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Citoyenneté

Le service civique à l’assaut des collectivités

Publié le 09/01/2017 • Par Isabelle Raynaud • dans : France, Innovations et Territoires

service-civique
Unis-Cité / Creative Commons 3.0
Pour atteindre l’objectif de 350 000 contrats de service civique en 2018, les collectivités territoriales devront s’engager plus fortement dans le dispositif. Toutes les collectivités peuvent proposer des missions de service civique aux 16-25 ans, à condition de ne pas concurrencer le travail des agents. Pour cela, l’Agence du service civique aide au recrutement des volontaires par le biais de son site et l’Etat finance la majeure partie de leur indemnité.

En 2018, 350 000 jeunes âgés de 16 à 25 ans devront pouvoir effectuer une mission de service civique. C’est cet objectif qu’a fixé, il y a tout juste un an, le président de la République. Cela représentera « la moitié d’une classe d’âge », avait précisé François Hollande lors de ses vœux 2016 à la jeunesse. Un chiffre qui risque toutefois d’être difficile à atteindre, sans même tenir compte des échéances électorales. En effet, en 2015, 53 000 jeunes ont réalisé une mission de service civique… pour plus de 200 000 demandes. Si les chiffres définitifs ne sont pas encore connus, l’objectif de 110 000 contrats de service civique signés en 2016 ne sera pas atteint, là encore faute de projets suffisamment nombreux à proposer.

Frilosité des collectivités

C’est donc sur le nombre de missions disponibles qu’il faut agir en premier lieu. Les collectivités, qui n’accueillent aujourd’hui que 8 % des volontaires – contre 80 % pour les associations -, semblent être un vivier indispensable. « Nous n’arriverons pas à accueillir plus de jeunes sans les collectivités », affirmait en mai 2016 François Chérèque, alors président de l’Agence du service civique. Son successeur, Yannick Blanc, ne dit pas autre chose et a intensifié les efforts de l’agence pour aider les collectivités à intégrer le dispositif. Si elles s’y mettent progressivement, leurs peurs sont néanmoins importantes. Toutes craignent que la mission de tutorat soit trop chronophage pour les agents, dont le temps est de plus en plus précieux.

Légèreté du tutorat

« Ceux qui disent que ça prend du temps ont-ils des volontaires ? » demande Stéphane Beaudet, maire (LR) de Courcouronnes (13 500 hab., Essonne), interrogé sur le sujet. Et de poursuivre : « Un tuteur ne passe pas son temps à encadrer le volontaire. C’est une peur irréelle : le service civique est un système moins lourd pour l’agent encadrant que d’autres types de contrats aidés. » L’élu recommande même de ne pas « s’imaginer que c’est un dispositif identique à ceux que l’on a connus par le passé ».

Même son de cloche dans le Nord. « On l’appelle parrainage plutôt que tutorat. Les collectivités qui ont peur du temps que cela peut prendre n’ont pas idée de tout ce que cela peut apporter », assure le deuxième adjoint à la maire de Lille (231 500 hab., Nord), Walid Hanna, délégué à la citoyenneté. Tuteur dans la capitale du Nord depuis deux semaines, Mohammed Oural, chargé d’événements à la mairie de quartier Lille sud, reconnaît consacrer une partie de son temps à diriger deux jeunes. Mais, après dix jours, il est déjà ravi du rythme de croisière acquis et apprécie leur renfort.

« Notre devoir est d’encadrer les jeunes, qu’ils soient volontaires en service civique ou collégiens de troisième en stage. C’est un choix politique », résume Walid Hanna. En onze ans, la ville a ainsi accueilli plus de 250 jeunes et continue à en accueillir 40 chaque année. « Les valeurs du service civique sont des valeurs de solidarité, dans une société où l’on s’isole de plus en plus, où le moi je prime. Le dispositif fonctionne. S’il n’avait pas été efficace, nous aurions arrêté, car cela représente un coût financier. » L’encadrement des 40 jeunes constitue tout de même quatre équivalents temps plein par an pour la commune…

A Lille, une définition des missions bien travaillée en amont

C’est devenu un rituel : tous les ans depuis la création du dispositif, la ville de Lille prend 40 jeunes en service civique. Si leur nombre reste constant, les missions, elles, s’adaptent aux besoins des services qui peuvent demander l’arrivée de volontaires. « Souvent, le dispositif est connu, mais pas dans les détails : liens hiérarchiques, tutorat, type de missions proposées, etc. », explique Christophe Leuthreau, responsable du service développement au centre communal d’action sociale (CCAS).

La définition des missions est bien travaillée en amont avec les équipes pour rester dans les clous du service civique. Le CCAS participe ensuite au choix des volontaires, pour là encore éviter qu’il ne s’apparente au recrutement des agents. « Il est impératif qu’il y ait de la mixité, sociale mais également de genre, des complémentarités de savoir-être… »

Tout au long de la mission, les agents tuteurs peuvent également s’adresser au CCAS. « Ils sont souvent inquiets du temps que cela va leur prendre. Il existe donc une coordinatrice pour les soutenir dans leur mission de tutorat ; des outils et des conseils sont mis à leur disposition, et, finalement, le bilan de la collaboration tuteur-jeune est très positif pour les deux parties. Les tuteurs y trouvent un enrichissement professionnel et personnel. »

Ne pas franchir la ligne rouge

Mais très vite, dans les collectivités comme dans les associations, se dresse la ligne rouge à ne pas franchir : la mission de service civique ne doit pas venir empiéter sur un emploi qu’occuperait un fonctionnaire. Difficile à appréhender, d’autant plus quand, pour valoriser le travail des jeunes, on entend parler, sur le terrain, de « collègue », voire d’« agent à part entière ».

A Fleurance (6 300 hab., Gers), la distinction est extrêmement ténue. Ainsi, plusieurs volontaires ont tenu un rôle complet d’accompagnement de la population en œuvrant comme médiateurs environnementaux, informant les habitants sur le tri des déchets. Et un jeune devrait rapidement être choisi pour mettre à jour les données IGN de la commune. Certes, les mairies n’ont pas l’obligation de renseigner la base adresse nationale, et le faire est un plus pour la population, notamment pour être sûr d’être trouvé par les secours, les pompiers ou le Samu, en cas de besoin. Mais on peut se demander comment les jeunes développent leur citoyenneté en remplissant un fichier informatique…

« La difficulté est de faire entrer le besoin de la commune dans le cadre du service civique », reconnaît d’ailleurs Gérard Salon, conseiller municipal qui a encadré plusieurs volontaires. « En milieu rural, il n’y aura jamais d’agents supplémentaires. Une distinction devrait donc être engagée sur les missions possibles entre les grandes et les petites collectivités. Ici, on ne pourra jamais recruter un community manager, par exemple. Un jeune en service civique pourrait nous aider. »Un groupe de travail doit être lancé par l’Agence du service civique dans les prochains jours pour palier les difficultés particulières des territoires ruraux. Mais Yannick Blanc souligne :

Même si des aménagements étaient trouvés, il n’est pas question de sortir du message que le service civique n’est pas un emploi.

Valoriser son CV

Un avis partagé par Stéphane Beaudet. S’il reconnaît que les volontaires « renforcent les services municipaux à une époque où la baisse des dotations réduit le nombre d’agents », il est catégorique :

On ne réglera pas les problèmes de la fonction publique territoriale avec le service civique. Le procédé doit être utile aux jeunes. Ils ne sont pas censés servir de bouche-trous dans les services, comme ce fut le cas des emplois-jeunes il y a vingt ans.

L’intérêt pour le dispositif est compris par les jeunes, qu’ils soient diplômés ou non. Pour tous, c’est une expérience professionnelle valorisante sur un CV. Ils peuvent mettre en avant la réalisation d’une mission, qu’ils accomplissent généralement du début à la fin, durant leur six à huit mois d’engagement. Louane, 18 ans, en service civique à Courcouronnes, aide ainsi les habitants à cuisiner équilibré et à coût réduit. « C’est super enrichissant. Ce qui me plaît, c’est le contact. Et, sur le CV, c’est mieux d’avoir une mission de service civique que de faire de la restauration rapide », conclut-elle.

Pour pouvoir aider plus de jeunes, Stéphane Beaudet voudrait que les collectivités aient l’obligation de recourir au dispositif, ce qui est légalement impossible. L’Agence du service civique préfère donc parler d’« ardente obligation ».

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