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Solidarité

A l’heure de l’arrivée des migrants, les élus « sur les nerfs »

Publié le 24/10/2016 • Par Rouja Lazarova • dans : A la une, France

migrants-immigration-UNE
Noborder Network / Flickr CC BY 2.0
L’heure de la « jungle » de Calais a sonné : depuis lundi matin, les bus évacuent ses « habitants » vers des centres d'accueil et d'orientation situés un peu partout en France, à l’exception de la Corse et de l’Ile-de-France. Sur le terrain, les associations se mobilisent, les élus se déchirent, certains opposés à la décision préfectorale de créer un CAO sur leur territoire, d’autres déterminés à offrir l’hospitalité en dépit de l’opposition d’une partie de leur population.

Soudanais, Irakiens, Afghans ou Erythréens, ils s’entassent devant le « hangar » à Calais, pour une orientation vers une destination en France dont ils ignorent tout. Sous l’œil d’une centaine de caméras et la surveillance de 1250 policiers mobilisés en renfort des 2100 déjà présents sur place, ils montent dans les bus, 60 aujourd’hui, 45 demain, 40 après-demain, pour quitter le plus gros bidonville de France. Ils seront répartis dans les 280 Centres d’accueil et d’orientation sur tout le territoire.

« L’amour entre les gens ne s’impose pas, il se cultive, il se prépare » : tels sont les mots amers de Michel Issert, maire sans étiquette tendance droite, de Saint-Bauzille-du-Putois, commune de 1800 habitants. Ce matin, il a annoncé à la préfecture de l’Hérault la démission de l’ensemble de son conseil municipal. Et pour cause : il a été informé le 12 octobre au soir de l’arrivée de 87 migrants dans le centre de pleine nature « Les lutins cévenols ». « Ce centre est ouvert toute l’année, destiné aux touristes, mais aussi à des enfants de familles défavorisées des environs. On veut bien recevoir des migrants, mais dans des proportions raisonnables, et de façon coordonnée. Là, on nous ...

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Commentaires

A l’heure de l’arrivée des migrants, les élus « sur les nerfs »

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bill50

24/10/2016 05h35

C’est assez marrant : des maires avec des problèmes de consciences pour le mariage homo sont indignes de leur mandat et sont à démettre sur le champ. Des élus nationaux et préfets qui accueillent et prêtent soutien à des clandestins en situation irrégulière, c’est en revanche normal.
La loi républicaine a t’elle le même poids pour tout le monde ?
Il est vrai qu’avec un président qui dévoile à des journalistes des secrets défense, on peut s’attendre à tout.

François

25/10/2016 06h18

Voici la réponse d’une député à ceux qui ont la bête idée de se préoccuper de la légalité et de l’avenir. Nous avons 20 millions de chomeurs en Europe, 1,8 million de migrants clandestins en 2015 sont entrés, estime l’Europe. Bagatelle, nous avons besoin d’eux nous dit-on :
« À toi, migrant inconnu, je souhaite la bienvenue. Je serai heureuse de te rencontrer, de t’entendre, de partager », écrit Monique Rabin dans une lettre adressée aux cinquante migrants attendus dans les prochains jours à Saint-Brevin.

« Mal de ta souffrance »

« Je ne sais pas qui tu es, ni d’où tu viens. Je ne sais pas ce que tu fuis : la guerre, la faim, la torture, le souci des tiens confrontés à l’extrême pauvreté ? Je sais que forcément ce fut pour toi un déchirement absolu de quitter ta famille, ta maison, ton métier. Pour venir chez nous, tu as affronté la cupidité des passeurs, les mers, le froid, la rue. Le 25 août 2015, il pleuvait terriblement sur Calais. Je t’ai aperçu dans la «jungle». Instantanément tu es devenu, au creux de mon ventre, non plus « la crise migratoire » mais une personne. J’ai eu très mal de ta souffrance si visible, si honteuse.

« Ces Français ne reflètent pas la France »

Certains Français chez nous trouvent que ta place est là-bas sur les champs de bataille ou dans les bidonvilles. Plus triste encore, des Français ont oublié que certains des nôtres, comme toi, ont dû quitter notre pays pour échapper aux trains de la mort avant d’être accueillis par des Justes, dans des pays qui leur ont ouvert les bras. Sache que ces Français-là ne reflètent pas l’âme de la France. »

« Nous n’avons pas peur de vous »

« Ici sur notre Pays de Retz, terre de modération et d’humanité, des collectifs généreux sont nés pour t’accueillir, toi et les tiens. Dans nos communes, des élus se sont engagés depuis le premier jour et le représentant de l’État a pris sa juste part, avec le concours d’une association expérimentée, pour t’offrir à Saint-Brevin-les-Pins, un lieu de repos et pour t’accompagner dans tes démarches et ta reconstruction personnelle. Ces engagements divers sont cet autre visage de la France.

Pour répondre à la haine qui a pu se manifester, sans naïveté je veux te redire, à toi et aux tiens, que nous n’avons pas peur de vous. Vous êtes nos amis, nos frères, nos pères, des êtres humains, avec vos faiblesses et vos forces. Entendre que les migrants seraient forcément des criminels me fait horreur. Je voudrais au contraire vous aider à retrouver votre dignité bafouée sur les mers et dans les broussailles de Calais. »

« Je te souhaite la bienvenue »

« À toi, migrant inconnu, je souhaite la bienvenue. Je serai heureuse de te rencontrer, de t’entendre, de partager. La fraternité créée t’aidera, je l’espère, à surmonter les obstacles qui subsistent. Car bientôt tu recevras des papiers actant la régularité de ta présence parmi nous. À ce moment précis tu seras sans doute très heureux. Mais ton combat ne sera pas achevé : les tiens seront encore exposés à l’extrême pauvreté, à la mort peut-être. Tu voudras travailler dur pour les aider. Tu vivras alors douloureusement le manque de reconnaissance car tes diplômes n’auront aucune valeur aux yeux de ceux qui devront reconnaître tes compétences professionnelles. »

« Nous avons besoin de toi »

« Il te faudra peut-être accepter des petits boulots pour survivre. Dans la fatigue et la solitude, tu perdras parfois ton esprit combatif. Tu liras alors dans les yeux, au pire l’ignorance et le mépris, au mieux la pitié. Trop souvent ces questions sont abordées de manière unilatérale comme si seul l’étranger avait besoin de nous. Mais moi je veux que tu saches combien nous avons besoin de toi. La relation humaine, vraie, ne se construit que dans l’échange. »

« Dans ce monde occidental, qui abandonne progressivement sa philosophie des droits de l’Homme au profit de biens plus matériels, et qui préfère la circulation des biens et des capitaux à celle des personnes étrangères, nous avons besoin de toi. Tu peux nous aider à un sursaut salutaire. C’est par les actions que nous mènerons chacun de notre côté et c’est dans l’amour de l’être humain que nous retrouverons, toi et moi, toi et le peuple de France, notre dignité. Pour tout ce monde à renaître je te remercie. »

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