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[INTERVIEW] Partenariat pour un gouvernement ouvert

Jean-Vincent Placé – « PGO : Avec les acteurs locaux français, il y a des choses formidables à faire connaître ! »

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : A la une, France

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French Green Party s summer seminer second day © Alain ROBERT/Apercu/Sipa

Co-président au nom de la France du Partenariat pour un Gouvernement ouvert, qui se tient à Paris en ce moment, Jean-Vincent Placé, secrétaire d’État à la Réforme de l’État et à la Simplification, précise, en exclusivité pour La Gazette des Communes, comment il implique les collectivités territoriales dans le dispositif.

 

Lors du dernier sommet, en septembre 2014, le Président de la République, François Hollande, avait appelé le PGO à intégrer des acteurs non-étatiques, comme les collectivités territoriales. Qu’en est-il aujourd’hui ? Comment ont-elles été mobilisées dans l’organisation ?

Les acteurs non-étatiques, c’est la base du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert (PGO). L’enjeu c’est de transformer les politiques publiques grâce à l’intelligence collective et l’expertise citoyenne.

Concrètement, sur l’implication des collectivités, il y a deux dimensions : une première, avec les acteurs locaux français, il y a des choses formidables à faire connaître ! Beaucoup de communes font du « gouvernement ouvert ». Le but du sommet est justement que tout le monde échange les meilleures pratiques. La seconde dimension, c’est l’international. Avec le Partenariat, nous avons mis en place une équipe de quinze territoires qui, à l’échelle de la planète peuvent servir d’inspiration. Nous travaillons pour que ces deux dimensions se rejoignent : le local et le global.

Le PGO promeut la transparence de l’action publique, la gouvernance ouverte et l’usage du numérique. Comment diffusez-vous ces bonnes pratiques à l’échelle locale ?

Nous travaillons avec les élu-e-s et leurs associations sur des sujets de fond, comme l’ouverture des données ou la saisine de l’administration par voie électronique, deux défis pour les collectivités, mais des droits nouveaux pour nos concitoyens.

Avec l’Instance Nationale Partenariale, nous avons avancé sur le Développement Concerté de l’Administration Numérique Territoriale. C’est pour cela que je suis content qu’Estelle Grelier organise un événement avec des élus locaux dans ce sommet. Parce qu’ils ont des besoins spécifiques. Nous les avons sollicités pour préparer le Sommet afin qu’ils puissent profiter au mieux de la formidable occasion que représente cet événement unique, puisque c’est la première conférence internationale entièrement co-construite avec la société civile !

De plus, une partie importante du fonds « Transition numérique de l’État » du Programme d’Investissements d’Avenir a été consacrée au numérique dans les territoires, notamment pour mettre en place, avec les collectivités, des outils et des lieux d’innovation. Nous travaillons aussi avec des organisations plus spécialisées comme « Villes Internet », qui travaille depuis vingt ans sur le sujet et que nous accompagnons.

Enfin, l’un des livrables du sommet est un portail d’outils numériques, une sorte de « boîte à outils » pour que chacun, y compris les collectivités, ait un accès plus simple aux ressources concrètes : des sites de consultation, de budget participatif, de pétition…

Avez-vous en tête des exemples de territoires innovants qui s’inscrivent déjà dans cette dynamique ?

C’est difficile de n’en citer que quelques-uns, il y a une telle profusion de projets et succès. Rennes, par exemple, a mis en place une démarche très intéressante, de coconstruction de l’urbanisme parce que, typiquement, c’est le sujet qui ne peut pas être décidé sans les habitants. Ça s’appelle « Rennes 2030 : La Fabrique urbaine ». C’est innovant, attrayant pour les gens, et cela change la manière d’aborder les politiques publiques.

À Fleury-sur-Orne, ville plus petite, administrée par mon ami Marc Lecerf, il y a la volonté d’une prise en compte du numérique dans les moindres détails des services publics. L’objectif, c’est une meilleure association des citoyens. Pour y veiller, la ville a mis en place des séminaires du conseil municipal sur le numérique : insertion, personnes âgées, gestion locale jusqu’à l’ouverture de toutes les données en matière d’urbanisme.

J’étais également, en Eure-et-Loir, à Vernouillet. Cette municipalité a mis en place une application qui permet à ses administrés de communiquer avec les services municipaux. C’est encourageant de voir que les collectivités sont mobilisées sur ces chantiers.

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