Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Réseaux

Comment accompagner le « Cuivrexit » et passer à la fibre optique ?

Publié le 15/11/2016 • Par Erwan Seznec Romain Mazon • dans : Dossiers d'actualité, France

adsl-fibre-optique-thd-carte
La Gazette
Il faut organiser la transition entre le réseau téléphonique historique, soit 110 millions de km de paire de cuivre, et un nouveau réseau à très haut débit en fibre optique. La gestion de la transition va demander de la vigilance en zone rurale, là où la fibre arrivera en dernier et où la boucle locale cuivre a été la plus délaissée. Un réseau cuivre de qualité freine la demande d’installation de fibre optique. Inversement, un réseau cuivre dégradé implique une transition chaotique vers la fibre.

Cet article fait partie du dossier

Le très haut-débit prend son temps pour arriver

Lancé en 2013, le plan France très haut débit prévoyait de couvrir tout le territoire d’un accès internet à 30 mégabits par seconde (Mbps) d’ici à 2022 « L’échéance ne sera pas respectée, à l’évidence », admet Cyril Luneau, directeur des relations d’Orange avec les collectivités locales.

Les données de l’Observatoire France très haut débit font état d’une situation satisfaisante dans les zones denses : entreprises, administrations et particuliers confondus, 100 % des Parisiens et 86 % des abonnés du Rhône ont accès à la fibre optique ou au câble, contre 12,5 % en moyenne nationale.

Dans les zones où l’habitat est plus dispersé, ce qu’on appelle le « haut-débit », c’est l’ADSL, soit 9 Mbps en moyenne : 70 % des utilisateurs de Charente, 80 % de ceux du Finistère et plus de 85 % de ceux des Hautes-Pyrénées n’ont pas d’autre solution. Et ils n’en auront pas avant quelques années, voire même une décennie dans les endroits les plus reculés.

Le déploiement des grands axes de fibre optique est en bonne voie, mais le réseau des petits capillaires censés desservir chaque prise est embryonnaire, hors des zones très denses. La boucle locale cuivre, support de ces technologies, tiendra-t-elle ? Il est permis d’en douter et de se préparer au « Cuivrexit ».

Délabrement depuis dix ans

Constitué de quinze millions de poteaux, de 110 millions de km de paire de cuivre, de nœuds de raccordement, de répartiteurs et de sous-répartiteurs, ce réseau historique a été délaissé. Les témoignages d’élus locaux à ce sujet se comptent par dizaines.

La loi pour une République numérique promulguée le 7 octobre s’est saisie du problème. Elle renforce les prérogatives des maires en rétablissant la servitude d’élagage autour des réseaux : une mesure bienvenue, mais de portée limitée.

La végétation proliférante n’est qu’un des aspects qui contribuent au délabrement, il faut aussi composer avec les répartiteurs qui prennent l’eau et les poteaux en bois hors d’âge. « Au rythme actuel, ils sont remplacés en moyenne tous les 75 ans ! » s’insurge Patrick Vuitton, délégué général de l’Association des villes et des collectivités pour les communications électroniques et l’audiovisuel (Avicca).

Maintenir ou laisser mourir ?

Selon Michel Lebon, consultant spécialisé auprès de collectivités, « l’entretien a commencé à se relâcher il y a une dizaine d’années. » En 2011 et 2012, Orange a investi 100 millions d’euros dans la maintenance de la boucle locale cuivre. A la suite d’une enquête administrative de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) en 2014, la somme a été portée à 550 millions d’euros cette année, mais un sérieux retard s’est accumulé.

A la décharge de l’opérateur historique, celui-ci est tiraillé entre des injonctions contradictoires : l’obligation d’entretenir le réseau cuivre, mais pas trop non plus, car si l’ADSL donne entière satisfaction, la fibre n’attirera pas de clients. C’est du moins le constat posé en décembre 2014 par le rapport final de la Mission sur la transition vers le haut-débit et l’extinction du cuivre, présidée par Paul Champsaur.

« Accoutumés à des prix d’appel bas », les abonnés seraient peu enclins à « acquitter des abonnements plus onéreux en contrepartie de débits supérieurs ». Un bon réseau de cuivre étant « susceptible de freiner l’émergence du très haut-débit en France », une option serait de le « laisser couler », selon le scénario dit de la transition « au fil de l’eau ».
Une mort lente qui s’avérerait fort problématique en zone rurale. En se basant sur 83 schémas directeurs d’aménagement numérique (Sdan), la commission Champsaur estime que 70 % des foyers pourraient n’abandonner le cuivre qu’en… 2035 !

80euros le mètre, c’est ce que coûte l’enterrement des câbles en fibre optique. En aérien, sur des supports existants, les montants varient de 7€ à plus de 15€ le mètre. Un réseau d’un seul tenant est plus facile à amortir et à louer qu’un réseau mêlant les deux types d’installation.

Appel à la rétrocession

Vingt ans de coupures de téléphone de plus en plus fréquentes pour cause de réseau cuivre oxydé ? Inimaginable, pour Patrick Chaize, président de l’Avicca : « Soit Orange entretient la boucle locale, soit il la rétrocède aux collectivités qui en font la demande !»

Le sénateur de l’Ain n’en fait pas mystère, il est favorable à un « basculement volontariste » : une sortie rapide et planifiée du cuivre, coordonnée par les collectivités.

Signe de l’indécision ambiante, un décret du 3 août 2016 impose le cuivre dans les maisons individuelles mais dans le collectif, c’est le non-choix, puisqu’il prévoit fibre et cuivre.

Les technologies de la boucle locale optique sont pourtant maîtrisées avec la fibre tirée jusqu’à des antennes relais de haut débit hertzien ou jusqu’à la prise, en aérien, pour un coût estimé dans ce cas à 300 € les 50 m (1).

Une lourde charge à porter par les collectivités, mais pas insurmontable, si on utilise les supports aériens existants. Actuellement, quand elles déploient la fibre, les collectivités choisissent souvent d’utiliser les supports d’ERDF, mieux entretenus que ceux d’Orange. Pour qui, la question du réseau historique serait peut-être, finalement : comment recycler 15 millions de poteaux et 110 millions de km de paire de cuivre ?

« Il faudrait que les opérateurs en disent davantage sur leurs plans »

Michel Lebon, consultant spécialisé en réseaux auprès des collectivités

Les chiffres nationaux communiqués par Orange ne permettent pas de mesurer l’effort d’entretien de la boucle locale. L’Arcep devrait demander des données au niveau des départements, a minima. Elles existent et permettraient de sortir de l’opacité. Les opérateurs concurrents versent une redevance d’utilisation de la boucle locale à Orange, dans le cadre du dégroupage, mais nous n’avons pas la certitude que ces fonds sont affectés à son entretien. Ce qui ne fait pas débat, c’est que l’infrastructure est en piètre état, et pas seulement sur l’aérien. Les câbles en cuivre « pleine terre », en fond de tranchée, ont dangereusement vieilli. La sous-traitance n’arrange rien. Il faudrait que les collectivités aient une photographie à jour de la boucle locale et que les opérateurs en disent davantage sur leurs plans dans la fibre.

 

Cet article est en relation avec le dossier

Cet article fait partie du Dossier

Le très haut-débit prend son temps pour arriver

Sommaire du dossier

  1. Le Plan France Très Haut Débit, un colosse aux pieds d’argile
  2. Cour des comptes : « Il manque 15 milliards pour financer le plan France Très Haut Débit »
  3. Réseaux d’initiative publique : l’appel aux opérateurs
  4. Les nouveaux défis des réseaux d’initiative publique
  5. Très haut-débit : le RIP alsacien est financé à 64% par le privé
  6. L’entretien des réseaux de téléphonie en sous-investissement chronique
  7. « La couverture du territoire est notre priorité numéro un » – Sébastien Soriano
  8. Plan France Très Haut Débit : pourquoi 17 départements sont sans projet
  9. Comment accompagner le « Cuivrexit » et passer à la fibre optique ?
  10. Plan France Très Haut Débit : Numéricâble-SFR chamboule la zone d’initiative privée
  11. Zones blanches : ces territoires encore éloignés du « vrai » haut débit fixe
  12. En Eure-et-Loir, le Lab28 veut optimiser l’utilisation de la fibre optique
  13. De nouvelles obligations de couverture du territoire pour les opérateurs télécoms
  14. Très Haut Débit : la convention-type pour suivre les déploiements de SFR et Orange à disposition des villes
  15. Très haut débit : le mouvement est engagé dans les territoires ruraux
  16. Le financement des infrastructures du très haut débit enfin clarifié !
  17. Les sénateurs plaident pour la rentabilité des réseaux d’initiative publique
  18. La mission très haut débit apporte les précisions sur la feuille de route
  19. Les ruraux à l’offensive sur le Très Haut Débit numérique
  20. THD en 2022 sur tout le territoire : un objectif “irréaliste”
  21. Cyril Luneau (Orange) : « L’expertise digitale est remontée à l’interco »

Notes

Note 01 Estimation du groupe de travail sur l’aménagement numérique du territoire, doc. de travail des sénateurs Maurey et Chaize, novembre 2015. Retour au texte

3 Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Fournisseurs public expo Public Expo

Commentaires

Comment accompagner le « Cuivrexit » et passer à la fibre optique ?

Votre e-mail ne sera pas publié

Michel LEBON

15/11/2016 02h41

Quand je dis que les opérateurs ne « communiquent pas sur leurs plans sur la fibre », je pointe essentiellement un déficit de concertation locale pour avec les porteurs de projets locaux, par exemple sur leurs opticallisations de NRA, de Points Hauts du Mobile, afin que ceux-ci puissent être mutualisés au bénéfice de l’Aménagement Numérique du Territoire… Mais ils jouent du cadre réglementaire (L.49 du CPCE) que par ailleurs… ils ont bien contribué à définir (décrets y compris)!

José Gavilan

16/11/2016 12h10

Dans la bulle d’information concernant la Dordogne, votre remarque « Pas de FttH prévue pour l’instant  » est inexacte car à ce jour plusieurs plaques vont ouvrir en zone conventionnée à Perigueux et à Trélissac et le plan Périgord Numérique porté par le SYNDICAT MIXTE PÉRIGORD NUMÉRIQUE en prévoit une trentaine dans les trois ans.
cf JOURNAL SUD-OUEST du 14/11/2016.

Romain Mazon

16/11/2016 08h41

Bonjour

Les informations contenues dans la carte résultent d’un état des lieux établi début 2016. La situation a donc pu évoluer favorablement depuis dans certains territoires.

Cordialement

Commenter

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X