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[EXCLUSIF] Associations de territoriaux

«Les dirigeants territoriaux des grandes collectivités ont besoin d’une structure nouvelle»

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Conseil d'administration de l'association DGC, 11 janvier 2017, Paris Conseil d'administration de l'association DGC, 11 janvier 2017, Paris © DGC

L’ADGGC n’existe plus, vive « DGC » ! L’association « Dirigeants Grandes Collectivités » remplace depuis ce 11 janvier 2017, l’Association des directeurs généraux des grandes collectivités. Avec un « code génétique » réaffirmé, de nouveaux objectifs et une feuille de route étoffée, elle entend « donner un coup de booster » au métier de dirigeant des régions, départements, métropoles et grandes intercommunalités et des communes de plus de 150 000 habitants. Selon Jean-Charles Manrique, son président, il faut miser sur les compétences métiers pour répondre aux besoins des dirigeants territoriaux de demain, confrontés aux évolutions administratives et politiques.

 

 

Pourquoi DGC remplace-t-elle l’ADGGC ?

C’est une évolution. Depuis avril 2016, l’ADGGC, qui rassemble des DG et DGA des régions, des départements, d’EPCI et des communes de plus de 150 000 habitants, a enregistré une hausse de 15 à 20 % d’adhésion. Le potentiel d’adhésion est d’environ un millier de cadres : ceux en charge des dossiers des collectivités territoriales les plus lourds, avec plusieurs horizons politiques et des origines professionnelles diverses. Tous vont devoir faire face à des évolutions politiques, administratives et financières importantes. Nous avons pensé qu’il fallait faire évoluer notre association pour répondre aux besoins des dirigeants territoriaux de demain.

Dirigeants Grandes Collectivités

Dirigeants Grandes Collectivités

L’association « Dirigeants Grandes Collectivités » (DGC), dont le logo aux couleurs de la France rappelle son attachement fort aux valeurs de la République, entend devenir la référence métier du dirigeant territorial, sous toutes ses facettes : fonctions ressources et fonctions opérationnelles. La préoccupation de l’humain ressortira également entre nous, cadres dirigeants. Des DG d’expérience accompagneront aussi bien des jeunes qui entament leur métier de dirigeants que d’autres qui vivent des accidents de carrière.

Quel est le portrait type du dirigeant territorial de demain ?

Le dirigeant territorial de demain est un cadre qui bénéficie d’une assise métier forte. Plus qu’avant, sa légitimité tient à son savoir-faire et à ses compétences techniques.

Le dirigeant territorial de demain est un cadre qui bénéficie d’une assise métier forte. Plus qu’avant, sa légitimité tient de son savoir-faire et de ses compétences techniques.

Le savoir-être sera aussi fondamental et il devra savoir entraîner ses équipes. Mais il devra aussi les connaître. Les agents ont plus que jamais besoin de « sens ». La génération « Y », force est de constater que c’est une réalité à prendre en compte : aujourd’hui, la direction prime la directive ! Il faut donc savoir être en écoute, s’adapter aux situations de crise. Et ce dirigeant territorial doit évidemment être habité par la vision du monde territorial de demain…

Quelle est la nouvelle feuille de route de l’association ?

Tout s’inscrit dans le cadre d’une action volontaire au service du métier de cadre dirigeant des collectivités territoriales. L’association des DG des grandes collectivités a toujours eu une identité tournée vers les métiers de dirigeants, sans empreinte corporatiste ou catégorielle. La nouvelle association DGC a vocation à regrouper des fonctionnaires, (Etat ou collectivités), des contractuels, des salariés d’entreprise, des personnes de tous horizons… Nous ne pouvons pas avoir la même approche que d’autres associations ou syndicats auxquels, du reste, certains membres de notre conseil d’administration sont adhérents.

L’association des DG des grandes collectivités a toujours eu une identité tournée vers les métiers de dirigeants, sans empreinte corporatiste ou catégorielle.

DGC est assez loin de la revendication catégorielle, de la revendication sur le statut de la fonction publique. Elle se consacrera principalement au métier de dirigeant territorial et de ses évolutions, à court et long terme.

Quelles sont vos priorités ?

Nous avons deux approches qui correspondent à notre code génétique.

Il faut, d’une part, valoriser le métier de cadre dirigeant et, d’autre part, l’approcher dans le contexte des mutations que nous vivons, et qui sont beaucoup plus profondes que ce qu’elles paraissent. Elles vont s’accentuer à partir de l’été prochain, notamment avec le non-cumul des mandats. Le triptyque élu/cabinet/administration va trouver de nouveaux équilibres.

Nous allons suivre l’impact de ces évolutions politico-administratives sur le métier de dirigeant territorial. Notre association représente les DG et DGA des grandes collectivités. C’est au sein de celles-ci que le non-cumul des mandats aura le plus d’impact. Des évolutions se constatent déjà au sein de certains conseils régionaux et dans quelques conseils départementaux, dans lesquels beaucoup de sénateurs ont abandonné leur mandat de président de conseil départemental. Avec, pour conséquence, l’apparition de nouveaux profils de dirigeants territoriaux.

La deuxième dimension concerne le positionnement du dirigeant territorial dans une période où l’on sait, déjà, que l’action publique va profondément muter. Certains considèrent que l’on arrive au bout du bout en matière de contraction budgétaire. Mais nous commençons à peine à y entrer ! Les dirigeants territoriaux vont donc devoir gérer des contraintes de plus en plus nombreuses qui se traduiront par la nécessité d’une gestion beaucoup plus fine de la ressource humaine.

Les dirigeants territoriaux vont  devoir gérer toujours plus des contraintes de plus en plus nombreuses qui se traduiront par la nécessité d’une gestion beaucoup plus fine de la ressource humaine.

Avec, parfois, des situations de transition douloureuse. Nous allons donc avoir des approches de management éthique. Il ne s’agit pas de développer de l’empathie gratuite, mais d’avoir à l’esprit nos responsabilités très fortes dans ces périodes de changement.

En quoi tout cela constitue-t-il une « étape importante » ?

Toutes les réformes qui viennent d’être validées par notre conseil d’administration aujourd’hui sont celles sur lesquelles je m’étais engagé lors de mon accession à la présidence de l’association en 2016. C’est la première fois que notre association bénéfice d’une feuille de route très claire, de plus d’une dizaine de pages. Nous avons également élaboré une organisation territoriale complétement « armaturée », avec un représentant par région.

Quelle est votre nouvelle organisation ?

Nous visons une diversité de collectivités territoriales (régions, départements, métropoles…) et une diversité au sein de chaque catégorie de collectivités territoriales. Nous avons posé un certain nombre de principes, comme la gouvernance collégiale, avec des vice-présidences thématiques. Cela nous permettra de demander à être représentant au sein d’organismes nationaux ou régionaux, au titre de notre spécialité « Métier ». Nous aurons de « vrais » référents métier, qui correspondent à des compétences thématiques :

  • Management et modernisation ;
  • Communication et relations institutionnelles ;
  • Solidarités ;
  • Finances publiques locales ;
  • Citoyenneté ;
  • Décentralisation ;
  • Relations sociales GPEC.

Nous investiguerons aussi tout ce qui a trait à la digitalisation des emplois car nous manquons de prospective dans ce domaine.

Concrètement, que fera DGC ?

DGC n’est ni un club de bridge ni un club de notables : ce sera un interlocuteur sérieux et crédible, entendu par les pouvoirs publics.

D’abord, les treize représentants régionaux auront des objectifs en matière d’adhésion, mais aussi d’animation. Par ailleurs, nous missionnerons des membres de l’association sur des missions spécifiques. Car, si nous voulons devenir une référence, nous devons « produire ». C’est ainsi que nous avons adopté un plan de charge prévisionnel important. Pour être reconnus et audibles, nous devons faire connaître nos réflexions et travaux.

DGC n’est ni un club de bridge, ni un club de notables : ce sera un interlocuteur sérieux et crédible, entendu par les pouvoirs publics.

Dans le contexte d’élection présidentielle, nous donnerons notre sentiment sur la façon de parfaire la gouvernance territoriale, devenue aujourd’hui très complexe. Nous aborderons par exemple les rapports entre régions et métropoles, les nouvelles modalités de gouvernance territoriale qui se mettent en place, sans être nécessairement institutionnelles.

Mais nous n’entrerons pas dans des débats politiques et catégoriels, qui relèvent d’autres syndicats ou associations comme la question du nombre de fonctionnaires. Nous nous interrogerons plutôt sur la notion de missions régaliennes ou de missions de service public local. Il faut du débat, mais avec des arguments construits.

Nous aborderons les rapports entre régions et métropoles, les nouvelles modalités de gouvernance territoriale qui se mettent en place sans être nécessairement institutionnelles.

DGC accomplira-t-elle des actions individuelles ?

J’ai demandé à certains collègues, notamment Alain Bartoli et Didier Bacqueville, d’assurer des missions de conseil auprès des directeurs généraux et une mission d’entraide pour les collègues en difficulté. Car il faut le dire, beaucoup se sentent seuls dans l’exercice de leur métier de dirigeant territorial. Il faut l’accepter, car c’est aussi une contrepartie de la mission. Mais il faut développer une réelle écoute. On se confie sans doute plus facilement auprès de l’un de ses pairs, qui pourra également prodiguer un certain nombre de conseils appropriés.

Allez-vous engager des partenariats ?

Oui. Ces partenariats seront développés selon trois dimensions : institutionnelle, spécifique et privée. Il s’agit d’être plus présent auprès des associations qui représentent les élus locaux et auprès des administrations publiques et autres organes nationaux. Pourquoi pas, également, auprès des partis politiques, dans un cadre de neutralité et de diversité ?

Les partenariats spécifiques concernent les échanges plus techniques, et les structures partenaires notamment dans le cadre de l’Entente (1).

S’agissant du privé, nous souhaitons des échanges croisés et francs sur les enjeux de la réforme territoriale et  l’émergence des politiques publiques d’innovation. Ces partenariats aboutiront  à l’organisation d’un colloque annuel, qui aura lieu le 29 mars. La première thématique sera évidemment, l’impact des mutations politico-administratives sur le métier de dirigeant territorial.

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