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Développement économique

Cap sur le parrainage pour les publics éloignés de l’emploi

Publié le • Par • dans : Innovations et Territoires

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Signature de contrat © Phovoir

Pour le département, le chômage ne doit plus être une fatalité. Il fait ainsi parrainer des personnes éloignées de l’emploi, avec de premiers succès.

 

Chiffres-clés

Financement : 40 000 euros, c’est le coût d’accompagnement par Cap initiative à la mise en place de la démarche Cap parrainage.

[Conseil départemental du Morbihan, 737 778 hab.]

Grâce à son dispositif Cap parrainage, lancé en mars 2015 sur le bassin d’emploi de Vannes, le conseil départemental du Morbihan a engagé, en partenariat avec 40 entreprises, 70 parrainages de personnes éloignées de l’emploi, dont 50 sont achevés à ce jour. Parmi ces 50 parrainages, environ la moitié a débouché sur un retour à l’emploi : 15 en CDD, 3 en intérim, 7 en CDI et 1 en création d’entreprise.

Des objectifs et du training

Une goutte d’eau, certes, par rapport aux 12 000 allocataires du RSA du département, mais un bon début, à l’heure où les négociations achoppent sur la recentralisation du financement du RSA et où l’Etat souhaiterait que les départements s’investissent davantage dans la réinsertion sociale des allocataires.

Le fonctionnement du parrainage est relativement simple. « Les conseillers en insertion sociale du département ont commencé par repérer des allocataires du RSA ou des demandeurs d’emploi en difficulté, diplômés ou non. Ces personnes sont ensuite affectées à un parrain, chef d’entreprise, DRH… » explique François Goulard, président du conseil départemental du Morbihan.

Le parrain rencontre bénévolement son filleul, tous les quinze jours, dans le cadre d’un suivi très personnalisé, et, ensemble, ils analysent les obstacles rencontrés. Parfois, « les problèmes sont plus personnels que professionnels : souci lié à une garde d’enfants, problème de véhicule… » signale François Goulard. Le parrain s’efforce de fixer des objectifs et de vérifier, d’une fois sur l’autre, s’ils ont été atteints.

Il fait également du training : « Nous avons travaillé six à huit mois avec cette filleule qui souhaitait décrocher un poste d’assistante : définition d’une stratégie, façon de se présenter, simulations d’entretien d’embauche effectuées par moi-même ou un autre professionnel », explique Olivier Joubert, directeur financier chez un fabricant de matériaux composites. A la clé, un job au bout de trois entretiens avec les critères géographiques et de temps partiel souhaités.

Retrouver la confiance

Parfois, c’est juste un peu de confiance en soi qui manque. « L’un de mes filleuls a simplement rappelé une société pour constater qu’un poste était encore disponible ; un autre a relancé avec succès l’agence d’intérim dans laquelle il avait déjà travaillé », relate Dominique Cartron, directeur d’une pâtisserie, quatre parrainages au compteur.

Plus rarement, certains parrains aident au recrutement dans leur société. « Mon coach, directeur d’agence dans un groupe de restauration m’a aidée à rédiger CV et lettres de motivation. Après avoir évalué ma motivation, il a, au bout de six mois, fait déposer une annonce en ligne. Je travaille désormais comme femme de ménage dans un lycée. Depuis, j’ai trouvé seule un mi-temps dans la restauration », relate Cécile Prost Dame.

Si cette expérimentation sur le bassin de Vannes est globalement concluante, c’est que « le traitement individualisé donne des résultats, plus que Pôle emploi, trop loin du terrain », estime François Goulard. Le dispositif est en cours de déploiement sur tout le département, et concerne en premier les régions de Lorient, Pontivy et Ploërmel. Environ 200 à 300 dossiers pourraient ainsi être traités par an.

Un discours de vérité indispensable

Le parrainage peut aussi faire perdre ses illusions au filleul et donc échouer. Ainsi Dominique Cartron, directeur d’une pâtisserie à Vannes, a mis fin au parrainage d’un ancien patron de restaurant qui, depuis deux ans, cherchait obstinément une place de chef de rang : « Sur Vannes, vous ne trouverez que des postes de serveur », lui a-t-il expliqué… « Personne ne le lui avait dit, pas même Pôle emploi », confie-t-il. Certains refusent d’être parrainés de peur de ne pas être à la hauteur. D’autres encore optent pour une stratégie où ils alternent périodes d’emploi et de chômage « à cause de la nouvelle convention d’assurance chômage créant des droits rechargeables », selon François Goulard. Rien n’est fait dans ce cas précis, même si, par ailleurs, la lutte contre la fraude (fausses déclarations) aboutit à 100 suspensions de RSA par mois.

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