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élus

« Les conseils régionaux doivent disposer de pouvoirs régaliens » – Interview de Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France

Publié le 04/11/2010 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : France

1er vice-président de l’Association des régions de France (ARF) et président (PS) du conseil régional d’Ile-de-France, Jean-Paul Huchon s’exprime sur la réforme territoriale à la veille du début du congrès de l’ARF qui se déroule à Paris.

Le congrès des régions se déroule le 5 novembre à Paris. Pourquoi avoir choisi le bastion de l’Etat central ?

Par ce choix, l’Association des régions de France (ARF) manifeste justement son refus du statut particulier pour l’Ile-de-France qu’entend imposer le président de la République. Notre présence à Paris nous permet aussi d’exprimer très fortement notre opposition au projet de loi de réforme des collectivités au moment où ce texte est en examen devant le Parlement.

Qu’attendez-vous de la réunion de la commission mixte paritaire du 3 novembre ?

Le texte proposé par le gouvernement et l’Assemblée nationale ne ressemble en rien à un acte nouveau de la décentralisation. Même les sénateurs de la majorité présidentielle sont vent debout. Dans ces conditions, il n’est pas du tout certain qu’un accord se dégage au sein de la commission mixte paritaire le 3 novembre. Quoi qu’il en soit, nous demandons le retrait de ce texte afin que le vrai débat puisse enfin s’engager.

Quel est selon vous le véritable objectif de la création du conseiller territorial ?

Il n’y a pas d’objectifs cachés ! Il s’agit très clairement de « casser les pattes » des régions considérées, à tort, comme des adversaires ou des baronnies. Le président de région au milieu d’une assemblée reproduisant les pratiques cantonales n’aura plus la même influence, c’est une évidence.

Pourquoi qualifiez-vous le département de « refuge du jacobinisme » dans votre livre de 2008, « De battre, ma gauche s’est arrêtée » ?

Il y a eu une sorte de complicité historique entre le conseil général et l’administration d’Etat, longtemps organisée sur un strict plan départemental. Mais mes collègues des départements, mis en difficulté par l’Etat sur leurs compétences majeures, reviennent de tout cela. Nous trouvons toujours, ensemble, les voies d’un travail en commun grâce à des partenariats renforcés.

Quel serait, à vos yeux, le « moins mauvais » mode de scrutin pour le conseiller territorial ?

Pour des grandes collectivités, comme la région voire les départements, l’élection à la proportionnelle a bien plus de sens. Il n’est pas vrai que, avec le mode de scrutin actuel, les conseillers régionaux soient peu connus de la population. Ils sont très accrochés au terrain.

La clause de compétence générale est-elle si consubstantielle à la décentralisation ?

Sans elle, pas de libre administration des collectivités. Le gouvernement mène, sur ce volet, une politique absurde. D’un côté, l’Etat se désengage et nous demande de prendre sa place. De l’autre, il veut nous interdire de mener nos politiques. Cela ne tiendra pas !

Tous les présidents de région ne sont pas sur votre longueur d’ondes…

On a eu un débat à l’ARF, c’est vrai. Les présidents de grandes régions sont les plus favorables à la compétence générale. Nous avons des territoires importants et pertinents sur lesquels peuvent être menées des politiques décentralisées.

Souhaitez-vous que les régions investissent davantage le champ de la santé ?

Les habitants nous attendent sur ce terrain-là. En Ile-de-France, nous venons d’inaugurer à Villiers-le-Bel une maison de santé que nous finançons à 50 %. Elle permet de mettre fin à la fuite des médecins dans ce secteur si délicat. Nous souhaitons également passer des formes de contrats de plan avec les hôpitaux. Nous offrons enfin, une couverture santé à plusieurs milliers d’étudiants boursiers. Toutes ces actions sont loin d’être négligeables. Elles représentent au total 1 milliard d’euros sur la mandature.

Vous vous qualifiez volontiers de « fédéraliste ». Quelles conséquences cela peut-il avoir en termes d’attribution d’un pouvoir législatif aux régions ?

Elles doivent disposer de pouvoirs régaliens, c’est-à-dire de réglementation. Par exemple, l’agriculture de plaine n’est pas l’agriculture de montagne. Il serait parfaitement légitime, en ce domaine, qu’elles puissent adapter et faire adopter une législation. De même, je suis favorable à ce que les régions puissent édicter des règles contraignantes en matière de construction de logements sociaux pour faire respecter la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain (SRU).

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