A la Une prévention-sécurité, France

primairegauche-ConvertImage
DR
A l’occasion du premier débat télévisé des primaires de la gauche, les sept candidats se sont exprimés le 12 janvier 2017 sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme. Extraits des interventions et détail des programmes.

Dix jours avant le premier tour des primaires de la gauche, les candidats ont débattu du contenu de leur programme pendant 2h30 le 12 janvier sur TF1 (vidéo accessible ici). En matière de sécurité, les échanges ont porté sur les moyens alloués aux forces de l’ordre, sur les initiatives en matière de lutte contre le terrorisme, ou encore sur la réinstauration d’une police de proximité. Le Club prévention sécurité vous restitue les interventions des candidats ainsi que les éléments clés de leur programme.

Benoît Hamon : « Porter à 3 % du PIB les moyens consacrés à la sécurité »

Après avoir salué l’action du gouvernement en matière de lutte contre le terrorisme, Benoît Hamon a insisté sur le fait que « l’état d’urgence ne pouvait pas être permanent », en expliquant que la France disposait déjà « de tout l’arsenal pour pouvoir lutter efficacement contre le terrorisme », « au regard des instruments qui sont ceux des services de police, des services de renseignement, de la justice ».

Il a indiqué vouloir porter « à 3% du PIB d’ici a la fin du quinquennat ce qui doit être les moyens consacrés a la sécurité ». Un objectif qui se traduirait « sous la forme d’une loi de programmation budgétaire sécurité et défense » portant sur « les missions de police, de gendarmerie, de renseignement, de sécurité intérieure et de défense ».

Dans son programme, Benoît Hamon plaide également pour « une mise en place d’une véritable police de proximité » et pour « une communauté du renseignement renforcée ».

Il propose la création de 1000 postes par an dans la police et la gendarmerie, ainsi que l’expérimentation dans cinq départements de la remise d’un récépissé lors des contrôles d’identité.

En matière de lutte contre la délinquance, il souhaite fonder un Institut de recherche sur la sécurité à partir de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ) afin d’accroître la coopération entre les chercheurs et les services de sécurité. Il évoque également le retour des conseils départementaux de sécurité et de prévention de la délinquance (CDSPD), « pour améliorer le suivi de la délinquance au niveau local ».

Manuel Valls : « Poursuivre la lutte contre l’islamisme radical »

Attaqué par ses concurrents sur la prolongation répétée de l’état d’urgence, l’ancien Premier ministre a répondu que cette mesure d’exception « devra être prolongée autant que nécessaire, parce que s’impose cette culture de la sécurité », soulignant au passage que « c’est le Parlement qui aujourd’hui contrôle la mise en œuvre de l’état d’urgence ».

Il a rappelé son intention de porter le budget de la défense à 2 % du PIB et a aussi formulé le souhait de créer « chaque année 1000 emplois supplémentaires de policiers et de gendarmes », ainsi que « 1000 postes de magistrat en 5 ans, 1500 de greffiers », et « 10 000 places de prisons supplémentaires ».

Dans son programme, Manuel Valls insiste sur la lutte « contre l’islamisme radical, le salafisme, l’influence des frères musulmans » en affirmant sa volonté d’expulser « les prêcheurs de haine », de « dissoudre les association extrémistes » et de « lutter contre la radicalisation sur Internet et dans les prisons ».

Jean-Luc Bennahmias : « J’apprends que je veux constituer un corps de vigiles privés »

Interrogé sur sa volonté de constituer un corps de vigiles privés agréés par le ministère de l’Intérieur et qui pourront être dotés d’armes non létales, – une proposition formulée dans son programme – Jean-Luc Bennahmias a surpris en affirmant ne pas être au courant de cette mesure.

Toujours de façon assez étonnante, il s’est ensuite livré à une critique dithyrambique de l’action du gouvernement Valls en matière de lutte contre le terrorisme. Le candidat a salué la réaction exemplaires des autorités, évoquant la gestion de l’état d’urgence ou encore le respect du droit de manifestation et des libertés publiques.

A la question d’une journaliste lui demandant s’il avait une mesure qui aiderait à lutter contre le terrorisme, il a répondu que « le travail [était] fait à 100 % ».

Le programme de Jean-Luc Bennahmias contient deux autres propositions en matière de sécurité :

  • « Armer l’ensemble des polices municipales afin d’avoir des soldats de la République armés dans chacune de nos villes ».
  • « Démanteler les trafics de drogue en mettant fin a la prohibition du cannabis, qui sera vendu en pharmacie et avec une taxe pour réguler sa consommation ».

François de Rugy : « Le renseignement est la priorité »

François de Rugy propose de créer un haut conseil pluraliste de la sécurité intérieure : un conseil « composé de 10 membres, nommés par les groupes parlementaires et non investis de mandats électifs », qui « aura à connaître de toutes les initiatives gouvernementales en matière de sécurité, qu’il s’agisse des textes législatifs ou des dispositifs mis en place » et dont « les avis seront publics », peut on lire dans le programme du candidat écologiste publié en ligne.

Sur le plateau de TF1, François de Rugy a évoqué la priorité du renseignement en indiquant qu’il faudra davantage « de moyens humains, budgétaires, techniques, et parfois juridiques ».

Dans son programme, François de Rugy insiste aussi sur le rétablissement d’une police de proximité. Il propose de transférer dans les cinq ans les missions annexes à la sécurité (contrôle de vitesse, du stationnement, formalités administratives diverses, enregistrement de plaintes) à des opérateurs privés, ce qui permettra à la police de se recentrer sur son cœur de métier.

Il souhaite également recruter dans chaque région des éducateurs spécialisés « pour former et faire travailler ensemble les multiples acteurs engagés dans la lutte contre la radicalisation ».

Arnaud Montebourg : « Un parquet national anti-terroriste comme mesure de remplacement de l’état d’urgence »

Premier axe du programme d’Arnaud Montebourg en matière de sécurité : la création d’un service de renseignement de proximité. « On a re-musclé l’appareil de lutte contre le terrorisme, policier et judiciaire, mais il reste beaucoup de choses a faire. 14 000 personnes doivent être surveillés aujourd’hui en permanence et nous n’avons que 4 000 agents sur le terrain. Nous avons baissé la garde et nous le devons malheureusement a l’héritage du président Sarkozy qui a supprimé les renseignements de proximité, la police de proximité. Le travail fait par le gouvernement a permis de remonter la pente mais la pente est longue » a-t-il insisté sur le plateau de TF1.

Ensuite le candidat a proposé, « comme mesure de remplacement à l’état d’urgence », la création d’un parquet national anti-terroriste, « capable d’entrer d’égal à égal dans une coopération avec les services de renseignement ». «  Il y a des informations que les services de renseignement ne donnent pas a la justice, et des informations dont dispose la justice et qui ne vont pas au renseignement. C’est le travail auquel il va falloir ensemble s’atteler ».

Dans son programme, élaboré en collaboration avec le député-maire (PS frondeur) de Gonesse, Jean-Pierre Blazy, qui a piloté en 2015 une mission parlementaire sur la lutte contre l’insécurité, Arnaud Montebourg, évoque aussi la revalorisation de la police judiciaire.

Sylvia Pinel : « Il faut accroître le maillage territorial en matière de prévention de la radicalisation »

Sylvia Pinel a insisté sur le fait qu’il y avait « deux niveaux dans la lutte contre le terrorisme : il y a d’abord les renseignements territoriaux que nous devons améliorer […] et il y a la prévention », pour laquelle la candidate du parti radical de gauche appelle à « mieux mailler le territoire ».

Elle a ajouté que « la lutte contre le terrorisme ne [pouvaient] pas se situer qu’au plan national », et a proposé de renforcer les échanges au niveau européen.

Dans son programme, Sylvia Pinel propose de « créer des centres de prévention de la radicalisation, sur le modèle de ce qui existe pour les dérives sectaires » – sans évoquer les centres déjà actifs en matière de prévention de la radicalisation sur le territoire français.

Toujours dans une optique de prévenir la radicalisation, Sylvia Pinel souhaite créer des chantiers républicains destinés aux jeunes de 15 à 18 ans et mandatés par des associations d’éducation populaire : « pendant trois ans, à raison d’un mois par an, ces jeunes devront défendre un projet cohérent avec les valeurs de la République et qu’ils auront choisis ».

Vincent Peillon : « Un fonds européen pour la défense et la sécurité »

Vincent Peillon a formulé le souhait de poursuivre l’effort engagé par le gouvernement Valls pour les forces de police et de gendarmerie « en créant 5000 postes de plus » et a proposé la création d’un fonds européen de défense et de sécurité.

Dans son programme, il annonce son intention de porter en dix ans l’effort budgétaire pour la défense à 2 % du PIB, et d’augmenter le budget de la justice de 5 % chaque année, ce qui représentera « plus de deux milliards d’euros au total ».

Il mentionne aussi le renforcement de la police de proximité et le développement du renseignement territorial, « mis à mal par la réforme qui a démantelé les renseignements généraux en 2007 ».

En matière de lutte contre le terrorisme, il indique vouloir maintenir « au plus haut degré la surveillance des réseaux salafistes, ainsi que de la propagande, notamment sur Internet, et encourager les dispositifs de lutte contre la radicalisation des jeunes ».

 

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