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Primaires de droite

Fonction publique : la gauche dénonce le projet de « casse sociale sans précédent » de la droite

Publié le 10/11/2016 • Par Claire Boulland • dans : A la Une RH, France, Toute l'actu RH

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Guillaume Le Bloas /Fotolia
"Une casse sociale sans précédent", "la surenchère plutôt que la raison", "la mise au pas des fonctionnaires"... La gauche socialiste démonte les propositions des candidats à la primaire de droite en prenant soin de rappeler les actions menées durant le quinquennat de François Hollande.

« A défaut de proposer un projet de société tourné vers l’avenir, les candidats [à la primaire de droite] préparent une casse sociale sans précédent. » Ainsi débute le pamphlet d’Annick Girardin, ministre (PRG) de la Fonction publique de ce gouvernement en fin de mandat, publié le 31 octobre dernier sur son blog. Et d’énumérer les propositions des sept candidats LR : « Mise en danger des services publics avec la suppression de 300 000 à 1 000 0000 de fonctionnaires, départ à la retraite à 65 ans et plus, suppression du compte pénibilité, suppression du statut de fonctionnaire et j’en passe… »

« Je m’inquiète d’une droite pour qui la suppression de postes est la seule boussole », poursuit-elle. « Derrière les boniments, c’est la qualité de nos services publics pour la métropole et aussi pour l’outre-Mer qui est en jeu. […] Comment ne pas supprimer purement et simplement la fonction publique territoriale si l’on prône 1 000 0000 de postes en moins ? […] L’équation est impossible. »

« La droite prend souvent en exemple nos voisins européens pour dire que la part de nos rémunérations publiques est trop élevée. Mais si l’on prend le temps de regarder dans le détail, on se rend compte que les choses ne sont pas si simples. Il faut comparer ce qui est comparable », écrit encore la ministre. « En Allemagne ou au Royaume-Uni par exemple, qui affichent beaucoup moins d’emplois publics, les agents hospitaliers ou les enseignants ne sont pas considérés comme des fonctionnaires. Les embauches indirectes, plus élevées dans ces pays, ne sont pas non plus comptabilisées, alors qu’elles ont un coût élevé pour le contribuable ! »

En Allemagne ou au Royaume-Uni par exemple, qui affichent beaucoup moins d’emplois publics, les agents hospitaliers ou les enseignants ne sont pas considérés comme des fonctionnaires. Les embauches indirectes, plus élevées dans ces pays, ne sont pas non plus comptabilisées, alors qu’elles ont un coût élevé pour le contribuable !

« Le choix de la surenchère plutôt que de la raison »

Annick Girardin assure que l’objectif est de poursuivre la revalorisation des salaires et l’amélioration de l’avancement dans les carrières des fonctionnaires jusqu’en 2020. « Nous allons continuer à améliorer l’accompagnement des agents de terrain sur des questions de laïcité, de formation, de gestion des ressources humaines, de mobilité ou de bien-être au travail. »

Elle entend également ouvrir la fonction publique à la diversité de la France et de ses outre-mer, « en travaillant sur les voies d’accès et de retour, sur l’apprentissage, sur la lutte contre les discriminations ». « Et surtout, nous allons continuer à refuser que les fonctionnaires soient systématiquement caricaturés, dévalorisés par le discours ambiant d’une droite qui a choisi la surenchère plutôt que la raison. »

« Prends garde à la droite! »

De son côté, le PS dénonce « la mise au pas des fonctionnaires » dans sa fiche n°10 consacrée aux propositions des candidats LR s’agissant de la fonction publique. En cas d’élection de l’un d’eux, le parti prédit l’humiliation des fonctionnaires, le retour au clientélisme et un affaiblissement des agents face à la corruption.

Le PS rappelle que la droite est à l’origine de la RGPP qui « a seulement désorganisé les services et dégradé les conditions de travail : les mêmes missions ont dû être assurées par moins d’agents ». Et de rappeler que, sous Nicolas Sarkozy, le recours aux contractuels a atteint en 2008 16,5 % des effectifs totaux de la fonction publique.

Le PS avance pour sa part que le gouvernement a permis « des carrières plus intéressantes, des rémunérations plus justes » . « Toutes les catégories ont vu le niveau de salaire de début de carrière augmenter. »

Par ailleurs, « le recrutement par concours a été réaffirmé et l’impartialité garantie par la présence d’une personne extérieure à l’employeur associée à chaque jury de recrutement » et les jury ont été formés à la prévention des discriminations.

Enfin, la « loi sur la déontologie a permis d’inscrire dans le droit de la fonction publique les valeurs fondamentales de probité, impartialité, neutralité, laïcité et service de l’intérêt général », fait-il valoir.

Pas de doute, la bataille des fonctionnaires entre la droite et la gauche est bien lancée.

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Fonction publique : la gauche dénonce le projet de « casse sociale sans précédent » de la droite

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Prest57

13/11/2016 01h08

La gauche de Hollande n’est pas en reste en ce qui concerne la casse de la Fonction Publique, l’article 82 de la loi déontologie est un vrai scandale, la droite en rêvait, Hollande et Valls l’ont fait:

La première phrase du deuxième alinéa du I de l’article 97 dela loi n » 84-53 du 26 janvier 1984 précitée est complétée. par les mots: << à hauteur de cent pour cent les deux premières années de prise en charge. Cette rémunération est ensuite réduite de cinq pour cent chaque année jusqu'à atteindre cinquante pour cent de la rémunération initiale la douzième année et lles années suivantes.

Il y a là une convergence entre le système privé et le système public très inquiétante. Un agent licencié par sa collectivité et mis à la disposition d'un centre de gestion ou du CNFPT ne retrouvera pas facilement du travail, surtout si celui-ci est dans un grade et échelon haut.

Cet article 97 est un coup dur insupportable porté aux statuts de la Fonction publique.

René Uniat

15/11/2016 06h32

A tous !!! A chacun sa partition de liberté, à chacun son air de liberté… ; Et tous : Enfants, adultes, composantes du Peuple de France et de sa laïcité, membres de sa Fonction Publique d’en bas, celle qui a fait son histoire et qui se bat pour son avenir et le notre ; Tous mais sans ces socialistes avec leurs fonctionnaires corrompus ; leurs fausses promesses ; leurs fraudes fiscales , leurs sauvageons caïds devenus terroristes islamistes, leurs pédophiles…

Vraiment?

17/11/2016 03h17

Les propos de Mme Girardin, pris en dehors de ce qui a été fait, sont sans intérêt.

Comment Mme Girardin peut-elle oublier les décisions prises sous la présidence de M. Hollande concernant les agents de la fonction publique:
– poursuite du blocage des salaires,
– évolutions des carrières qui ne sont qu’anecdotiques. Sinon comment comprendre les décisions d’attribuer des indemnités sous formes de points d’indice allant au moins jusqu’à 180 points nets – il me semble même que certains ont droit à 240 points?
– quelle appréciation peut-on faire de la décision de réduire l’indemnité versée à la famille d’un défunt agent de la fonction publique (avant un an de salaire; maintenant comme le privé, le montant est lié à un plafond)?
– que dire de la décision de réduire les revenus d’un agent qui connait un accident de carrière et qui n’arrive pas à se relever (voir le commentaire de prest57)?

Enfin, j’ai lu dans vos colonnes la création d’une nouvelle association d’élus qui exige la fin du statut de la fonction publique dont le président est « LR » et le vice-président « PS ».
Si la droite dit très clairement qu’elle est pour la fin du statut (sauf pour les missions régaliennes), la gauche de manière plus déguisée fait de même.

Regardez Mme Girardin ce que les élus de votre parti font quand ils sont aux affaires: comme les autres ils embauchent des contractuels triés sur le volet.

Arrêtons cette mascarade politicienne qui détourne encore plus les citoyens des urnes!
Le Peuple attend que les élus s’occupent des vrais problèmes que rencontre le Citoyen sur des questions simples: le Citoyen veut pouvoir vivre de son travail, se soigner, s’amuser et disposer de moyens adaptés dès lors qu’il sera à la retraite.

Qui répond aujourd’hui à ces questions?

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