Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Emploi

Les contrats d’avenir : adoptés, mais pas pérennisés

Publié le 09/11/2016 • Par Rouja Lazarova • dans : Dossiers d'actualité, France

Epide quartiers formation
Epide.fr
Les collectivités territoriales défendent leur bilan sur l’utilisation des contrats d’avenir, mais ne donnent pas de visibilité sur leur durabilité.

La coïncidence était marquante. Quelques jours seulement après l’annonce du gouvernement d’augmenter le nombre de contrats aidés de 150 000 postes sur l’année 2016, la Cour des comptes faisait tomber son verdict : trop chers, trop nombreux, pas assez efficaces, les dispositifs visant à aider les jeunes à trouver un emploi durable ne donnent pas les résultats escomptés.

Particulièrement visés, les emplois d’avenir. Créés en octobre 2012, ils devaient permettre à des jeunes de 16 à 25 ans, pas ou très peu qualifiés, de s’insérer professionnellement grâce à un contrat à temps plein, de trois ans maximum, assorti de formations, l’Etat prenant en charge jusqu’à 75 % du coût salarial.

Les collectivités s’en sont saisies. En janvier 2016, elles embauchaient ainsi 66 070 jeunes, selon la Direction générale de l’emploi et de la formation professionnelle, soit 26 % de l’ensemble des 300 000 jeunes ayant bénéficié du dispositif depuis sa création.

Insertion

C’est surtout dans une optique d’insertion que le conseil départemental (CD) de l’Ardèche (1 800 agents) s’est engagé dans la démarche. « Dans notre département, pauvre en établissements scolaires du secondaire, beaucoup de jeunes sortent de l’école sans diplôme. Nous avons voulu les aider à avoir une première expérience professionnelle et une qualification. En tout, 60 jeunes ont bénéficié du dispositif », assure Bérengère Bastide, vice-présidente déléguée au personnel.

D’autres collectivités ont voulu renforcer leurs équipes, ou tenter une gestion prévisionnelle des emplois. « Nous avons redonné du souffle aux services départementaux, notamment dans les collèges et les routes. Ces contrats représentent un levier financier très intéressant pour l’emploi », témoigne Béatrice Hakni-Robin, chargée des ressources humaines au CD de l’Ille-et-Vilaine (3 800 agents). Le CD du Puy-de-Dôme (2 300 agents) a visé la pérennisation des emplois, en contractualisant seulement treize EA au sein des archives, des routes et des collèges.

Lydie Mahé, élue chargée du personnel à la ville de Saint-Nazaire (68 500 hab., Loire-Atlantique), confie : « Nous avons ciblé des postes de départ à la retraite. » Le département de l’Ain s’est fortement investi, en recrutant un agent à temps plein dédié à l’accompagnement des emplois d’avenir (106 au total, 47 en cours aujourd’hui), assurant le lien entre le jeune, son tuteur, son responsable hiérarchique et la mission locale. « Avec la contraction de nos moyens, nous avons repensé le dispositif comme un tremplin vers l’emploi », commente Adeline Bigot, DRH au département.

Adaptation aux métiers et à la collectivité

« Ce sont des publics difficiles, en rupture sociale, scolaire, professionnelle. L’accompagnement n’a pas été évident au début », confie Brigitte Friconnet, référente « emplois d’avenir » à la ville de Saint-Nazaire.

Selon l’obligation légale, tous les jeunes ont suivi des formations, notamment celles du CNFPT, d’adaptation aux métiers et à la collectivité. Dans le département du Puy-de-Dôme, 3 150 heures de formation ont été dispensées et 19 000 euros consacrés aux formations, hors CNFPT.

La ville de Saint-Nazaire a délivré 111 jours de formation en 2015 sur les 24 emplois d’avenir. Dans la plupart des collectivités, les tuteurs ont suivi la formation de trois jours du CNFPT. Quel avenir pour ces emplois ? Les résultats, en termes d’intégration, paraissent décevants. Ainsi, en Ardèche, sur 60 jeunes engagés en emploi d’avenir, quatre ont été « stagiarisés », cinq gardés en CDD d’un an. A Saint-Nazaire, seuls trois emplois d’avenir sur les 24 ont été placés en stage. Dans l’Ain, on compte quatre « stagiarisés » et onze CDD. Le dispositif n’y serait pas, a priori, reconduit. Le département du Nord (7 853 agents, 100 emplois d’avenir depuis 2013, 54 en cours, sept intégrés) n’a pas encore statué. Face aux contraintes budgétaires et à la profusion de dispositifs, les collectivités semblent se détourner de ce type de contrat, au profit du service civique ou de l’apprentissage.

Des résultats décevants par rapport aux efforts consentis

Dans son rapport du 5 octobre, la Cour des comptes critique la complexité, la redondance, le coût élevé et croissant d’une vingtaine de dispositifs visant à faciliter l’accès des jeunes à l’emploi. Elle estime l’effort public à 10,5 milliards d’euros en 2015, dénonçant l’insuffisance de l’évaluation de ces mesures.

Les emplois d’avenir s’avèrent particulièrement coûteux : 11 000 euros annuels par jeune, pour une durée allant jusqu’à trois ans. Le ciblage des publics fragiles souffre de carences : par exemple, seuls 15,7 % des jeunes en emploi d’avenir provenaient des quartiers prioritaires de la politique de la ville en 2015, pour un objectif initial de 25 %. Enfin, le rapport déplore l’insuffisance de formations qualifiantes et certifiantes au sein des collectivités.

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Fournisseurs public expo Public Expo

Commentaires

Les contrats d’avenir : adoptés, mais pas pérennisés

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement