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Bilan du quinquennat

Sécurité : Comment les attentats ont transformé le quotidien de nos villes

Publié le • Par • dans : Actu prévention sécurité, Dossiers d'actualité, France

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Magnanville attentat Cazeneuve © Intérieur

Si la menace terroriste mobilise pleinement les services de l’Etat, les territoriaux ne sont pas en reste. Police municipale, sécurisation de l’espace public : la réponse publique est d’abord sécuritaire. Au quotidien, les agents publics doivent prévenir la radicalisation par la détection de signaux faibles.

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Le bilan territorial de François Hollande

 

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  • 80 M€
    C’est ce que devrait représenter l’enveloppe du fonds interministériel de prévention de la délinquance pour 2017. Une enveloppe dont près de la moitié sera dédiée à la prévention de la radicalisation ainsi qu’à des mesures antiterroristes. La circulaire est attendue fin janvier.

Indéniablement, le quinquennat de François Hollande restera associé aux attentats contre « Charlie Hebdo », aux attaques meurtrières du 13 novembre, au massacre de la promenade des Anglais à Nice, mais aussi aux événements tragiques de Saint-Quentin-Fallavier, Montrouge ou Saint-Etienne-du-Rouvray…

Autant d’actes terroristes et de vies fauchées qui ont bouleversé les Français, engendré de la peur et créé un sentiment nouveau d’insécurité dans tout le pays. Car la menace est omniprésente. Pas un jour ne s’écoule sans que les pouvoirs publics, relayés par les médias, n’évoquent l’imminence d’une attaque. Deux ans après « Charlie », le bilan de la réponse publique au djihadisme n’en finit pas d’être commenté et débattu. Mais qu’en est-il des collectivités territoriales, qui, elles aussi, ont eu leur rôle à jouer ?

Sécurisation massive en nombre et en équipement

Premier niveau d’intervention : la sécurité publique. Alors que l’état d’urgence était instauré dès novembre 2015 et que la mobilisation policière et judiciaire battait son plein, les élus locaux ont pris part, eux aussi, au « combat vital contre l’obscurantisme, le fanatisme et la violence », selon les mots du président de l’Association des maires de France, François Baroin.

Bon nombre de municipalités ont ainsi fait le choix de renforcer leurs polices municipales. En nombre mais aussi en équipement. Devant les revendications syndicales, le ministère de l’Intérieur est même allé jusqu’à autoriser la possibilité de porter des pistolets semi-automatiques 9 mm. Autre illustration de cette période d’exception : l’interdiction tous azimuts des festivals et des spectacles, particulièrement après Nice, et la sécurisation massive des lieux de rassemblement du public. Dans certaines villes, la menace plombe la vie sociale.

La prévention revisitée

Un second niveau d’intervention des collectivités, inédit celui-là, a été la mise en place d’une politique de prévention de la radicalisation. Des cellules de suivi sont créées dans toutes les préfectures, les services départementaux de la protection de l’enfance sont sollicités, les formations se multiplient. Au quotidien, les agents publics sont appelés à détecter les signaux faibles de radicalisation parmi les habitants de leurs villes.

Corollaire de cette nouvelle urgence, l’ensemble des champs d’intervention municipaux sont revisités. « Qu’il s’agisse de la lutte contre les discriminations, du dialogue avec les associations cultuelles et les représentants religieux ou des problématiques d’éducation, nous avons face à nous un chantier qui n’est pas totalement inconnu. Bon nombre de maires y travaillent déjà depuis longtemps, confiait en mars dernier Paul Quin, vice-président du Forum français pour la sécurité urbaine. Il nous faut maintenant hâter le pas pour trouver des solutions concrètes et avoir des résultats qui s’inscrivent dans la durée. »

L’état d’urgence prolongé pour la cinquième fois et jusqu’au 15 juillet 2017

Une durée exceptionnelle. Instauré le 14 novembre 2015 dans les heures qui suivirent l’attaque du Bataclan, l’état d’urgence devrait durer au moins vingt mois et s’étendre jusqu’au 15 juillet 2017. C’est ce qui ressort du cinquième prolongement de ce régime d’exception voté le 19 décembre au Parlement. Une durée jamais atteinte, même pendant la guerre d’Algérie pour laquelle il a été imaginé.

Selon le texte, l’Etat peut assigner à résidence toute personne « dont l’activité est dangereuse pour la sécurité et l’ordre publics » et d’ordonner « des perquisitions à domicile de jour comme de nuit » sans passer par l’autorité judiciaire. Les ministres et préfets peuvent également décider la fermeture provisoire des salles de spectacles et des lieux de réunion, ou d’«interdire la circulation des personnes ou des véhicules » dans certains lieux ou à certaines heures, ou encore d’instituer « des zones de protection ou de sécurité où le séjour des personnes est réglementé ».

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