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Prévention de la radicalisation

Lutte contre la radicalisation : Valls et Cazeneuve veulent muscler les territoires

Publié le 26/10/2016 • Par Marie-Pierre Bourgeois • dans : France

Rencontres-Etat-collectivites-territoriales-le-24-octobre-2016_largeur_760
Ministère de l'intérieur
Très attendues par les acteurs de terrain, les rencontres nationales des territoires mobilisés contre la radicalisation étaient organisées lundi 24 octobre par le ministère de l’Intérieur. Bernard Cazeneuve et Manuel Valls ont tenu à affirmer le rôle primordial des collectivités territoriales dans la lutte contre ce phénomène.

Chacun a tenu son rôle lors ce rendez-vous promis le 9 mai dernier dans le cadre du Plan d’action contre la radicalisation et le terrorisme (PART). Le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur ont rappelé les dispositifs au service des territoires tandis l’ADF et l’AMF ont regretté le manque de communication entre services judiciaires et partenaires de terrain.

Les collectivités, premier rempart contre la radicalisation

Bernard Cazeneuve a ouvert cette journée de lutte contre la radicalisation en égrenant les chiffres des derniers pointages – 2 000 individus en France impliqués dans des filières terroristes depuis le début de l’année et 700 Français présents sur les zones de combat – et les dispositifs mis en place : numéro vert qui permet de signaler un soupçon de radicalisation, publication de grille d’indicateurs de radicalisation, intervention des cellules de suivi départementale sous l’égide de la préfecture qui ont permis de prendre en charge 970 familles depuis le début de l’année.

Le dispositif a beau fonctionner, « il doit monter en puissance en allant plus loin avec vous pour combattre ce problème protéiforme », a-t-il insisté devant plus de 1 000 élus et agents territoriaux.

« C’est d’ailleurs pour cela que j’ai demandé aux préfets le 14 septembre dernier de trouver avec les maires directement concernés les meilleures solutions possibles », ces derniers s’estimant parfois peu impliqués dans les suivis de la préfecture et des cellules départementales. « N’hésitez pas à les solliciter » a d’ailleurs insisté le ministre.

Dans le cadre de cette meilleure coordination, Manuels Valls a, lui, rappelé les 40 millions d’euros de budget attribués au FIPDR qui atteindront  100 millions sur 3 ans et que peuvent solliciter les maires via les conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance.

Autre demande forte des élus, la formation des agents territoriaux, souvent en première ligne pour repérer les publics susceptibles de basculer vers la radicalisation.

Bernard Cazeneuve a répondu à leurs attentes en évoquant  les formations mises en place par le CNFPT. Le Premier ministre a d’ailleurs reconnu que le phénomène de la radicalisation « pouvait dérouter même les agents les mieux formés ».

Fin de non-recevoir pour la communication des fiches S aux maires

Le ministre de l’Intérieur a profité de cette grande journée de rencontre pour rappeler la position de l’Etat sur la transmission d’informations émanant des services de renseignements. Tout en signalant la convention signée entre l’Etat et l’AMF le 19 mai dernier pour réfléchir à « la modification du code de sécurité intérieure et la transmission d’informations nominatives dans la limite du secret judiciaire », pas question pour autant de communiquer le nom des fichés S aux territoires.

C’est pourtant la revendication de certains élus comme le maire Les Républicains d’Evreux Guy Lefranc. « La mission des renseignement met en œuvre des moyens extraordinaires pour recueillir des informations confidentielles. Trop partager ces informations équivaudrait à partager l’activité elle-même (…) Cela serait faire reposer sur les collectivités territoriales des missions régaliennes qui ne sont pas les siennes », a ainsi longuement argumenté Bernard Cazeneuve.

D’autres termes ont été choisis par le Premier ministre mais le message martelé est le même : « la lutte anti-terroriste et le renseignement relèvent uniquement des fonctions régaliennes. »  Il s’est toutefois félicité des règles relatives au secret partagé qui permet « de se dire beaucoup de choses dans le cadre d’une relation qualitative. »

Demande d’une meilleure information

Bernard Cazeneuve et Manuels Valls ont eu beau y mettre les formes, pas sûr que les doléances des élus aient été entendues.  Chacune à leur façon, l’AMF et l’ADF ont rappelé le fort investissement humain des collectivités sur le sujet. André Laignel a ainsi présenté les « 500 000 élus locaux des territoires comme une réserve citoyenne qui peut repérer les signaux de radicalisation et surtout reformer des liens sociaux. »

Dominique Bussereau a tenu à rappeler, au nom des départements de France, le nécessaire « équilibre entre le maintien de la sécurité intérieure et l’information des élus », trop faible à son goût. Le vice-président délégué de l’AMF a pour sa part demandé à ce que les élus « en tant qu’employeurs puissent faire une enquête sur les agents qui s’occupent du temps périscolaire, comme c’est aujourd’hui le cas pour les policiers municipaux. » Plus largement, l’AMF demande « la communication aux maires par la justice d’informations relatant la présence d’une personne sortie de prison pour un motif terroriste ou de retour de Syrie sur leur commune. »

Comme en écho à André Laignel qui soutenait qu’en « cette période difficile », les concitoyens se tournaient vers leurs élus de terrain, Manuel Valls a rappelé  que « cette journée n’était qu’une étape» vers un changement de culture et d’état d’esprit entre l’Etat et les collectivités territoriales.

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Commentaires

Lutte contre la radicalisation : Valls et Cazeneuve veulent muscler les territoires

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philippe

07/11/2016 10h52

pour éviter cette situation, des postes supplémentaires d’éducateurs spécialisés sont à créer

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