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Habitat

Lutter contre le logement vacant, un enjeu pour les villes

Publié le • Par • dans : France

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COSSE-Emmanuelle largeur © Laurent Mignaux

La ministre du Logement et de l'Habitat durable Emmanuelle Cosse a lancé le 3 novembre le réseau des collectivités mobilisées contre le logement vacant. Les enjeux varient selon la taille de la collectivité, mais quelques expériences ont déjà été mises en place sur les territoires.

 

Selon le ministère du logement, 100 000 logements privés seraient actuellement vacants, et immédiatement mobilisables – soit un peu moins d’une année de production de logements sociaux. Sur Strasbourg par exemple, 3200 logements sont vacants depuis plus de trois ans, auxquels s’ajoutent 3000 logements loués via les plateformes de type Airbnb, soit 6000 logements en tout, ce qui correspond à deux années de production de logements sur l’Eurométropole.

L’ensemble du territoire est touché, qu’il s’agisse de zones tendues en matière de logements, ou détendues, urbaines ou rurales. L’enjeu est donc de taille  pour les collectivités, et il est multiple : accroitre l’offre de logements disponibles sur le marché  pour  répondre aux besoins de logements, revitaliser un centre-ville en perte de vitesse, avec une vacance commerciale qui accompagne la vacance résidentielle, accroitre l’offre sociale via le conventionnement de logements privés,…

« La remise sur le marché des logements vacants du parc privé constitue un enjeu essentiel pour répondre à nos objectifs de logement abordable pour tous et de mixité sociale », résume Emmanuelle Cosse, qui avait annoncé en juin dernier son intention de s’attaquer au dossier.

Les collectivités en avance

De nombreuses collectivités y travaillent déjà ; il s’agit maintenant de mutualiser les expérience, d’échanger sur les échecs et les réussites. L’Eurométropole de Strasbourg a été désignée présidente du réseau pour un an.

La Métropole du Grand Paris,  la Ville de Paris, le Grand Nancy, Vitré Communauté, le Grand Poitiers, Plaine Commune, Bordeaux Métropole, la Métropole européenne de Lille, Rennes Métropole, Grenoble Métropole, Melun Val de Seine, le Grand Lyon, et le Pays Voironnais en sont les premiers membres.

Syamak Agha Babaei, vice-président de l’Eurométropole de Strasbourg en charge de l’habitat, résume  ainsi les enjeux liés à la remise sur le marché des logements vacants : « Chez nous, et c’est la même chose dans  la plupart des métropoles : 50% des foyers sont logés dans le parc locatif libre,  25% sont propriétaires occupants, et 25% sont logés dans le parc social. Le parc privé a donc une place importante, et il remplit de moins en moins son rôle social. La taxe sur les logements vacants n’est pas assez rémunératrice pour les collectivités, et dissuasive pour les propriétaires bailleurs ».

Dans les villes qui connaissent une certaine dévitalisation, la vacance des logements est associée à la vacance des commerces, à une décroissance économique…

Des propriétaires démunis

Du côté des propriétaires bailleurs, c’est généralement par méconnaissance et impuissance que les logements sont laissés vides, comme a pu le constater l’Eurométropole sur son territoire : « Nous avons mené une enquête auprès des propriétaires de logements vacants sur une partie de l’agglomération : la plupart ne sont pas particulièrement aisés, ils ne possèdent souvent qu’un seul bien, qu’ils ne louent pas soit parce qu’il est en mauvais état, soit parce qu’ils ont eu une mauvaise expérience locative », résume Syamak Agha Babaei.

En partant de cette connaissance du terrain, l’Eurométropole a mis en place une série de mesures visant à mieux faire connaître le conventionnement social, l’intermédiation locative, les différents mécanismes de subventions pour réaliser des travaux… Elle a fait un appel à référencement pour proposer aux propriétaires une liste de prestataires « de confiance »…

C’est autour de ce type de dispositifs que devraient échanger les acteurs du réseau. L’Eurométropole de Lille a de son côté confié à une société publique locale d’aménagement, la Fabrique des quartiers, une mission de recyclage des logements vacants, qui peut aller jusqu’au rachat par la métropole de certains logements.

La première réunion du réseau est prévue à  Strasbourg en janvier prochain. La ministre du logement a par ailleurs  annoncé qu’elle allait présenter dans les semaines à venir une évolution des dispositifs fiscaux existants pour les rendre plus attractifs et mieux adaptés aux réalités locales.

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