TRANSPORTS
Le syndicat des transports d'IdF (Stif) va renforcer ses équipes d'"une quinzaine de postes", pour la plupart des ingénieurs, "dès octobre", dans le cadre de son projet de rocade en métro automatique autour de Paris Arc Express, a-t-on appris le 5 octobre auprès du Stif.
Le Stif, émanation du conseil régional d’IdF géré par la gauche, veut pouvoir faire face aux moyens de la Société du Grand Paris (SGP), chargée par l’Etat de réaliser un projet concurrent, une double boucle de métro automatique autour de Paris, et formuler rapidement une réponse à une faiblesse supposée de son projet.
Il compte présenter dès janvier des tracés possibles pour deux des quatre arcs (Est et Ouest) de sa rocade Arc Express, alors que pour le moment il n’a présenté aux débats publics, lancés jeudi dernier, que les tracés de ses deux arcs « prioritaires », Sud et Nord. Deux réunions communes sont prévues le 11 janvier à Saint-Cloud et le 17 janvier à Rosny-sous-Bois pour comparer les tracés Ouest et Est des projets de la région et de l’Etat.
« Logique de concurrence » selon Valérie Pécresse
Arc Express, d’un coût de 6 milliards d’euros pour la rocade complète (quatre arcs), est au coeur du plan de mobilisation régional pour les transports (18,95 milliards) présenté par le président du Stif et de la région Jean-Paul Huchon (PS).
Dans un communiqué, la chef de file de l’UMP au conseil régional Valérie Pécresse a « déploré, en plein débat public, la création par le Stif de 15 postes supplémentaires en faveur du projet Arc Express », « alors que de nombreuses voix réclament la convergence des projets Arc Express et Grand Paris pour aboutir à un projet unique de transport ». Selon elle « le Stif s’inscrit clairement dans une logique de concurrence, préjudiciable à l’intérêt des Franciliens ».
La ministre de l’Enseignement supérieur « s’étonne que ces nouvelles créations de postes soient aujourd’hui présentées comme le moyen pour le Stif de rattraper son retard sur la Société du Grand Paris (afin de présenter les deux tronçons manquants pour boucler Arc Express) alors qu’hier, ces créations étaient justifiées par l’organisation de la vingtaine de réunions dans le cadre du débat public ».
Le Stif a indiqué dans un communiqué que le renforcement de ces équipes s’inscrit « dans le cadre du débat public et de la maîtrise d’ouvrage du projet Arc Express ».
De son côté, la SGP a indiqué qu’elle comptera à la fin de l’année 2010 un effectif de 37 personnes, contre 25 aujourd’hui, dont une vingtaine se consacreront au débat public. Selon le ministère de l’Aménagement du territoire, en charge du Grand Paris, la SGP en comptera « une centaine d’ici à fin 2011″.
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rurbain
08/10/2010, 13h29Je regrette que d'autres projets n'aient pas donné lieu à un débat après l'exposition sur le grand Paris, il s'agit d'un choix de société de mode de vie. cela eut été le débat capital. Le débat restant entre Arc Express et le metro du SGP double boucle est d'autre part très inégalitaire puisque le grand huit est voté;
D'autre part Le gouvernement ayant mis des moyens très important pour figer une présentation très détaillée de la double boucle.
Les tracés sont parfois similaires, mais le mode de fonctionnement différent en terme de fréquence de desserte etc. Alors vive le débat, de la confrontation des idées peut sortir de nouvelles idées;que la région mette les moyens pour être à armes égales est une bonne chose c'est le prix de la réflexion. La seule concurrence inadmissible serait de construire 2 réseaux concurrent !!
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