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[INTERVIEW] Elections

« Moins d’élus locaux, mais mieux indemnisés » – Julien Aubert

Publié le 21/12/2016 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : France

julien-aubert
Leif Carlsson
Julien Aubert, député (LR) du Vaucluse et auteur de l'essai « Salaud d’élu », passe à la moulinette les idées reçues sur les édiles dénonçant notamment que « les plus démagogues aimeraient mettre tout ce petit monde au Smic tout en regrettant que l’administration dirige la France en lieu et place des politiques ».

Dans un essai publié aux éditions Cent mille milliards, le député (LR) du Vaucluse Julien Aubert passe à la moulinette les idées reçues sur les édiles. « Les plus démagogues aimeraient mettre tout ce petit monde au Smic tout en regrettant que l’administration dirige la France en lieu et place des politiques », cingle-t-il. Dans un style canaille, le parlementaire tempête contre l’air du temps, « les joujoux participatifs » qui mettent en réseau de nouveaux « super-citoyens ». Et va jusqu’à prôner, « comme en Belgique », la déchéance de nationalité pour les citoyens qui s’abstiennent six fois de rang !

Pourquoi êtes-vous opposé à la proposition portée, à droite, par Bruno Le Maire, selon laquelle les agents publics devraient démissionner de la fonction publique à leur entrée au Parlement ?

C ette proposition s’appuie sur ce qui se fait en Grande-Bretagne. Mais outre-Manche, on ne perd pas le bénéfice du concours d’entrée et du statut de la fonction publique, car ils n’existent pas vraiment. En France, une démission forcée serait injuste. Demande-t-on à un député médecin de renoncer au serment d’Hippocrate ? A son collègue avocat d’être rayé du barreau ? Cette proposition est destinée à amener davantage de gens du privé que du public au Parlement, mais c’est oublier une troisième catégorie : les permanents politiques et les anciens assistants parlementaires, qui sont de plus en plus nombreux à l’Assemblée nationale.

Les élus sont-ils trop payés ?

Quand le pays va mal, on s’attaque à tout ce qui peut être assimilé à un privilège. Cela tient à notre tradition d’égalité et à notre côté sans-culotte… Les électeurs ne sont pourtant pas à un paradoxe près. Ils veulent les meilleurs élus possibles, mais ils souhaitent les rémunérer le moins possible. Les trois quarts des maires touchent déjà moins de 1 000 euros par mois, alors même que c’est un job à part entière dans des petites communes sans beaucoup d’agents publics. Dans le même temps, on a, dans les grandes régions, 150 à 200 élus plutôt bien rémunérés [a minima 2 661,03 euros en principe dans les régions de plus de 3 millions d’habitants, ndlr]. Dans les départements, on a deux élus qui représentent le même territoire. Pourquoi ne fait-on pas en sorte que l’un siège au département, l’autre à la région ? Cela réduirait le nombre de représentants de ces deux échelons. Je suis partisan de moins d’élus, mieux indemnisés.

Que va changer, l’an prochain, la fin du cumul entre un mandat de parlementaire et une fonction exécutive locale ?

Avec les grands cantons et les grandes régions, les territoires les plus périphériques perdent déjà leur représentativité politique propre. La fin des parlementaires maires va encore affaiblir leur poids politique. La ruralité va être la grande sacrifiée. Le non-cumul ne revalorisera pas le Parlement pour autant. Ce n’est pas avec mes deux attachés parlementaires à mi-temps, à Paris, que je vais renverser la table face à un ministre qui arrive avec ses conseillers, ses chiffres et ses notes. Je souhaiterais donc transformer la réserve parlementaire, à hauteur de 130 000 euros en moyenne, en crédit collaborateur. De cette manière, un député disposerait d’un montant de 20 000 euros brut pour rémunérer ses assistants, soit le double d’aujourd’hui.

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Commentaires

« Moins d’élus locaux, mais mieux indemnisés » – Julien Aubert

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pov citoyen

22/12/2016 06h24

Cher monsieur,
ce qui est scandaleux, ce n’est pas le montant versé, toujours obscur, mais c’est:
-payer 2 fois la même personne (fonctionnaire -ou autre- avec des dispenses de travail rémunérées nombreuses sans retrait de salaire)
-payer Mr Dassault
-ne pas rendre tout transparent et imposable
-payer 100% un parlementaire qui fait des temps partiels (comment peut-on être partout à la fois, je comprends, pourquoi ne pas appliquer la règle de carence ou la proportionnalité?)
-donner des avantages en nature d’un autre âge (transformer les restaurants gastronomiques pas chers en cantines d’entreprises par ex; exit les coiffeurs et autres chauffeurs automobiles !)
-bénéficier de régimes de retraite scandaleux -hors régime commun- à faire pâlir les chômeurs et les retraités….
Je dois continuer ?

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