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[EDITORIAL] Laïcité

Le maire, le clocher et le droit

Publié le • Par • dans : France

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Parvis de l'église © Phovoir

Concernant la gestion et le financement des édifices cultuels, loin des polémiques électoralistes, aucune question ne peut se régler en se réfugiant derrière une posture. Gérer une église, répondre à la demande d’administrés de toutes confessions de disposer d’un nouveau lieu de culte, c’est tout sauf simple.

 

Encore un dossier choc sur la laïcité ? Tel n’est pas vraiment notre objectif ! Ce que notre enquête consacrée à la gestion des édifices cultuels montre surtout, c’est que, loin des polémiques électoralistes et sur le terrain, aucune question ne peut se régler en se réfugiant derrière une posture, de quelque nature qu’elle soit. Gérer une église, répondre à la demande d’administrés de toutes confessions de disposer d’un nouveau lieu de culte, c’est tout sauf simple.

Héritage

D’abord, il faut gérer l’héritage historique d’une France construite sur la base de ses villages, souvent lovés autour d’une église : la « France des clochers ». Mais depuis 1905, l’expression n’est vraiment plus appropriée. La loi a pris le dessus sur les considérations purement géographiques et historiques, et a écarté les convictions personnelles de la décision publique, au nom de la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Mais comme toute bonne loi qui se respecte, c’est-à-dire qui ne cherche pas à régler dans le détail chaque situation, elle pose un ou deux principes forts, à appliquer sur le terrain. Elle laisse ainsi les collectivités locales en charge d’un patrimoine cultuel, historique et culturel, à entretenir. Et donc aussi à financer…

Dilemme

Elle les laisse aussi s’interroger sur l’opportunité de garantir la liberté de culte. « Un dilemme », avons-nous titré. Car le droit, là aussi, n’est qu’un outil. Les collectivités peuvent ainsi décider de faire jouer les mécanismes juridiques à leur disposition pour faciliter, sans financement direct, l’implantation de lieux dédiés ; d’autres instrumentalisent clairement la règle de droit, et notamment les règles d’urbanisme, pour faire primer leurs convictions personnelles, ou en refusant de répondre aux demandes. Ce faisant, ils affaiblissent la loi de 1905 et empêchent insidieusement d’appréhender, sereinement et en toute neutralité, le fait religieux. Ce que rappelle notre enquête, c’est que les réponses efficaces données par les collectivités sont toujours celles assumées en toute clarté. Une maxime qui vaut pour toute décision politique… au sens vertueux du terme.

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Thèmes abordés Etat et collectivités localesLaïcité

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