Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
Club RH

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

icon Club RH

Laïcité

Un colloque réinterroge la compatibilité du fait religieux au sein du service public

Publié le 28/10/2016 • Par Nathalie Levray • dans : Actu juridique, France, Toute l'actu RH

Laicite dossier juridique
La Gazette Des Communes
Comment concilier fait religieux et service public ? Comment se prémunir des pratiques radicales et extrêmes de son personnel ? Tels étaient les questions soulevées, jeudi 27 octobre, lors d’un colloque organisé au Sénat. Retour sur une journée d’échanges.

 

Ne tomber « ni dans la polémique, ni dans la simplification ». Jean-Marie Bockel, sénateur et président de l’agglomération de Mulhouse, s’exprimait en ouverture d’un colloque organisé par la Fédération française de psycho criminalistique au Sénat sur les impacts de la religion et de la radicalisation dans les entreprises et les services publics.

Deux logiques sous-tendent le débat, pour Fabrice d’Almeida, professeur à l’université Paris Assas. Les relations de travail se sont « démocratisées », avec davantage d’horizontalité et de revendication et la société s’est « confessionnalisée » avec l’exigence de vivre sa foi de façon permanente dans la sphère privée et publique. Les intervenants se sont efforcés de tracer des lignes de force utiles à celles et ceux qui sont confrontés aux effets des croyances religieuses dans le monde du travail privé au public.

Un management par la discussion et l’échange

Il ne faut « pas avoir peur », avertit Chems Akrouf, directeur du pôle intelligence de Sentinelle. La stigmatisation et le rejet produisent de la radicalisation. Le fait religieux se manage par la discussion et l’échange dans le cadre du travail lui-même.Ainsi les agents du service public ou les travailleurs d’entreprise délégataire d’une mission de service public, doivent-il, dans la République laïque, observer une stricte neutralité.

Interroger la personne sur les raisons du changement de son comportement paraît une évidence à Françoise Thieullent, avocate et médiatrice à La Réunion, département où se côtoient de multiples religions : « oser découvrir et se former à la culture de l’autre est la clé pour travailler et vivre ensemble ».

Un dialogue social utile et nécessaire

Le traitement du fait religieux s’organise dans un « projet commun, témoin d’une volonté générale », rappelle Fabrice d’Almeida. La nécessité « d’un collectif fort » dans le monde professionnel et le rôle des syndicats sont soulignés par Jean-Claude Delgènes, directeur général du cabinet Technologia. Cela passe par le dialogue social pour dégager des « accommodements raisonnables ».

Toutefois l’idée de pouvoir présenter des candidats non syndiqués au premier tour des élections professionnelles inquiète : elle pourrait permettre l’infiltration des institutions représentatives du personnel par un leader religieux, insuffisamment « légitime et investi dans le cadre de travail ».

Une prise en charge technique

Enfin, le monde du travail doit prendre garde à l’utilisation de ses réseaux sociaux. Patrice Kirmizigul, expert en cyber-sécurité, prévient : la responsabilité du chef d’entreprise, de l’élu ou du chef de service peut être pénalement engagée, si les outils informatiques professionnels (serveurs, ordinateurs, etc.) sont utilisés par des salariés ou des agents pour visiter des sites internet propagandistes (art. 421-2-5-2 du Code pénal) ou stocker et diffuser des contenus à caractère sectaire.

Cette responsabilité est toutefois relative : il suffit que les moyens de l’empêcher aient été mis en œuvre pour éviter la condamnation. Divers outils techniques sont à la disposition des dirigeants : systèmes de contrôle (« check ») et de surveillance, système de blocage et de filtrage de sites interdits à la consultation, système d’analyse sémantique et contextuelle, charte informatique. En outre le site gouvernemental « stop djihadisme » peut aider à comprendre et circonscrire les dangers de radicalisation.

Cet article est en relation avec le dossier

Domaines juridiques

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur le Club RH

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Un colloque réinterroge la compatibilité du fait religieux au sein du service public

Votre e-mail ne sera pas publié

Club RH

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X