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Fonction publique

Les syndicats sonnent le rassemblement face aux annonces de François Fillon

Publié le • Par • dans : A la Une RH, Actu Emploi, France, Toute l'actu RH

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3d Menschenmenge Versammlung © fotomek - Fotolia

La mobilisation prévue ce mardi 29 novembre à laquelle appelait la FSU, la FA-FP, Solidaires et la CGT a pris une coloration plus affirmée suite à la victoire de François Fillon aux primaires de la droite. D'autant plus inquiète sur le devenir de la fonction publique, l'intersyndicale souhaite le rassemblement de toutes les fédérations de fonctionnaires.

 

Elaborer des cahiers revendicatifs professionnels et territoriaux ; interpeller et demander des audiences auprès des hiérarchies administratives locales ; envoyer des motions aux préfets et organiser des rassemblements devant les préfectures. Telles étaient les actions prévues pour cette journée de mobilisation, mardi 29 novembre 2016, dans les trois versants de la fonction publique,  pour faire entendre les revendications restées à ce jour sans réponse (renforcement du statut général des fonctionnaires, plan de titularisations, poursuite de la politique de transfert prime/points etc.). Mais pas seulement.

Cette date était fixée bien avant l’annonce de la victoire de François Fillon aux primaires de la droite, rappellent les quatre syndicats organisateurs, à savoir  la CGT, la FA-FP, la FSU et Solidaires. Mais, il était inconcevable de ne pas en profiter pour alerter sur le dessein « catastrophique » du candidat LR à l’élection présidentielle : la suppression de 500 000 postes de fonctionnaires.

Cette déclaration a été vécue par les syndicats comme une « provocation », insiste Denis Turbet-Delof, secrétaire national délégué général de l’union syndicale Solidaires.

Pour Pascal Carretey, de la FA-FP, les candidats à l’élection présidentielle seraient bien avisés de se poser LA bonne question à ses yeux : « A-t-on les moyens de se passer des services publics? » « Si le rapport de Philippe Laurent était mieux décrypté, cette attaque frontale contre les fonctionnaires n’alimenterait pas les débats. On est déjà à 39h dans les milieux hospitaliers, de l’éducation… », cite-t-il en exemple. Et Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, d’ironiser : « Les agents feraient en réalité des heures en moins! » « Si l’on compte faire sans eux, cela signifie privatiser les services. Cela a un coût et aux dépends des plus modestes. »

Réunion le 13 décembre

Les syndicats comptent bien affiner un argumentaire chiffré sous peu afin d’appuyer leurs revendications. « Il est encore tôt pour dresser un bilan du quinquennat. L’heure est au coup d’accélérateur sur la mobilisation sous le sceau de l’urgence par rapport à l’actualité et nous souhaitons qu’elle s’élargisse à l’ensemble des organisations syndicales. Nous travaillerons à ce rassemblement de toutes les fédérations de fonctionnaires », s’accordent à dire les représentants de syndicats.

La FA-FP, Solidaires, la FSU et la CGT étaient entendus en début d’après midi par Myriam Bernard, directrice adjointe du cabinet d’Annick Girardin. Laquelle prédisait récemment « une casse sociale sans précédent » si un candidat de droite gagnait l’Elysée. La ministre recevra les organisations syndicales le 13 décembre prochain pour donner suite aux conclusions du rapport de Philippe Laurent sur le temps de travail.

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