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Les territoires se préparent aux JO 2024

Ces collectivités qui se mettent sur la ligne de départ des JO 2024

Publié le • Par • dans : France

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Stade-JE sport © D.R.

Les critiques ont beau se faire de plus en plus fortes sur la candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2024, dans les régions, des collectivités avancent leurs pions. Leur espoir ? Parvenir à bénéficier des retombées économiques en cas de sélection de la France par le comité olympique international. Coup de projecteur sur les Hauts-de-France et la métropole Aix-Marseille-Provence.

 

La candidature de Paris mobilise au-delà des frontières franciliennes puisque l’Association des maires de France (AMF) a manifesté à plusieurs reprises son soutien à la candidature de Paris aux côtés du Comité national olympique et sportif français (CNOSF). Les retombées économiques attendues n’empêchent cependant pas les difficultés à mobiliser la population et le monde économique régional.

Les Hauts-de-France et Aix-Marseille-Provence prêts à accueillir les JO

Jean-Pierre Coisne, le président du Comité régional olympique et sportif (CROS) des Hauts-de-France est à l’avant-poste de l’accueil en région des JO Paris 2024 si la candidature de la France l’emporte auprès du CIO. Après le succès de 2012 qui a permis à Lille d’accueillir les athlètes pour se préparer en amont des JO de Londres et aux touristes de trouver plus facilement un hébergement, la capitale des Flandres est prête à réitérer l’expérience.

Pour la métropole Aix-Marseille-Provence, la nouvelle de sa sélection est tombée en septembre 2015. En concurrence avec Hyères, La Rochelle, Brest et Le Havre, Marseille a remporté l’accueil des épreuves de voile en cas d’obtention par Paris des JO 2024.

Forte de son statut de capitale européenne du sport en 2017, elle compte sur cette dynamique portée par la majorité des communes de la ceinture des Bouches-du-Rhône comme Martigues, Miramas, Aubagne pour mettre en avant son expertise via de nombreux appels à projet qui permettent de traiter de la pratique sportive et de l’évènementiel.

Le développement économique, première motivation des territoires

Comme Jean-Pierre Coisne ne manque pas de le souligner, les retombées de la manne financière des JO sont l’une des clefs de l’engagement des Hauts-de-France, avec au tout premier plan, « l’hébergement d’une partie des touristes qui viendront assister aux JO, notamment autour de Chantilly, à seulement 25 minutes en train de la Gare du Nord ».

« Nous allons également développer les synergies entre monde économique et mouvement sportif afin de continuer à faire connaître Lille », continue l’ancien patron de la fédération régionale de volley. Il se félicite d’ailleurs du rayonnement que les JO de Londres ont permis d’apporter à la métropole, jusqu’ici méconnue à l’international.
« En effet, il est plus facile pour un chef d’entreprise de démarcher les investisseurs si notre ville est connue à travers les frontières. »

Pierre Mariné, le président du CROS de Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) en charge de la candidature de Marseille, considère, lui aussi, le sport comme un outil puissant pour « permettre une réelle embellie de l’économie des territoires » en décrivant les « capacités sportives extraordinaires de la côte méditerranéenne. » A l’appui de ses propos sur le développement économique facilité par le sport, il avance deux exemples : la base nautique du pôle France de voile de Marseille qui a déjà commencé à avoir des contacts avec des athlètes internationaux et la fédération d’athlétisme qui envisage d’installer l’entraînement de ses athlètes sur le site de Saint-Raphaël-Boulouris en lieu et place de l’INSEP dans le bois de Vincennes.

Des acteurs économiques régionaux peu mobilisés

Le tableau n’est cependant pas idyllique et les décideurs économiques locaux ne se réjouissent pas tous autant que Jean-Pierre Coisne et Pierre Mariné.

« En tant que vice-président de la commission Lien social et vivre et faire ensemble du Conseil environnemental, économique et social régional (CESER), il faut bien reconnaître que la priorité est aujourd’hui plus à l’emploi qu’au sport dans les Hauts-de-France », relève d’ailleurs l’ancien patron du volley en Nord-Pas-de-Calais.

« Pour y remédier, nous allons publier au CESER un avis qui va rappeler le lien entre présence sportive et création d’emplois », continue-t-il. Alors que les prises de décision étaient difficiles lors de la candidature de Lille 2004 pour devenir capitale européenne de la culture et que les élus locaux se font discrets sur le sujet des JO 2024, Jean-Pierre Coisne garde toutefois son enthousiasme. « Notre objectif est de donner un coup de projecteur sur notre apport aux JO pour mobiliser les élus et les entreprises autour de son développement. »

Du côté du CROS de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le son de cloche est le même. Pierre Mariné compte en effet sur le mouvement sportif pour accompagner la candidature aux JO tout en reconnaissant que « ce n’est pas encore fait. »

Si le monde économique est associé à la candidature de Marseille – le CROS ayant par exemple été reçu par la chambre de commerce de Marseille – Pierre Mariné reconnaît qu’il faut « mieux associer le mouvement sportif et les chefs d’entreprise ».

L’adhésion de la population, vive au Nord, plus réservée au Sud

A Marseille, si l’enthousiasme de la population à l’égard des JO n’est pas d’actualité, Pierre Mariné ne manque pas de rappeler que l’athlétisme a organisé deux grandes manifestation sportives depuis le début de l’année, une course à pied ouverte à tous joliment intitulée 2024 mètres, en clin d’œil à la date des JO et le Décanation qui a réuni la crème de l’athlétisme français.

De l’autre côté du territoire, « les habitants des Hauts-de-France sont en tout cas prêts ! », se réjouit Jean-Pierre Coisne, ajoutant que de nombreux habitants avaient demandé si les athlètes des JO de Rio viendraient s’entraîner à Lille. Une donnée capitale quand on sait que l’un des critères d’attribution des JO est l’adhésion de la population.

Certains observateurs ont beau douter sérieusement des chances de Paris de remporter les JO en 2024, les territoires français se disent prêts à accueillir la ferveur sportive internationale.

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