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Ressources humaines

74% des collectivités estiment leur politique RH affectée par la baisse des dotations

Publié le • Par • dans : A la une, A la Une RH, Actualité Club finances, France, Toute l'actu RH

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barometre-HoRHizons2016 © CSA

Des collectivités qui envisagent à 53% de ne pas remplacer les départs prévus, un protocole PPCR qui est jugé coûteux, une GPEEC qui va dans le sens d’une plus grande professionnalisation des politiques RH... Retrouvez les enseignements de la nouvelle édition du baromètre HoRHizons.

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Cet article est paru dans
Le Club Ressources Humaines

 

L’édition 2016 du baromètre RH de l’emploi public territorial (HoRHizons 2016) réalisée par le CSA (pour le compte de l’AMF, le CNFPT, l’ADF, les régions de France et la FNCDG) (1) a été présentée mercredi 16 novembre aux rencontres de l’emploi de l’AMF et jeudi 17 novembre lors de la conférence nationale de l’emploi territorial. Il confirme les tendances observées par d’autres études publiées récemment : la baisse des dotations continue cette année de peser sur la politique RH des collectivités. Précisément, 74 % estiment qu’elle en est affectée.

Par conséquent, elles sont plus nombreuses à anticiper une baisse de leurs dépenses de personnels (13 % : 4 points de plus qu’en 2015) et à envisager le non-remplacement des départs prévus, essentiellement à la retraite (53 % contre 44 % l’année dernière).

« Seuls 16% des employeurs font état de créations de postes »

Dans le détail, le baromètre souligne que la réduction des dépenses de personnel concerne surtout les communes de plus de 20 000 habitants. Et le fait que certaines collectivités se disent en capacité d’augmenter leurs dépenses « s’explique principalement par la réforme territoriale, les nouvelles mesures statutaires et indemnitaires mais également par l’augmentation du glissement vieillesse technicité », est-il analysé.

Le non-remplacement des départs est de son côté surtout envisagé par les communes de plus de 2 500 habitants, les départements et les régions. 21 % des employeurs publics locaux font savoir qu’ils ne veulent en remplacer aucun.

non remplacement des départs

Pour autant, « le remplacement des départs constitue toujours la première raison de recrutement (51 %) », est-il observé et « seuls 16 % des répondants font état de créations de postes » vs 20 % en 2015. Les postes recherchés visent les services relatifs à l’ « enfance, éducation, jeunesse », les « fonctions support » (direction, affaires juridiques, ressources humaines, finances, informatique, communication), « techniques » et dans une moindre mesure par rapport à 2015 dans les services « aménagement et développement » (urbanisme, politique de la ville, transports, environnement, action économique, emploi, Europe et International…) ».

Et les partenaires de l’étude de faire remarquer que « les employeurs sollicitent souvent l’accompagnement de leur centre de gestion pour la mise en œuvre de leurs procédures de recrutement (52 % des collectivités de moins de 2 500 habitants) ».

Plus grande professionnalisation grâce à la GPEEC

Autre observation du baromètre : la mise en oeuvre d’une GPEEC est effective dans 13 % des collectivités et établissements dont 100 % des régions, 91 % des départements et 71 % des communes de plus de 20 000 habitants. Une démarche qui « apparaît moins accessible pour les petites et moyennes communes ». « Quand cette démarche est mise en place, les employeurs développent une large palette d’outils notamment les fiches de poste, l’évaluation des compétences et la construction d’un plan de formation, ce qui va dans le sens d’une plus grande professionnalisation des politiques RH. En revanche, certains outils semblent moins utilisés comme la cartographie des métiers. »

Concernant la formation, plus de 40 % des collectivités consacrent plus de 0,9 % de leur masse salariale à la formation de leurs agents, la moyenne étant de 1,8 %. « Le pourcentage de masse salariale affecté aux actions de formation n’est pas en corrélation avec la taille de la collectivité puisque les communes de moins de 3 500 habitants consacrent une part plus forte à ces actions que celles de plus de 20 000 habitants », décrypter le CSA.

Le protocole PPCR divise fortement

Par ailleurs, sans surprise,  52% des employeurs locaux considèrent que la réforme PPCR est coûteuse. C’est le cas de 82% des régions suivies des départements (78 %) et des communes de plus de 20 000 habitants (68 %). A noter que 24 % des répondants n’ont pas d’avis sur la pertinence du dispositif.

Michel Hiriart, président de la FNCDG, a de son côté pu observer qu’il s’agit là d’un « outil d’aide à la décision » bien que « 61 % des collectivités privilégient la mutualisation ».

Références

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    Notes

    Note 01 - Enquête du CSA réalisée entre le 7 juin et le 1er juillet 2016 auprès d’un échantillon représentatif de 816 collectivités locales et établissements publics (8 régions, 22 départements, 620 communes, 19 communautés d’agglomération, 147 communautés de communes). - Retourner au texte

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Thèmes abordés Collectivités territorialesEmploiFonction publique territoriale

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  1. 1. Bravo Henry 18/11/2016, 10h19

    Bravo Henry pour cette présentation de la problématique que je partage. mais je ne suis pas d'accord avec les solutions.

    Pour les anciens, cette proposition est réaliste. Mais pour ceux de moins de quarante ans qui parcourent l'Europe dans tous les sens en se faisant des amis partout sont dans une logique non pas des pays mais d'un seul pays: l'Europe.

    Il ne faut pas oublier les conséquences plus qu'intéressantes de la mise en place de l'Europe. Depuis plus de 70 ans la France n'est plus entrée en conflit avec l'Allemagne. Il est tout de même agréable que nos enfants ne soient plus de la chair à canon!

    Mais il est vrai que cela ne peut pas se faire sans obligation, sans contrainte. A chacun ses priorités.
    La solution existe pourtant au sein de l'Europe. Les jeunes le verront certainement, les autres non.
    Il existe un proverbe qui dit qu'il faut laisser le temps au temps... Le temps pour que le Peuple décide enfin de son avenir, en étant citoyen donc en votant aux différentes élections pour affirmer le chemin à prendre, en ne votant plus pour un parti mais pour des hommes et des femmes qui vivent les problèmes du Peuple, qui ne sont pas au garde à vous, qui sont libres de leurs décisions.

    Oui, alors les vrais problèmes seront pris à bras le corps et les réponses seront trouvées.

  2. 2. Henri Tanson 18/11/2016, 08h23

    D'ici quelques années, la FPT sera réduite à la portion congrue. La plupart des services aura été confiée au privé ou simplement supprimée...
    Les candidats à la primaire l'envisagent froidement.
    D'ailleurs, ils se moquent de la disparition du service public...
    Est-ce inéluctable ?
    Ils voudraient nous le faire croire... Leur bonne raison ? "Y'a plus de sous..."
    Mais cette stratégie qui nous ruine n'est que le résultat de choix politiques.
    Nous devons donc changer de politique si nous tenons à nos services publics et à notre modèle de société.
    Abandonner cette politique néolibérale qui laisse les marchés décider de tout et chosir la politique qui redonnera du pouvoir au politique contre la finance.
    Le passage obligé pour y arriver c'est de sortir de l'Union européenne qui nous a volé tous nos pouvoirs. On ne peut pas faire de politique si on n'a aucun pouvoir !
    Que peut-on faire si on ne maîtrise pas ses frontières, ses lois, sa politique nationale, sa monnaie, sa politique étrangère ? Rien.
    L'Europe c'était la perte de toutes ces souverainetés en échange de prospérité... De progrès social...
    Ils sont où ? Le contrat n'a pas été respecté ? On sort !
    66 ans pour en arriver là, c'est cher payé, non ?

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