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[Opinion] Culture

Musique et territoires : vers la fin des « cours particuliers » ?

Publié le • Par • dans : France, Opinions

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musique credit phovoir © phovoir

Dans un univers économique morose, avec, d’une part, une diminution des dotations de l’Etat et, de l'autre, un redécoupage des compétences partagées souhaité par la loi «Notre», les écoles et les conservatoires de musique territoriaux doivent pouvoir assurer leur avenir en tant que services publics élargis au plus grand nombre d’usagers.

Jean-Paul Alimi © FFEM

Jean-Paul Alimi, vice-président de la Fédération de l'enseignement musical et directeur des études du Conservatoire national à rayonnement régional de Nice

 

 

Le modèle pédagogique adopté depuis les années 1970 par de très nombreuses structures d’enseignement artistique spécialisé, via l’impulsion des « schémas d’orientation » proposés par le ministère de la Culture (celui de 2008, notamment) et comportant une partie de cours individuels devra sans aucun doute être réformé en profondeur s’il veut tout simplement continuer à exister.

Aujourd’hui, les professionnels, agents publics du secteur, ne peuvent plus ignorer le fait, par exemple, qu’un maire d’une commune moyenne, qui supporte financièrement, en coût de fonctionnement par an et par élève, de 1 500 à 3 000 euros, voire davantage, se pose des questions sur la réelle utilité de ce pan d’activité d’enseignement artistique spécialisé lié à sa politique culturelle.

Par exemple, un enseignant territorial du piano effectuant un service de vingt heures de cours par semaine, 36 semaines par an (cas d’un assistant territorial d’enseignement artistique, cadre B de la FPT ; seize heures pour un professeur de catégorie A), enseigne au plus à 30 ou 40 élèves du niveau débutant cycle 1 au cycle 3 pour les plus avancés. Si ce même enseignant donnait uniquement des cours collectifs, il pourrait prodiguer ses conseils à plus de 100, voire davantage d’usagers, s’il avait au moins cinq élèves par heure par semaine de cours. On peut même se poser la question de l’utilité d’enseigner le piano (souvent plus de 20 % des effectifs d’une école ou conservatoire de service public) dans une structure de rayonnement local, instrument individuel et peu tourné vers les pratiques collectives.

Redéfinition des missions des établissements d’enseignement artistique spécalisés

Comment faire encore exister, au sein d’une même collectivité locale en difficulté financière, un système de « cours particuliers » pour les élèves, enfants, adolescents ou adultes qui s’inscrivent à l’écoRedéfinile ou au conservatoire de musique ? La question est plus que jamais sensible et d’actualité, et devra obligatoirement passer par une redéfinition « individualisée » pour chaque territoire concerné, des missions des établissements d’enseignement artistique spécialisés.

En aucun cas, il ne pourra exister de solution universelle adaptable à toutes les collectivités territoriales. Chaque maire ou autre président d’entité territoriale gérant ce type de structure devra, à brève échéance, tracer ses propres priorités en termes de politique culturelle : davantage d’éducation artistique et culturelle en lien avec les tissus scolaires ? Suppression de certaines disciplines enseignées et/ou abandon partiel ou total des cours individuels ? Remplacement des enseignants spécialistes par des généralistes, mieux formés à l’exercice d’enseignement collectif ? Autre projet d’établissement plus innovant dans le domaine des pratiques collectives et plus ouvert à l’environnement culturel et social territorial ?

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Thèmes abordés Politiques culturelles

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  1. 1. Thierry Lemaire 19/11/2016, 21h38

    Musicien m'intéressant depuis de nombreuses années aux pratiques collectives, j'avoue ne pas comprendre ces réactions hostiles à l'article de Mr Alimi, . En effet, celui ci ne fait que proposer des possibilités (et non des obligations) face aux réelles difficultés budgétaires, quoi qu'on puisse en penser, de nombre de collectivités territoriales, qui doivent faire des choix, évidemment jamais agréables quand il s'agit de supprimer des activités musicales.
    Certes, les cours individuels permettent d'obtenir une certaine excellence, et il ne s'agit surtout pas de les renier, mais en quoi donner dans certains cas critiques aux pratiques collectives une priorité serait il automatiquement synonyme de mauvaise qualité et un mauvais compromis ?
    Combien de directeurs d'ensemble musicaux amateurs rêvent ils d'avoir 4 cors dans leur formation, ou quelques violons altos supplémentaires . Et encore, je ne parle pas d'instruments aujourd'hui pratiquement disparus, comme toute la famille des saxhorns, faisant pourtant partie de notre patrimoine national !
    J'adore le piano (mais pas autant que Mr Alimi qui y a consacré une bonne partie de sa vie !) mais pourquoi ne faudrait il pas se poser la question de tous ces musiciens (pas que pianistes ! ) qui ne touchent plus jamais à leur instrument après quelques années d'études musicales, faute de ne pas avoir étés suffisamment informés sur leur choix initial et incités à une pratique collective ?
    Etre musicien, c'est savoir rêver , bien sur, mais c'est aussi savoir faire face aux réalités !

  2. 2. edouard reichenbach 19/11/2016, 20h55

    Eh bien, puisque le seul souci, n'est-ce pas, n'est plus de transmettre un savoir, une culture, une humanité, mais seulement de faire des économies, il y a quand même une solution beaucoup plus simple que celle préconisée par M. Alimi : y'a ka fermer tous les conservatoires et les écoles de musique ! et là, les économies, je ne vous dis pas, les maires et les électeurs-contribuables vont sauter de join....

    Enseigner le piano ? Mais quelle idée mon bon monsieur ! Bien trop cher ! Communiquer aux enfants le goût de Bach, Haydn, Mozart, Chopin, Schumann ? Mais quel idée ! ça sert à rien, on a toute la musique en ligne !

    Et puis les écoles, tout court, ça coûte bien cher aussi.... Alors vous savez la solution...

    Mais si vous trouvez que l'éducation et le savoir, ça coûte cher, essayez l'ignorance, pour voir...

    Et ce monsieur est vice-président de la Fédération française de l'enseignement musical ? Y'a du licenciement dans l'air...

  3. 3. Julien 07/11/2016, 21h35

    Un président de société reçoit en cadeau un billet d’entrée pour une représentation de la Symphonie Inachevée de Schubert. Ne pouvant s’y rendre, il passe l’invitation à son Directeur des Ressources Humaines. Seule condition, que le DRH lui fasse un « mémo » sur la qualité du concert.

    Le lendemain matin, le président trouve sur son bureau le rapport du DRH :

    1 – Les quatre joueurs de hautbois demeurent inactifs pendant des périodes considérables. Il convient donc de réduire leur nombre et de répartir leur travail sur l’ensemble de la symphonie, de manière à réduire les pointes d’inactivité.

    2 – Les douze violons jouent tous des notes identiques. Cette duplication excessive semblant inutile, il serait bon de réduire de manière drastique l’effectif de cette section de l’orchestre. Si l’on doit produire un son de volume élevé, il serait possible de l’obtenir par le biais d’un amplificateur électronique.

    3 – L’orchestre consacre un effort considérable à la production de triples croches. Il semble que cela constitue un raffinement excessif, et il est recommandé d’arrondir toutes les notes a la double croche la plus proche. En procédant de la sorte, il devrait être possible d’utiliser des stagiaires et des opérateurs peu qualifiés.

    4 – La répétition par les cors du passage déjà exécuté par les cordes ne présente aucune nécessité. Si tous les passages redondants de ce type étaient éliminés, il serait possible de réduire la durée du concert de deux heures à vingt minutes.

    Nous pouvons conclure, Monsieur le Président, que si Schubert avait prêté attention à ces remarques, il aurait été en mesure d’achever sa symphonie.

    Monsieur Alimi se demande "On peut même se poser la question de l’utilité d’enseigner le piano (souvent plus de 20 % des effectifs d’une école ou conservatoire de service public) dans une structure de rayonnement local, instrument individuel et peu tourné vers les pratiques collectives."

    Peut-être l'amour de l'art, du beau et de la culture ? Ces mots ne devraient pas être étrangers à un directeur. Avant de raisonner en technocrate ou en "bourreaucrate", penser en être humain sensible ne serait pas de trop.

  4. 4. olivier CLOOTS 05/11/2016, 18h37

    Ce monsieur est probablement un de ces représentants de "l'administration" musicale composée en général de ratés de la musique et d'incapables de l'enseignement. Promouvoir la médiocrité et piétiner l'héritage de Marcel Landowski est le propre de cette clique qui détruit la culture humaniste. Pas de doute il finira au ministère de la culture où il pourra continuer avec suffisance à blablater sur ce qu'il ne connaîtra jamais: la musique.

  5. 5. lucos 04/11/2016, 19h02

    Je suis enseignant depuis plus de 40 ans dans une école municipale et ai souvent entendu des inepties comme celles de mr Alimi, qui n'intéressent que celui qui les profère.

    Parle t'il au nom du CRR de Nice, ou au nom de son association http://www.ffemnet.com/ qui s"adresse aux école non agrées municipales et associatives (en partenariat avec la SAEM racketteur du droit des photocopies)?
    Je suis extrêmement choqué que la Gazette que je prends encore pour un journal sérieux qui vérifie ses sources s'abaisse à publier de tels propos qui ne sont pas étrangers à des orientations politiques.

    Je précise que je suis" encore "abonné à la Gazette

  6. 6. Catherine Medioni 04/11/2016, 14h25

    " l'argent public qui se raréfie. "

    Et si on regardait plutôt du côté des élus et des dirigeants actuels et passés qui s'octroient des indemnités ahurissantes en période de crise et de dettes, et des avantages scandaleux eu égard à la cure d'austérité et d'amaigrissement qu'ils osent infliger depuis trop d'années aux citoyens et aux fonctionnaires dont le dévouement et le service ne leur octroient pour tout remerciement que des salaires bien modestes !

    Et si au lieu d'aller traquer des économies ridicules en termes d'échelle sur le dos des fonctionnaires qui œuvrent à l'excellence culturelle et artistique de la France, on allait plutôt regarder les gabegies englouties dans des équipements inutiles financés avec l'argent des contribuables, dans les frais de bouche, de traiteurs, de représentations de nos pseudos édiles politiques ?

    Et si on repensait totalement notre modèle social pour que la richesse collective ne soit pas spoliée par les minorités financières avides et prédatrices du bien commun ?

    Et si on arrêtait de pratiquer la désinformation à outrance, en laissant croire que les petits fonctionnaires sont des privilégiés et des nantis qui se tournent les pouces toute la journée aux frais du contribuable ?

    Et si on arrêtait de focaliser sur eux toutes les frustrations légitimes de la population, engendrées par des dirigeants qui ne servent pas son intérêt et qui créent une paupérisation croissante et une précarité intenables par des règles fiscales lourdes et injustes, au seul bénéfice des riches, des nantis, des lobbies, des multinationales et de tous ces nababs de la république qui mènent grand train de vie, s'enrichissent scandaleusement avec les deniers gaspillés du peuple, alors qu'ils en ont moins besoin que les petites gens et les citoyens de la société civile ?

    Et si on arrêtait de faire prendre des vessies pour des lanternes au peuple ?

    Et si on arrêtait de jeter continuellement l'anathème et l'opprobre sur les fonctionnaires dont la vocation de service est chevillée à leur engagement indéfectible envers leurs concitoyens ?

    Et si nos dirigeants complices de la casse de nos services publics et du dénigrement systématique de leurs acteurs dévoués, pour servir uniquement les volontés et les intérêts de la caste des riches, des privilégiés et des nantis avaient la décence de cesser de les prendre pour boucs émissaires ?

    Cibler les petits fonctionnaires pour leur faire endosser la responsabilité des crises que nous subissons et de la dette colossale qui pèse sur chaque citoyen, est un subterfuge grotesque pour mieux détourner leur attention des tractations nébuleuses, des spoliations et autres détournement de richesses pratiquées par les 1% les plus riches sur les 99% qui peuplent l'humanité !

    Les premiers n'ont aucune utilité à sauvegarder les services publics, les 99% restants ont tout intérêt à les préserver car il s'agit là de leur bien commun et de leur patrimoine !

  7. 7. Caline 04/11/2016, 00h36

    https://www.youtube.com/watch?v=QDaTdBeg6J0

  8. 8. Margret 03/11/2016, 19h27

    Chers collègues professionnels de l'enseignement spécialisé, faisons attention à ne pas scier la branche sur laquelle nous sommes assis ! Nous avons des réponses à apporter aux questions que se posent certains élus et qui ont à gérer l'argent public qui se raréfie. Point de démagogie ici.
    J'ai dirigé une école de musique associative et dernièrement un CRC dans une collectivité dont 40% de la population vivent sous le seuil de pauvreté. Les choix politiques (pas faits à la calculette !) vont effectivement vers "l'excellence pour tous" par une politique tarifaire en faveur des familles modestes, la musique à l'école, systématique pour tous les enfants, des cours collectifs dispensés par des enseignants volontaires, des ateliers instrumentaux concertés dans le cadre du périscolaire, des activités collectives ouvertes à tous, une médiation culturelle constante en collaboration étroite avec le lieu de diffusion proche, des parcours d'accompagnement pour groupes amateurs.... Et oui, Catherine, application du schéma directeur et point de médiocrité ici, mais une éducation et un enseignement de grande qualité, dispensés par des professionnels formés, notamment dans des CFMI et des CEFEDEM, ou encore sur le tas (dont un professeur de piano dispensant la plupart des cours à 2-3 élèves, et non Alain, point de pétard mouillé ici) - et, oui, Sylvain: humain, construction de la personne, art...! Sachons évoluer dans nos pratiques, dans notre manière d'aborder les élus, spécialistes d'autres domaines que nous, et dans nos schémas de pensée.
    L'école/le conservatoire de musique du 21ème siècle reste encore largement à inventer. Dans nos professions nous sommes restés à une conception digne du 19ème siècle: celui du préceptorat ! A quand, l'école de musique de la République pour tous, ? Dans laquelle, oui Vincent, on continue à jouer des sonates pour violon seul.

  9. 9. Vincent 02/11/2016, 23h32

    L'étape suivante: brûler l'intégralité de l'oeuvre pour violon seul de Bach. Ce n'est pas très recommandé dans le cadre d'une "pratique collective".

  10. 10. Catherine Medioni 02/11/2016, 19h59

    Tenir des propos aussi dramatiquement démagogiques et contraires au schéma directeur des enseignements artistiques qui fonde l'excellence Française dans toutes les disciplines est surprenant, venant de la part d'une personne dont les titres impliqueraient un peu plus de circonspection dans la démolition en règle de notre modèle pédagogique qui a pourtant su produire de très grands artistes internationaux !

    Je suis franchement ahurie et choquée de lire ici l'apologie de la médiocrité que ce monsieur voudrait installer dans nos conservatoires pour assurément abonder les discours très à la mode de nos élus actuels, magistralement incultes et non experts en nos domaines, qui ne cachent pas leur volonté de faire de la culture en général et des enseignements artistiques spécialisés en particulier, la variable d'ajustement budgétaire et le moyen d'animer musicalement les villes !

    Ainsi, comme les shampooings et les gels douche, les maires veulent désormais du trois en un, et ce directeur qui ne défend nullement la spécificité et la qualité de nos métiers, leur porte un coup fatal en laissant croire aux élus de France que cette évolution est possible et souhaitable !!!

    Non seulement, cela ne serait pas une évolution, mais plutôt une véritable régression dans la formation des amateurs et des futurs professionnels, mais cela donne de surcroît un permis de démolir et de détruire tout ce que la France et les impôts versées par chaque citoyen ont permis de construire depuis tant d'années !!!

    Les propos de jean-Paul Alimi ne sont pas paroles d"'évangile, et n'engagent que lui-même, car aucun musicien digne de ce nom pour avoir étudié depuis sa plus tendre enfance l'instrument ou la discipline qu'il enseigne et qu'il continue de pratiquer, ne tiendrait des propos aussi litigieux et contraires à la déontologie de la profession !

    Je pense qu'il y a là une véritable imposture qui pourrait s'expliquer par le fait que ce monsieur a été choisi et mis en place par le maire de Nice, pour conforter une idéologie libérale qui vise surtout à réduire les coûts de la culture en période de restrictions budgétaires, et à détruire l'excellence française en la substituant à la médiocratie que les Elus veulent imposer sur nos territoires ! Je ne donne absolument pas ma caution morale ni professionnelle à ce pourfendeur de notre système pédagogique, et j'avoue avoir quelques doutes quant à sa valeur professionnelle et à ses fonctions actuelles...

  11. 11. Alain 02/11/2016, 12h53

    Je suis moi même directeur de CRR en activité et ne partage ni l'analyse ni les projections apocalyptiques de l'auteur de cet article. Le pétard de l'enseignement collectif comme vecteur d'un renouvellement de l'enseignement artistique est mouillé depuis belle lurette et ne sert que les intérêts d'une poignée d'ideologues et d'apprentis sorciers dont je m'étonne qu'elle trouve un écho amplifié dans le cadre de ce site.

  12. 12. Sylvain 02/11/2016, 09h55

    Ces propos sont pathétiques ! non parce qu'ils pointent du doigt de nécessaires évolutions pédagogiques, mais parce qu'ils ouvrent la boite de Pandore et créent une brèche de remise en cause de l'utilité de l'enseignement. je cite : "se pose des questions sur la réelle utilité de ce pan d’activité d’enseignement artistique spécialisé lié à sa politique culturelle.". Monsieur le directeur-président si péremptoire, est-ce que le mots : humain, construction de la personne, art... et j'en passe ! vous parlent ! Je n'en ai pas l'impression. Alors que c'est le devoir impérieux de tous les agissants ou décideurs dans une période où la société se délite... Populisme et démagogie... en voilà de bons mots !

    PS : je suis ancien directeur d’école de musique et oeuvre par ailleurs depuis plus de 30 ans dans le monde associatif musicale

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