Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Internet

La France ne veut pas rater le train de l’Internet des objets

Publié le 13/01/2017 • Par Gabriel Siméon • dans : Documents utiles, France

Recherche Internet
Fotolia
Un rapport parlementaire dresse le constat d'une France bien positionnée dans le domaine des objets connectés mais qui reste freinée par sa fiscalité. Ses auteurs avancent 20 recommandations pour qu'elle reste pionnière.

Janvier rime avec objets connectés. En 2017, il y aura d’abord eu le CES de Las Vegas, le salon de l’électronique grand public que ceux-ci investissent toujours plus nombreux d’année en année. Puis, ce jeudi, la présentation à l’Assemblée nationale d’un rapport parlementaire de 129 pages sur les opportunités de « l’internet des objets ».

Les objets connectés, ou Internet des objets, ce sont tous les bibelots de notre quotidien « augmentés » d’un capteur, d’une puce ou d’un QR-code capables de communiquer avec des terminaux extérieurs. 17 % des Français en seraient équipés et plus de 6 milliards peupleraient déjà le monde d’après le cabinet de conseil américain Gartner.

Réalisé par les députées Corinne Erhel (PS) et Laure de La Raudière (LR), le rapport s’intéresse aux changements économiques et sociaux que ces objets vont entraîner, ainsi qu’aux moyens de maintenir la France parmi les pays pionniers dans ce domaine. On y lit que « nos domiciles, nos moyens de transport, nos espaces publics, nos lieux de travail, nos usines, nos infrastructures et même nos personnes peuvent être rendus plus efficaces, fournir de nouveaux services et améliorer notre sécurité ou nos comportements grâce à la collecte et au traitement des données émises par les objets connectés ».

Des gains pour les collectivités

Les collectivités locales gagneraient à s’y intéresser « pour rendre l’intervention publique plus efficace et pour réaliser des économies », selon les auteures. Parmi les exemples mis en avant, le rapport cite la métropole de Lyon et ses bennes à ordures dotées de capteurs de pression (qui indiquent leur taux de remplissage) permettant de mieux gérer les tournées des services de nettoyage.

« La France est en bonne place dans le domaine des objets connectés et il faut la conforter », estime Corinne Erhel. Le pays s’appuie selon l’élue sur un savoir-faire historique en matière de design, de microélectronique et d’infrastructures de télécommunications, et compte des entreprises bien positionnées sur le marché mondial – ce qui n’a pas empêché certaines d’être rachetées par des sociétés concurrentes.

« Les start-ups sont dynamiques mais ont du mal à croître », déplore pour sa part la députée Laure de La Raudière. « Les levées de fonds de plusieurs dizaines de millions d’euros sont rares et on prend du retard sur le déploiement du très haut débit fixe et mobile » ajoute-t-elle. Le déploiement du réseau cellulaire 5G se heurte à plusieurs difficultés selon le rapport : son installation dans des villes déjà saturées d’antennes, le coût d’acquisition des bandes de fréquences et le débat sur l’exposition des habitants aux ondes.

« Supprimer l’ISF »

Pour y remédier, les deux rapporteuses avancent vingt recommandations. Un certain nombre porte sur les collectivités publiques, invitées à s’interroger sur les nouveaux usages des objets connectés « pour améliorer le fonctionnement des services publics », à s’engager dans «  une politique dynamique d’ouverture des données » et à « adapter les actions de médiation numérique et de formation aux outils du numérique à l’arrivée de l’internet des objets ».

Le texte encourage aussi le remboursement par la Sécurité sociale de certains objets connectés au titre d’une « stratégie e-santé de prévention ». « Il faut que l’Assurance maladie facilite l’accès des start-ups aux données de santé », appelle par ailleurs de ses voeux Laure de La Raudière.

Autre proposition choc de la députée : supprimer l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) pour pousser les contribuables ainsi « libérés » à investir leur capital dans des start-ups. La proposition figure d’ailleurs (coïncidence ?) dans le programme du candidat François Fillon.

« Cela rendrait la France plus attractive vis-à-vis des investisseurs étrangers » soutient la parlementaire. Sa collègue socialiste, plus modérée, appelle à la création d’une « franchise d’ISF pour les business angels qui financent des entreprises innovantes ».

Enfin, le rapport recommande d’inscrire le « principe d’innovation » dans la Constitution. Et les avis divergent là encore. L’une des auteurs (devinez…) veut en profiter pour faire sauter le principe de précaution, responsable selon elle des « insécurités juridiques » qui décourageraient trop d’entrepreneurs d’innover. L’idée n’est pas neuve, soit dit en passant.  Eric Woerth la soutenait déjà en novembre 2014. La co-auteure du rapport préférerait voir cohabiter les deux principes.

Vie privée, où es-tu ?

La grande absente de ce rapport est la vie privée, autrement dit l’utilisation des données des utilisateurs par les opérateurs. Une seule recommandation sur le sujet est donc contenue dans le rapport des deux députées qui semblent capituler sur cette question : « il sera difficile de garantir aux consommateurs que leurs données quotidiennes, voire personnelles, ne fassent pas l’objet d’un stockage ou d’une exploitation économique au travers de leurs objets connectés. Les services que les objets connectés apportent, a comme corollaire l’acceptation d’être plus facilement localisé et suivi, et que nos habitudes fassent l’objet d’un traitement algorithmique. »

Rien non plus pour combattre « la possibilité de détournement des objets connectés par des hackers », remarque Bernard Benhamou, secrétaire général de l’Institut de la souveraineté numérique. « Il faudrait créer un label européen garantissant la sécurité et la confidentialité des objets connectés. » Un vœux pieux ?

Cet article est en relation avec les dossiers

Thèmes abordés

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

La France ne veut pas rater le train de l’Internet des objets

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X