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Economie

Emploi : « On a besoin d’une responsabilité politique forte pour faire bouger les lignes »

Publié le 16/12/2016 • Par Michèle Foin • dans : Dossiers d'actualité, France

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Gaston XIV - Flickr - CC BY-SA 2.0
Directeur de recherches au CNRS, Romain Pasquier en appelle à une autorité unique sur les territoires, organisatrice de l’emploi et de la formation professionnelle. Selon lui, il est temps d’en finir avec le système décisionnel actuel, beaucoup trop fragmenté.

Quelle analyse faites-vous de la situation en matière de gouvernance des politiques d’emploi ?

Les régions ont gagné une capacité d’action, mais il n’y a pas de rupture forte car les compétences sont toujours partagées avec l’Etat, les filières industrielles et les entreprises. Davantage que la loi « Notre », c’est le plan « 500 000 formations » pour les chômeurs qui permet aux régions de mettre un pied dans la compétence « emploi », en devenant chefs de file pour des dispositifs de formation habituellement traités par Pôle emploi.
Mais cela reste une expérimentation relativement marginale au regard des défis posés par le chômage de longue durée. La formation professionnelle représente entre 30 et 35 milliards d’euros en France chaque année, sans qu’il y ait véritablement de chef de filat. Nous sommes dans un système d’action très fragmenté, et ce ne sont pas les dernières lois qui vont véritablement changer la donne. Encore une fois, on reste au milieu du gué.

Que faudrait-il faire pour que le système soit plus efficace ?

Il faudrait vraiment relier la formation professionnelle aux filières économiques, pouvoir fermer certaines formations sans débouchés. Les régions cherchent bien entendu à le faire, mais doivent toujours obtenir l’accord du rectorat, ou de tel ou tel service de l’Etat. Quelle idée d’avoir séparé emploi et formation ! On ne peut pas imaginer une économie de la connaissance sans un accompagnement par la formation professionnelle extrêmement puissant. Il y aurait besoin d’un opérateur unique, d’une autorité organisatrice de l’emploi et de la formation sur le territoire. Les régions la réclament depuis vingt ans ! Mais on n’en voit pas la couleur car les ministères de l’Emploi et des Affaires sociales y perdraient du pouvoir.

Quels seraient les avantages de régions politiquement responsables de l’emploi ?

On pourrait comparer les taux de chômage et d’employabilité d’une région à l’autre. Il y aurait une émulation saine entre les présidents de région qui seraient en mesure de rendre des comptes sur le chômage. Quand on est un élu, à l’échelle d’une grande région, on a la capacité de réunir les agences de Pôle emploi, les grandes filières industrielles et du service, les responsables de la formation professionnelle et continue, de l’apprentissage. On a besoin d’une responsabilité politique forte pour faire bouger les lignes. Si les présidents de région veulent exister, il faut qu’ils se positionnent sur ce terrain-là. Nous en prenons le chemin, mais trop lentement. J’espère qu’il ne sera pas trop tard dans vingt ou vingt-cinq ans…

Une nouvelle sociologie du fait régional

Romain Pasquier propose dans cet ouvrage une nouvelle sociologie du fait régional. Il y analyse les mutations de la gouvernance publique à l’échelle des territoires, auxquels la mondialisation et l’intégration européenne fournissent de nouvelles ressources politiques. Il offre enfin une perspective inédite sur la France contemporaine, où les acteurs territoriaux jouent un rôle grandissant dans la régulation publique.

« Le Pouvoir régional. Mobilisations, décentralisation et gouvernance en France », Paris, Presses de Sciences-po, 2012

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