En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X
Déposez votre CV Fournisseurs du secteur public

Logo Gazette.fr

 

Réagir

Chargé de mission à Bruxelles

Au cœur de l’Europe, éloigné mais pas déconnecté

Publié le • Par • dans : Europe, France, Régions

0

Commentaire

Réagir

EU flag © Jelle van der Wolf Fotolia

Une centaine d’agents publics français, aux deux tiers de la territoriale, travaillent à Bruxelles. Loin de leur collectivité, ils sont baignés dans des cultures, langues et réseaux variés.

 

La plupart exercent dans le cadre d’une mission de représentation au niveau régional.

Près d’une centaine d’agents publics français, dont deux tiers relèvent de la fonction publique territoriale, travaillent à Bruxelles, soit pour le compte d’un conseil régional, comme celui d’Occitanie, soit pour une association de plusieurs collectivités. Ile-de-France Europe (IdfE) y représente, par exemple, la région Ile-de-France et sept départements : Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Val-d’Oise et Hauts-de-Seine.

Sorte d’exception dans le paysage bruxellois : la métropole de Lyon (Rhône), qui y dispose aussi d’un bureau.

Cadre d’emplois: attaché territorial, attaché principal territorial, en catégorie A.

Formation requise: cursus en sciences politiques, droit, études d’ingénieur.

Présence, veille, aide, lobby

« Notre mission s’articule autour de quatre axes : représenter la région auprès des institutions européennes, faire une veille ciblée des programmes européens pouvant concerner les acteurs du territoire, accompagner ces acteurs dans le montage de projet ou la rencontre des intervenants européens, et mener des actions de lobbying, souvent au sein de réseaux regroupant d’autres régions européennes », résume Nolwenn Le Tallec, chargée de mission au bureau de la région Nouvelle Aquitaine (5 844 200 hab.).

Dans la capitale européenne, les dossiers ont plus de chance d’aboutir s’ils sont portés à plusieurs, donc le métier exige une forte capacité à travailler en réseaux, avec des cultures et dans des langues diverses.

Les débats, le « sel du métier »

Cette année, la chargée de mission s’est occupée de dossiers concernant les producteurs de palourdes du bassin d’Arcachon et la reconnaissance des indicateurs géographiques non agricoles.

« Le gros travail qui s’amorce est celui de la préparation de la future politique de cohésion après 2020, afin de commencer à peser sur les débats », poursuit-elle, car se positionner le plus en amont sur des questions touchant aux réalités du territoire est la clé de la réussite de ces agents.

Cette nécessité de s’impliquer au cœur des débats de l’actualité européenne ferait tout le « sel du métier ».

« Même si nous sommes physiquement éloignés des autres services de notre collectivité, nous n’en sommes pas déconnectés, car beaucoup sont concernés à un titre ou à un autre par les programmes européens », estime-t-elle.

Une expérience facile à valoriser

Quand ils reviennent en France, les fonctionnaires territoriaux n’ont aucun mal à valoriser leur expérience, comme pour Pauline Dubois (lire ci-dessous), ex-responsable de la Maison de la région Languedoc-Roussillon à Bruxelles et administratrice de l’Arricod, l’association des professionnels des relations internationales et de coopération décentralisée des collectivités territoriales françaises.

« Les compétences de négociation, de recherche de compromis que j’ai acquises me servent au quotidien dans mon nouveau poste de directrice adjointe de la cohésion sociale à la ville, l’agglomération et au CCAS de Pau », assure celle pour qui cette mission européenne a été « un tremplin ».

« L’absence de cadre juridique concernant les agents pose plusieurs problèmes »

Pauline Dubois,
administratrice à l’Arricod
PHOTO - 10205720.BR.jpg

Pauline Dubois

Une année et demie m’a permis de mesurer les limites de l’exercice d’une mission à Bruxelles, sur les plans administratif, fiscal et de rémunération.L’absence de cadre juridique concernant les agents territoriaux pose plusieurs problèmes. Elle prive les collectivités territoriales d’outils adaptés pour compenser le différentiel du coût de la vie. Il n’existe pas non plus d’accord fiscal : les agents doivent remplir chaque année un dossier pour se faire rembourser d’éventuels trop-payés. C’est pourquoi l’Arricod (l’association des professionnels des relations internationales et de coopération décentralisée des collectivités territoriales françaises) a pris attache avec le cabinet de Marylise Lebranchu, puis d’Annick Girardin, pour qu’un cadre soit établi. Le ministère est réceptif, mais le calendrier serré. »

Haut de page

0

Commentaire

Réagir
Publicité
Publicité

Télécharger
l'appli!

En savoir plus

Formations d’experts

Mots-clés

Thèmes abordés Collectivités territorialesEmploiEuropeMétiers de la fonction publique

0 Commentaire

Ajouter un commentaire
  1. Ajouter un commentaire

      Votre e-mail ne sera pas visible

    Conformément à la loi "Informatique et libertés" du 6 janvier 1978, vous pouvez accéder aux informations vous concernant, les rectifier ou vous opposer à leur traitement et à leur transmission éventuelle à des tiers en écrivant à : Groupe Moniteur - 17, rue d'Uzès 75018 Paris cedex 02 ou en cliquant ici.