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Bilan du quinquennat

Education : le passage en force des rythmes scolaires

Publié le • Par • dans : Dossiers d'actualité, France

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école crayon rythmes scolaires © Flickr CC by sa Danielle Kellogg

La réforme des rythmes scolaires, lancée dès 2013, a entraîné une levée de boucliers des maires. Au cœur du débat : le financement de ces temps d'activité, mal compensé selon les associations d'élus. La réforme pose aussi la question de l'égalité, la gratuité étant loin d'être la règle dans toutes les communes.

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Le bilan territorial de François Hollande

 

Chiffres-clés

  • 231 euro
    C'est le coût brut annuel moyen des temps d'activités périscolaires (TAP) par enfant, selon une étude de l'AMF présentée en septembre 2016.

Imposée par Vincent Peillon, alors ministre de l’Education, la suppression d’une demi-journée de cours par semaine, remplacée par des activités éducatives, faisait plutôt consensus. C’est quand il a fallu définir « qui paie quoi ? » que les discussions se sont enflammées…

Au final, un fonds de péréquation a été mis en place par l’Etat, mais est insuffisant, estiment les associations d’élus. Selon l’étude annuelle menée par l’Association des maires de France (AMF), le reste à charge pour les communes serait de 70 % en moyenne, après déduction des aides du fonds de péréquation et de la CAF.

Par ailleurs, les élus se plaignent de difficultés à recruter des personnels qualifiés et stables. La réforme pose également des problèmes d’égalité des enfants, puisque chaque commune décide de l’organisation des temps d’activité périscolaire (TAP) et de leur gratuité. Or, environ un tiers d’entre elles facturent les TAP aux familles, ce qui en exclut les enfants les plus défavorisés, pour qui ces ateliers seraient très profitables.

Encadrement au rabais

Un décret publié cet été pérennise le taux d’encadrement dérogatoire des activités, obtenu en 2013 par l’AMF, soit un animateur pour 18 enfants de plus de six ans, contre un pour 14 hors TAP.
Cette décision, prise sans véritable évaluation et pour des raisons essentiellement financières, a suscité la colère des animateurs à la rentrée. Elle pose, là encore, des questions de qualité des activités proposées aux enfants, et d’égalité entre eux.

Si cette nouvelle organisation des rythmes scolaires rentre peu à peu dans les mœurs éducatives, elle n’a pas encore été complètement digérée par les collectivités, et, au début de chaque mois de septembre, la polémique fait aussi sa rentrée.

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