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Economie

Paris et la Région Ile-de-France prennent du retard sur les métropoles mondiales

Publié le • Par • dans : France

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Eiffel tower model with Euro banknotes © nui7711 - Fotolia

Bien que figurant dans le top 5 des métropoles les plus riches au monde, la région-capitale fait la course derrière Londres, New York ou Los Angeles en termes de développement économique, selon le rapport du think tank américain.

 

Si Paris et sa région font partie des ensembles économiques les plus florissants de la planète, leur croissance plus que modérée leur fait courir le risque de passer derrière leurs concurrentes à l’échelle internationale, estime un rapport de la Brookings Institution, un think tank américain, publié le 22 novembre lors d’un événement organisé en partenariat avec le Conseil régional d’Île-de-France.

Une croissance faible qui ne bénéficie pas aux Franciliens

Le document compare, au moyen de cinq critères clés de la compétitivité – la performance économique, l’innovation, le talent, les infrastructures et la gouvernance – la situation de Paris par rapport à huit des plus grandes économies métropolitaines de la planète. En moyenne, la ville-région arrive en cinquième place derrière Londres, Los Angeles, New York et Boston, et devant San Francisco, Rotterdam-Amsterdam, Tokyo et Chicago.

« Paris prospère, mais sa croissance ralentie limite la croissance de cette prospérité », affirment les auteurs du rapport, qui rangent la « région économique » de la capitale (sur un périmètre légèrement plus étendu que la région Île-de-France) au cinquième rang du PIB par personne parmi les 120 plus grandes métropoles mondiales, et au deuxième rang des neuf comparées dans l’étude.

De 2000 à 2015, il a augmenté en moyenne de 0,7 % par an en moyenne (contre 1,4 % pour Los Angeles ou 1,3 % pour Londres). Le plus inquiétant est que la population n’en profite pas : « Les bénéfices de cette croissance ont été plus largement répartis entre les habitants que dans les grandes villes américaines ou à Londres, mais ils ont été si faibles que le revenu moyen par ménage, hors inflation, a en réalité légèrement reculé au cours des quinze dernières années », passant de 24 127 à 24 035 euros, tandis qu’il augmentait dans le reste de la France, de 19 670 à 20 337 euros.

Le déficit de la balance commerciale extérieure, plus important qu’en 2000, a cependant reflué par rapport à son pic de 2008, notamment grâce aux exportations dans le domaine des transports, de l’électronique et de l’informatique, les secteurs où Paris est en pointe au niveau mondial grâce au secteur financier. Le rapport souligne cependant la faible implication des PME à l’export, deux fois moindre qu’en Allemagne.

Les infrastructures de la région parisienne, vrai levier de développement

Le grand atout de la région parisienne réside dans la qualité de ses infrastructures : elle se place au troisième rang parmi les neuf métropoles étudiées. La Brookings institution pointe cependant un risque d’engorgement au niveau de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, qui pourrait arriver à saturation dès 2024 sans investissements adéquats. Contrairement aux idées reçues, Paris et sa région devancent largement ses concurrentes américaines en termes de connexion à Internet : elle est deuxième après Tokyo en vitesse moyenne de téléchargement, avec 59,1 mégabytes par seconde, soit presque deux fois plus vite que dans des pôles technologiques de pointe comme San Francisco (36,6 mbps) ou Boston (37,6 mbps).

En revanche, si elle consacre une proportion de son PIB plus importante que d’autres à la recherche et au développement, elle doit faire des efforts pour créer des liens entre pôles universitaires et industries, estime la Brookings Institution.

En termes de gouvernance, si le rapport salue la création de la métropole du Grand Paris et « les efforts admirables de la région pour consolider sa structure municipale hautement fragmentée », elle souligne qu’il reste encore du chemin à parcourir.

Un manque de main d’œuvre qualifiée qui va poser problème

Autre défi, celui de la formation : Paris a l’un des plus forts niveau d’éducation, mais la métropole va bientôt se trouver confrontée au manque de main-d’œuvre qualifiée, et à une forte poussée du chômage chez les autres actifs. En effet, « bien qu’ils ne représentent que 24% de la population active, les secteurs qui emploient des professionnels hautement qualifiés et des diplômés du supérieur sont responsables de la quasi-intégralité de la croissance nette des emplois au cours de la dernière décennie », détaille le rapport, qui révèle par ailleurs que le taux de chômage est déjà plus élevé à Paris que dans ses huit concurrentes, notamment chez les jeunes.

De nombreux enjeux donc, auxquels le conseil régional d’Île-de-France devrait proposer des solutions dans le cadre du schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII), qui sera adopté en décembre prochain.

 

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